samedi 10 novembre 2012

Gaz de schiste "Diois", Réunion ce soir 10 novembre...

Demande de Permis PréAlpes : Réunion ce soir Samedi 10 novembre 2012 à 20 heures au Cinéma Central de Saint Bonnet en Champsaur (15kms de Gap).

08 Juin 2012: Nous découvrons avec stupéfaction qu’une nouvelle demande probablement jugée recevable et portant le nom de PréAlpes a été déposée au Ministère et copies envoyées dans les Préfectures et DREAL concernées par une société Australienne en Janvier 2011.
Voir ci-dessous la carte fournies par le pétitionnaire dans son dossier.
N° et nom de la demande: N° non encore connu PréAlpes  Cette demande n’est toujours pas rejetée
Pétitionnaire:               Continental Oil and Gas PTY Ltd
Date de la pétition :     11.01.2011
Instruction:     Coordination confiée au préfet de la Drôme le 17 Avril 2012
Date de recevabilité :   inconnue
Date de fin de concurrence : inconnue
Surface sollicitée:           5 378 km2
Durée de la validité:      demande faite pour 5 ans
Départements concernés: Savoie, Isère, Drôme, Hautes-Alpes
Cliquer sur la carte pour l’agrandir

Ecologie au Quotidien
DIE, Rhône-Alpes, France
Le Chastel 26150 DIE
Tel : 04 75 21 00 56       

« Réseau Diois Transition Biovallée de la Drôme »

Vidéos des Rencontres de l'Ecologie
Film de 1,56mn : http://www.terrealter.fr/voir.php?id=4
2009 Film de 2,30mn : http://www.dailymotion.com/video/xa2yh4_ecologie-au-quotidien_webcam?from=rss

Nous alimentons aussi quotidiennement un Blog Citoyen : http://mediascitoyens-diois.blogspot.com/

vendredi 9 novembre 2012

Vivre simplement...

Vivre simplement pour Vivre mieux, livre de Philippe Lahille

Vivre simplement pour Vivre mieux ou la simplicité volontaire en 130 conseils pratiques
Vivre simplement pour Vivre mieux
Ce livre est depuis longtemps en tête des résultats Amazon dans la catégorie « Simplicité Volontaire« . Que propose-t-il donc de si spécial, pour apparaître devant les références du secteur que sont Paul Ariès, Serge Latouche ou encore Serge Mongeau ?
Une approche pragmatique
Ce livre constitue une approche très pragmatique de la Simplicité Volontaire.
Ici, pas de blablas théoriques, politiques, parfois rébarbatifs même, sur le thème du « pourquoi la Simplicité Volontaire est LA solution pour tous nous sauver et que oui il faudrait tous changer de vie et que pourquoi donc 99% des gens ne changent-ils pas, quels nazes ! ».
A l’inverse, l’auteur Philippe Lahille a choisi d’analyser les principaux domaines (travail, argent, famille, logement etc.) où la Simplicité Volontaire peut être appliquée, et pour chacun d’y lister les quelques actions concrètes à réaliser. Le résultat est une liste de 135 conseils pratico-pratiques, sur comment simplifier sa vie, moins consommer, moins travailler… et atteindre ainsi le bonheur ?
Une boîte à idées
Le livre s’inscrit dans la mouvance actuelle des « minimalistes » et autres adeptes du Zen et d’une simplification de nos vies. Il poursuit la tendance des livres de « développement personnel », avec boîtes à outils et approche pragmatique.
Sur la forme, la présentation et le graphisme sont austères, il n’y a aucune illustration. Une application concrète du « moins c’est mieux » ?
Sur la méthode, j’imagine que la plupart des lecteurs ont (tout simplement) pioché les actions les plus intéressantes, récoltées au fil des chapitres. Je doute que ceux-ci aient réellement respecté le formalisme suggéré par le livre : calendrier des résolutions, cocher celles qui ont été choisies, détailler ses choix etc. Ledit formalisme n’occupant guère de place, ce n’est cependant pas un obstacle significatif à la lecture.
Des idées d’actions diverses et variées
Bon ok 135 actions concrètes, mais lesquelles ? Et non, je ne vais pas ici vous les détailler (vous avez par contre la table des matières ci-dessous), il vous faudra pour cela vous procurer ledit livre (d’occasion, en bibliothèque, l’acheter pour mieux le donner ensuite…).
Par contre, je n’ai pas pu résister à la tentation d’organiser les « Oscars de l’action concrète » :
  • Catégorie « Résistant » : Je choisis mon mois sans achat [ndlr : sauf le strict essentiel]
  • Catégorie « Green Washing » : 031 – Je choisis une destination (ou une cause) pour de futures vacances équitables
  • Catégorie « Couper-l’eau-du-robinet-pendant-le-brossage-des-dents-va-sauver-le-monde » : 050 – J’abandonne le gant de toilette
  • Catégorie « Bâtisseur » :  060 – Je creuse une mare dans mon jardin
  • Catégorie « Vélophile » :  088 – Je liste tous les petits déplacements que je ferai dorénavant en vélo
  • Catégorie « Economie » :  088 –  J’évalue mon budget vital et j’en déduis mon budget excédentaire que je réserve à des achats nobles
  • Catégorie « Heureux » :  107 – Je programme une année sabbatique pour…
  • Catégorie « Dernier » :  135 – Je fais des recherches généalogiques sur ma famille

Le pourquoi du comment
Ce livre a fait le pari (réussi) d’étudier la Simplicité Volontaire sous l’angle du « comment » et non du « pourquoi » (qui est le plus souvent utilisé). C’est ce qui fait sa force… et sa faiblesse.
On a toujours les défauts de ses qualités, rarement les qualités de ses défauts. — Herbert George Wells
Beaucoup de lecteurs apprécieront ce livre, dont la lecture ne génère pas de sentiment de culpabilité mais plutôt une envie de « mettre la main à la pâte ». Ce livre, avec ses mots et phrases simples, est accessible à tous. On y parle de problèmes concrets, que chacun peut comprendre et observer. Ici, pas de longs discours, mais plutôt une myriade d’actions simples qui, si tout le monde s’y mettait, peuvent générer un puissant facteur de changement.
On comprend mieux alors pourquoi ce « petit livre tout simple » a un tel succès.
Quand un arbre tombe, on l’entend ; quand la forêt pousse, on entend pas un bruit. — Anonyme (proverbe africain)
La Vie est faite de diversité, et il est heureux qu’un sujet majeur comme la Simplicité Volontaire soit traité dans ses aspects théorique et pragmatique. Je ne saurais donc que conseiller aux lecteurs de compléter ce livre par un 2e ouvrage plus politique, où la question du « pourquoi » n’est pas évacuée. Le dernier livre de Serge Latouche constitue ainsi une bonne introduction aux concepts de Décroissance et de Simplicité Volontaire.
Table des matières
  • Introduction
  • La Consommation
    • Envie furieuse d’acheter ?
    • Pas de pub SVP
    • Un mois sans achats
    • Les cadeaux : une nouvelle façon d’offrir
    • Pourquoi acheter du neuf ?
    • Comment acheter d’occasion ?
    • Faire les courses. Le commerce de proximité
    • Toujours plus de technologie ?
    • Réparer
    • Réutiliser, recycler, récupérer
    • Faire par soi-même
  • Les échanges, le tourisme et les vacances
    • Le partage de biens culturels
    • Le partage de biens matériels – La mutualisation
    • Le partage de services et les S.E.L.
    • Accueil et échange de logements
    • L’échange de logement
    • Recevoir des touristes chez soi (le couch surfing)
    • Tourisme équitable ou solidaire – Wwoofing
    • Des vacances zen
    • Des vacances à dos d’âne
    • Découvrir le naturisme
  • La culture et les loisirs
    • Engagez-vous pleinement… ou alors, désengagez-vous
    • Le livre et la bibliothèque
    • Ecrire
    • La télévision
    • Une astuce pour maîtriser son temps télévisuel
    • Parler, échanger, communiquer
    • Une fête à thème
    • Les jeux de société en famille
  • La famille et les amis
    • Avez-vous de vrais amis ?
    • Débarrassez-vous des relations toxiques
    • Le couple
    • Vos enfants
    • Préceptorat et éducation à domicile
    • Des vêtements de marque ?
  • Le logement
    • Quelques règles élémentaires
    • Choisissez votre environnement
    • Vivre en communauté ?
    • Une maison de retraite entre amis
    • Se débarrasser de l’inutile et ne pas avoir peur du vide
    • S’aménager un espace de vie dédié à la culture et au bien-être
    • Décorer soi-même
    • Dans la salle de bain
    • Les produits d’hygiène et de beauté
    • Le ménage et l’entretien. Solutions alternatives et naturelles
  • Le jardin
    • S’initier au potager
    • Planter des arbres fruitiers
    • Récupérer l’eau de pluie
    • Arroser au goutte-à-goutte
    • Faire son compost
    • Faire une mare
    • Piscine ou bassin de baignade
  • La cuisine et l’alimentation
    • Le repas, un moment de partage
    • Que faut-il manger ?
    • Apprendre à cuisiner et à conserver
    • Manger local – Les filières de circuits courts
    • Découvrez les AMAP – Qui sont les « locavores » ?
    • Manger des plantes sauvages
    • Consommer équitable
    • Acheter la nourriture au fur et à mesure de ses besoins
    • Bannir les produits jetables et les suremballages
    • Désencombrez vos placards
    • Buvez ou filtrez l’eau du robinet
  • La santé
    • Prendre en main sa santé
    • Quelques exemples
    • Le jeûne
  • Les déplacements
    • Se rendre au travail – La solution du covoiturage
    • Et le train ?
    • Quelle voiture ?
    • L’éco-conduite
    • Le vélo
    • Supprimer tout véhicule inutile
    • Redécouvrir la marche à pied
    • Connaissez-vous les barefooters ?
    • Randonnées pour citadins
  • L’argent
    • Ma banque, mon argent et moi
    • Les services bancaires
    • Les envois de publicité
    • Racheter tous ses crédits – le surendettement
    • Ne conserver qu’un seul compte en banque
    • Ne conserver qu’une seule carte de crédit
    • La bourse
    • Mensualiser ses dépenses
    • Se débarrasser de toute la paperasse inutile
  • Le travail
    • Travaillez-vous pour le plaisir ?
    • Le travail : un espace d’enrichissement personnel
    • Le travail à domicile ou télétravail
    • Travailler à son compte
    • Une année sabbatique ?
  • Quitter ce monde en toute simplicité
    • Funérailles minimalistes
    • Incinération ou enterrement ?
    • Le don d’organes
  • Et maintenant, que vais-je faire ?
  • Le calendrier pour planifier mes résolutions

jeudi 1 novembre 2012

La Transition c' est maintenant...

Une journée à Gaia, écovillage argentin

Mener une vie « soutenable » : c’est le choix fait par les habitants de l’écovillage de Gaia, en Argentine. Respecter la biodiversité, inventer des échanges économiques alternatifs, créer l’autosuffisance énergétique, repenser l’architecture… Les membres de la communauté de Gaia expérimentent une vie différente, fondée sur une simplicité volontaire. Reportage.
À la descente du bus ce dimanche-là, les rues de Navarro sont quasi-désertes. Au bout de quelques minutes, un remis – un taxi argentin – apparaît sur la route. À l’évocation du nom de Gaia, le chauffeur ne demande pas plus de précisions et nous embarque sur un chemin de pampa. Dans cette ville de 9.000 habitants située à 120 kilomètres de Buenos Aires, tout le monde connaît l’écovillage Gaia. Il y a 14 ans, les membres de l’association du même nom ont acheté un terrain d’une vingtaine d’hectares à sept kilomètres de Navarro. « Ceux qui connaissent Gaia étaient assez circonspects au début, se souvient le chauffeur de taxi, mais maintenant ils se disent que s’ils veulent vivre différemment, c’est un choix, et ils le respectent. »
Au bout d’une piste non goudronnée, une clôture signale la fin d’une zone entièrement dédiée aux automobilistes et le début du sentier qui mène à l’écovillage. Après avoir pénétré une forêt verdoyante, on traverse des clairières richement plantées d’arbres fruitiers. Un peu plus tard, Gustavo Ramírez, l’un des fondateurs de l’association, précisera qu’ils cultivent au cœur des 3,5 hectares de forêt, 850 arbres fruitiers de 40 variétés différentes. À l’orée du bois, des habitations à la beauté singulière se découpent ; les murs en pisé de ces maisons affichent les couleurs brunes de la terre cuite.
Militer activement pour le changement
La démarche assurée, Silvia Balado vient à notre rencontre. Thérapeute, elle vit ici depuis le début du projet, qu’elle a initié avec Gustavo, son compagnon. Pour elle, « Gaia est une proposition de vie soutenable mise en pratique, une manière de militer activement pour le changement de monde dont nous rêvons ». Une expérience ouverte à l’ensemble des personnes désireuses d’apprendre, de rechercher et de vivre d’une façon différente. Attablées autour d’un menu maison avec tartes salées et salade du jardin, plus d’une quinzaine de personnes sont venues pour quelques heures renouer avec « l’alternative authentique et réelle ». Le dimanche est l’une des deux journées réservées aux visites guidées.
Le reste du temps, les douze habitants permanents de Gaïa partagent ce centre de vie et d’apprentissage avec ceux venus participer aux cours et ateliers. D’une durée de deux jours à une semaine, ces formations payantes, principales sources de revenu de la communauté, vont de la permaculture (pratiques agricoles pérennes) à la construction naturelle, en passant par les énergies renouvelables et la cuisine bio, et même… la vie communautaire ! « Nous nous organisons comme une communauté égalitaire, explique Gustavo, mais ce type d’organisation sociale, avec ses relations interpersonnelles, la résolution des conflits et la prise de décisions, est un défi quotidien. » S’il prône notamment « une économie communautaire », Gustavo reconnaît qu’« il y a aussi des personnes qui conservent leurs économies personnelles ».
Une vie monastique ?
Jusqu’à présent, Gustavo et Silvia ont vu de nombreuses personnes désireuses de s’installer à Gaia sur le long terme qui sont finalement reparties au bout de quelques semaines. « Vivre à Gaia requiert beaucoup de travail sur soi et de dévouement, la vie ici est parfois perçue comme celle d’un éco-monastère, » admet Silvia en souriant. Renoncer à ses biens privés pour aller vers un travail commun, au profit de chacun, relève encore du défi pour beaucoup.
La cinquantaine, Monica a décidé de venir s’installer dans l’écovillage en janvier dernier. Depuis 2005, elle venait régulièrement passer quelques jours dans ce lieu « par goût pour la nature, mais pas forcément pour l’écologie », tient-elle à préciser. Elle se dit heureuse d’avoir fait ce choix même si elle reconnaît qu’il n’est pas dénué de contradictions. Travaillant à Buenos Aires, elle fait chaque jour plus de 200 km en voiture. Dans les prochaines semaines, Monica n’écarte pas l’idée de vivre quatre jours à Buenos Aires et trois jours dans la communauté. Son compagnon qui l’a rejoint pour le week-end considère la vie à Gaïa « comme un changement radical encore plus difficile à assumer lorsque l’on vieillit ».
Autosuffisance énergétique
Mais pour Gustavo, ce changement relève non plus d’un idéalisme utopique mais d’« une urgence environnementale ». Avec force et patience, il a construit avec les habitants de Gaia, mais aussi avec l’appui des volontaires et stagiaires, un espace harmonieux et d’une grande beauté où coexistent habitat et réserve de biodiversité. 92% de l’électricité est produite par des éoliennes domestiques, le reste provient de panneaux photovoltaïques. Au moyen de fours solaires paraboliques et de collecteurs solaires, les habitants de Gaia utilisent cette énergie pour cuisiner végétarien.
Dans l’espace « agroforestier », 650 variétés de céréales, légumes et plantes médicinales sont maintenues et cultivées, estime Gustavo. Qu’il parle d’activité économique, d’habitat ou d’organisation sociale, Gustavo revient toujours à l’idée de permaculture. Pour lui, nul besoin de labour, de pesticides ou d’engrais chimiques. « Il nous faut concevoir l’écosystème comme un cycle continu, sans déchet, et c’est la raison pour laquelle nous copions le plus possible la nature dans ce système agroforestier. Notre seul investisseur est la « pachamama », la terre-mère, qui donne tout en échange d’intérêts nuls. »
Des bâtiments à l’architecture durable
L’architecture des bâtiments a aussi été pensée pour ne générer aucun coût ni pollution. Ainsi, prend-elle en compte les différentes inclinaisons du sol pour que les logements soient frais en été et chauds en hiver. Des ouvertures orientées côté nord, un auvent qui permet le passage des rayons du soleil en hiver et les retient en été quand le soleil est plus haut dans le ciel. Et pour préserver une banque de semences dans l’un des bâtiments, une température de 18°C à l’intérieur toute l’année, même lorsque l’on atteint les 35°C en extérieur. Une différence thermique également permise par la cire d’abeille, les imperméabilisants naturels et les pigments foncés intégrés aux étages en pisé qui absorbent la chaleur.
Dans les coins des maisons aux courbes délicates, du bois, des branches, du verre coloré et de l’argile en relief composent la texture des murs. Sur le toit, un mélange de pâturage sec et d’argile assurent l’isolation. À l’intérieur, le choix des toilettes sèches apparaît comme une évidence. L’urine quotidienne, diluée en eau, est utilisée pour arroser, et les excréments solides, une fois transformés en humus, sont incorporés au jardin et au système agroforestier. Parmi les dernières réalisations, un lieu de vie en commun a été construit : « cela évite que chaque maison ait son propre système de chauffage, de machine à laver et de traitement des eaux usées », décrit Gustavo.
Simplicité volontaire
Loin des pressions du consumérisme, Gustavo prétend vivre dans l’abondance. Mais les habitants de Gaia ne cherchent pas l’autosuffisance, continuant par exemple à acheter une partie de leurs aliments. Sur ce point, Silvia est sans appel : l’autosuffisance à 100% constitue un leurre. Elle implique une vie de simplicité absolue. « L’enjeu n’est pas l’autosuffisance mais la soutenabilité, qui inclut l’échange et la considération que d’autres personnes produisent des choses que l’on ne peut pas faire, », explique-t-elle. La différence est claire entre austérité et simplicité volontaire, dans laquelle elle se reconnaît complètement : « c’est apprendre que les nécessités de base sont très simples et qu’elles sont l’essence du bonheur et de l’abondance. En se dépouillant des besoins que le système nous met dans la tête et qui ne sont ni vrais ni authentiques, on se rend compte que l’on peut être heureux avec très peu. »
Gaia a sa propre école et maintient des liens étroits avec une école pédagogique alternative à quelques kilomètres. « Plus que leur enseigner, nous accompagnons les enfants dans leurs découvertes », affirme Silvia. Elle est convaincue qu’il est plus facile pour les enfants de vivre ainsi « parce qu’ils sont purs et pas encore traversés par le système ». « Face à la folie de la société capitaliste, nous construisons un nouveau type de société, renchérit Gustavo. Gaia est une sorte d’université où se concentrent la recherche, la vie et l’enseignement dans un espace-temps, pour générer la base d’un nouveau paradigme en harmonie avec la planète. »
Venu de la Plata, une ville à plus de 130 kilomètres de Navarro, Mariano s’apprête à repartir de Gaia avec plus de questions qu’à son arrivée. Accompagné par sa femme et ses deux enfants, il ressentait le besoin de venir dans cet écovillage pour assouvir une recherche intérieure : « cela fait plus d’un demi-siècle que l’on nous forme en nous déconnectant totalement de la terre. C’est difficile de rompre avec ce système mais c’est possible ». S’enfonçant avec sa famille dans la forêt, Mariano réfléchit à devenir « socio », membre de l’association Gaia, afin de s’établir dans l’écovillage. Et de voir si lui et sa famille, une fois cooptés par les membres de l’association, seront capables de franchir le pas. 
Alter-Echos

« Réseau Diois Transition Biovallée de la Drôme »

lundi 29 octobre 2012

Transition Dioise énergétique en CA.



Compte-rendu du CA de l’Association Dioise de Transition Energétique  de ce 23 octobre 2012. (Réunion Transition Diois -Val de Drôme  2012 à Aurel)
Personnes présentes :
Claude, Marc, Mireille, Nicolas, Sylvie. Membre du groupe « Communication » : Patrice et Membre du groupe « Économies d’énergie » : Gilberte et Emmanuel.
I – Le point depuis le dernier CA :
Biovallée : Nicolas a repris en quelques mots le rapport qu'il avait fait par mail sur sa participation au stand (Portes ouvertes Biovallée à Eurre - 29 septembre). Voir son mail 29/9
SDN, journée du 13 octobre : Cette journée avait été choisie par SDN pour relancer un appel à une mobilisation nationale. Il y a eu beaucoup de chaînes en France : Lyon, Strasbourg, Laval, Metz, Paris etc…
Compte-rendu de cette opération sur le site SDN.
Divers : - Marc a reçu un appel de M. Duny, ancien prof à Bourg en Bresse, ancien journaliste à la revue « Silence », organisateur des CEN (Nouvelle Éducation Populaire). Il a proposé à Marc d'organiser un atelier sur l'énergie renouvelable. Il voudrait rassembler les associations orientées sur la transition énergétique en Drôme Ardèche.
- Gilberte a reparlé des « Familles à énergie positive ». Elle propose que nous en parlions sur les stands que nous tiendrons au marché avant la chaîne, et le 24 à la présentation de l'association, pour rassembler des familles pour ce projet. Elle lance aussi un appel aux membres de l'association. Nicolas avait parlé d'une subvention offerte aux projets développés dans ce sens par des personnes morales. Le CA est d’accord pour que l’ADTE donne un cadre institutionnel à « Familles à énergie positive » qui peut, ainsi, faire une demande d’aide financière. Gilberte va donc demander à Biovallée s'il est encore temps de nous intégrer dans le projet.
- Une BD sur le nucléaire est parue : « Le voyage à Tchernobyl » par Emmanuel Lepage.
II – Chaîne humaine du 25 novembre
- Point administratif : Marc a déposé les demandes d'autorisation : Mairie et Sous Préfecture, ainsi que la demande d'affichage ( Mairie ). Il reste à demander l'autorisation pour un stand sur les marchés des 17, 21 et 24 Novembre auprès de la police municipale ) . parcours proposé pour la chaîne: place de la République, puis rue de l'Armellerie, rue Camille Buffardel, Bd Adolphe Ferrier, Bd des Ursulines, Bd du Ballon, Bd du Cagnard, Place de l' Evêché, Place de la République. La Maif peut assurer l’ADTE pour 98€ l’an. Adopté à l’unanimité. Mireille s’en occupe.
- Communication : Radio : 30/10/ RDWA Marc, Sylvie ; demander à RDWA de repasser l’émission quelques jours avant la chaîne du 25/11. 20/11/ radio St Ferréol Crest Marc, Emmanuel. Voir si l’émission peut se faire en intégrant la nouvelle asso. crestoise qui a le même objet que l’ADTE.
- Journaux : Marc, Sylvie, Mireille préparent les articles Pour le JDD, une annonce de la chaîne le 2 Novembre, puis 3 autres articles les 9, 16 et 23 Novembre. Claude peut faire passer 2 articles dans le Dauphiné Libéré, un sur l’asso., l’autre sur la chaîne : lui faire des propositions. Ne faudrait-il pas faire passer un article ou 2 dans le Crestois ? Qui connaît un correspondant ? Affiches : format A4 : 50 en stock, a afficher dans les magasins format A2 : 20 à commander à SDN, frais de port à payer # marchés : Nous tiendrons un stand sur les marchés des 17, 21 et 24 Novembre. Le planning est fait mais d'autres personnes peuvent nous rejoindre et participer.
- 24 novembre : Claude propose « un climat d’espoir ». A faire circuler le plus rapidement possible et donner son avis. autre proposition : contacter Ph. Méjean pour savoir s’il pourrait passer le montage qu’il a réalisé sur le scénario Negawatts et s’il pourrait animer le débat. Mireille en parle à Hélène qui suivra la demande.
- 25 novembre : Banderoles et panneaux : SDN 26-07 sera présent ( 6 ou 7 « responsables », avec éventuellement un car de participants ) avec du matériel : plusieurs banderoles SDN , flyers, bandeaux et autres pour la chaîne du dimanche ) . Marc a trois banderoles : 1 de présentation de l'association, deux autres plus humoristiques sur les énergies renouvelables ) Sylvie en fabrique une « Nucléaire, c'est la galère, Le solaire nous en libère » . Le groupe diois « les meutes » viendra donner de la voix (Gilberte assure le lien). On prendra contact avec Antoinette Accorsi pour la participation éventuelle de son groupe de musique. (Gilberte et Marc.). Si vous connaissez d’autres groupes susceptibles de nous accompagner, n’hésitez pas à les contacter.
- Christophe Lefèvre participera et amènera des textes de chansons.
III Financement :
L’ADTE a besoin de faire rentrer des adhésions et de l’argent pour payer la publication au JO, l’assurance, Le transport des affiches et qq autres frais de communication.
Prévoir bulletins d’adhésion pour le marché et les manif. Des boîtes pour une participation financière libre (Marc se charge des tirelires) ;
Proposition : vendre du thé chaud le jour de la manif : Gilberte et Patrice veulent bien assurer. Il faut trouver des grands thermos…
Prochains CA
Mardi 6 Novembre, 18h 30, salle des sociétés (Marc sera absent)
Lundi 19 Novembre 18 h 30, même salle.
Avec l’accord de Sylvie, les dates et le lieu ne sont pas modifiés. Nous prendrons sa demande en compte pour les prochains CA.

samedi 27 octobre 2012

Vers une nouvelle chaîne humaine à Die contre le nucléaire...et pour les alternatives énergétiques.



Engager la transition énergétique dans le Diois
Heureux de constater la forte mobilisation du diois pour la châne humaine du 11/03/2012 qui réclamait la sortie du nucléaire, certains ont eu la bonne idée de créer une association qui ancre localement cette dynamique.
- L’association dioise pour la transition énergétique est née cet été .
Elle a pour objectif de favoriser la transition et l’émancipation énergétique dans le diois, en solidarité avec ses voisins ; de promouvoir et mettre en œuvre toute action en faveur de la sortie du nucléaire et d’une transition au Pétrole et dérivés des Gaz et huiles de Schistes,  par :
la réduction massive de la consommation d’énergie
 la mise en oeuvre de systèmes de production d’énergie renouvelable compatibles avec la sauvegarde de l’environnement naturel et climatique et soutenable sur le plan social et démocratique.
- A ces fins elle se donne pour mission de soutenir et d’entreprendre les actes de sensibilisation, d’éducation,  de mobilisation citoyenne ; d’expérimentation et de réalisation de projets utiles à un changement radical du système énergétique.
- Dans la mesure du possible, les actions seront conduites en lien avec les réseaux nationaux, associations ou acteurs locaux agissant en ce sens.
- Les chaînes humaines qui s’organisent régulièrement dans toute la France permettent d’affirmer sans relâche la volonté de  s’émanciper du nucléaire et des énergies fossiles  et d’engager une véritable transition énergétique.
L’ADTE organise le 25 novembre 2012 à Die à 14h une chaîne locale  et participe ainsi à la préparation de la grande chaîne qui aura lieu le 09/03/2013 à Paris.
Le 24 novembre 2012, salle Joseph Reynaud à Die à 14 h (non définitif)  aura lieu une projection suivie d’une réflexion pour agir au quotidien en faveur de la transition énergétique.
- Plus d’infos :
 Association Dioise pour la Transition Energétique (ADTE)
Tel : 04 75 21 19 10 
transition.energetique.diois@orange.fr

 

jeudi 18 octobre 2012

Etre acteur de la Transition...



"Reve party 2030"
Ce samedi 20 octobre a-m au Cabaret des Ramières
Bonjour à toutes et à tous !
« mars 2030 : le baril de pétrole est à 500€.
Les habitants de la Vallée de la Drome ont su s’adapter et vivent heureux sans pétrole. Mais comment font-ils donc ?
C’est qu’ils ont su anticiper : dès 2012, ils se sont rencontrés et ont commencé à organiser leur vie sans pétrole. »
Pour préparer cet avenir heureux et que cette perspective devienne réalité, venez participer au forum ouvert !
Le forum ouvert est une méthode qui permet de traiter des thèmes d'intérêts collectifs de façon créative et participative pour des groupes de 5 à 2000 personnes ; les participants déterminent eux-mêmes le programme des ateliers.
Cette journée de la transition aura lieu le samedi 20 octobre au Cabaret des Ramières à Eurre, à partir de 14h30 : forum ouvert l’après-midi, suivi d’une pièce de théatre forum, d’un repas partagé, de contes, et d’une soirée bœuf musical (amenez vos instruments !).
Venez fêter la Transition énergétique avec le collectif Transition Val de Drome !
Rêvons ensemble pour choisir et concrétiser nos futures réalités.
Transition Val de Drôme
transitionvaldedrome@gmail.com

samedi 6 octobre 2012

Vers l'autonomie énergétique de la Biovallée en 2020



Les éoliennes... pour ou contre ?
Nous avons eu ce débat entre « Vallée de a Drôme Energie Citoyenne » de Crest  et Roger Mathieu environnementaliste et grand pourfendeur de l’éolien…à propos d’ un projet  en route  sur la Commune de La Roche sur Grâne défendu par Mme Simon et aussi légitimé par Mme Annie Agier, Conseillère Régionale .
- l’éolien est particulièrement adapté à la partie ouest de la vallée de la Drôme  très ventée : Mistral.
- un projet à la Roche sur Grâne d’implantation d’éoliennes avec un investissement local de particuliers et de collectivités
- pour mémoire, 12 éoliennes permettraient de répondre aux besoins de toute la population de la Biovallée
- Jean Serret, président de la Biovallée® rappelait le 10 mars 2009 l’objectif d’arriver à une autonomie énergétique de la vallée. Nous avons effectivement de l’eau, du soleil, du vent et du bois.
- 2020 : la consommation énergétique de la Biovallée® couverte par sa production d'énergies renouvelables. Et pour cela mise en place d’un service unique d'information et de conseil pour les économies d'énergie et les éco-matériaux en 2010. 80% des rénovations publiques aux normes "Effinergie réhabilitation". Réhabilitation progressive de tout le parc de logements sociaux aux normes Effinergie. 80% des bâtiments neufs à moins de 50KW/m². ( Extrait du protocole Biovallée®).
- La Biovallée® souhaite donc traiter de la question du bois, de l’isolation de l’habitat, de l’éolien,  de l’hydraulique et du photovoltaïque. Et des économies d’énergies. Claude Veyret
Au-delà de l’élément subjectif que constituent les aspects paysagers, le contexte de l’épuisement des sources d’énergie fossiles nécessite une réduction drastique de notre consommation d’énergie, un investissement massif dans les techniques les plus économes en énergie (l’efficacité énergétique), et un recours maximum à toutes les formes de production d’énergie renouvelable.
Je ne souhaite pas prendre position sur les aspects paysagers parfois mis en avant pour refuser leur implantation : cet élément me semble trop subjectif, et la décision d’utiliser ou non cet argument doit être laissée aux personnes qui seront amenées à vivre à proximité des lieux d’implantation.
Cet argument paysager est néanmoins fort ambigu, puisque certains acceptent sans broncher l’installation de lignes à haute tension dont les pylônes sont bien moins élégants que les éoliennes, sans même parler des câbles électriques qui rayent l’horizon de part en part...
Et sous ces paysages que nous prétendons défendre au nom des générations futures, nous n’hésitons pas à enterrer nos poubelles et nos déchets nucléaires.
N’oublions pas que les éoliennes ne sont la plupart du temps installées que pour une vingtaine d’années et que leur démantèlement, au profit éventuel d’autres techniques devenues entre-temps plus rentables, est non seulement aisé et peu coûteux, mais aussi garanti par un fonds financier constitué par leur promoteur.
Si certaines personnes et associations s’opposent systématiquement et sans nuance à tout projet d’implantation, il me semble pourtant utile d’adopter une approche plus calme et plus objective de cette problématique.
En effet, bien des chiffres et arguments avancés par ces détracteurs relèvent de la plus pure fantaisie.
Reprenons-en quelques-uns :
La production éolienne est aléatoire, car tributaire de la météo.
Cette variation de production est intégrée dans la gestion générale du réseau électrique. De nombreux pays européens, plus en avance que nous dans le domaine éolien, gèrent ces variations sans le moindre problème. Par exemple, le Danemark où l’éolien assure actuellement plus de 25% de la production d’électricité, gère son réseau sans difficulté.
La période de fonctionnement d’une éolienne n’excèderait pas 120 jours par an.
Il s’agit là d’une période de fonctionnement fictive, équivalente à la pleine puissance de la machine. En réalité, une éolienne fonctionne presque tous les jours, mais à des puissances variables suivant la force du vent. C’est l’énergie totale annuelle qui compte et qui est reprise dans les calculs de rentabilité. Et cette rentabilité est bien réelle ! Sans cela, des pays comme l’Allemagne, le Danemark, et bien d’autres encore, n’auraient pas installé des milliers d’éoliennes sur leur territoire, et ne continueraient pas à en installer.
La production éolienne se retrouve à nouveau aux mains de lobbies industriels.
Nous regrettons vivement que les pouvoirs régionaux et communaux manquent, à quelques exceptions près, une réelle occasion de se réapproprier la maîtrise de la production d’énergie. Mais refuser l’énergie éolienne sous prétexte qu’elle n’est pas d’initiative publique ou citoyenne, c’est nécessairement laisser cette place à la production d’électricité nucléaire et donc à Electrabel qui ne peut raisonnablement pas être assimilée à une entreprise de « générosité publique ».
Alors, pourquoi, deux poids, deux mesures ?
Une éolienne nécessiterait pour sa construction plus d’énergie qu’elle n’en produit.
Le bilan énergétique pour la construction, l’exploitation et le démantèlement d’une éolienne est compensé, dans les cas les plus défavorables, en moins d’un an. Au-delà de cette période, l’éolienne produit une énergie 100% propre. Par comparaison, une centrale nucléaire doit fonctionner pendant environ huit ans pour produire en électricité toute l’énergie qui a été consommée lors de sa construction (aciers, bétons, etc.) !
Tous les éléments de l’éolienne ne seraient pas recyclables.
98 % des matériaux employés sont recyclables, seules les pales constituées de fibre de verre doivent être traitées en décharge de classe 2 (déchets industriels non dangereux et déchets ménagers). Peut-on en dire autant pour les autres centrales de productions d’électricité (nucléaires notamment) ?
L’implantation d’éoliennes impliquerait une forte dépréciation immobilière.
Il est généralement admis l’existence d’un léger effet dépréciateur momentané sur la valeur immobilière locale, en cas d’annonce d’un projet éolien. Lorsque le projet est en fonction, l’immobilier reprend le cours normal du marché. La perte de 30% de valeur est par contre complètement fantaisiste et ne correspond en rien aux constats sur le terrain.
Pourquoi ne pas se limiter à l’implantation des éoliennes en mer ?
L’implantation en mer, est plus coûteuse que sur terre, et les conditions météo rendent plus difficile voire parfois momentanément impossibles les travaux de maintenance. Le meilleur rendement de ces installations compense néanmoins ces inconvénients. D’autre part, vu les espaces disponibles en mer (à la côte belge, du moins), et surtout, vu notre consommation boulimique d’énergie, il est également nécessaire d’installer des éoliennes sur terre, dans les zones qui s’y prêtent.
L’éolien a nécessité de gros investissements publics à la charge des citoyens.
Les technologies nouvelles ont toujours nécessité un soutien financier public lors des phases de recherche, de développement et de déploiement initial. Cela a été le cas pour toutes les sources d’énergie, fossiles et nucléaire inclus. Il est nécessaire de rappeler que, dans des pays comme la Belgique ou la France (p.ex.), environ 65% des subsides alloués par l’Etat vont... au nucléaire ( !), environ 30% aux énergies fossiles (gaz, pétrole, charbon), et seulement environ 5% vont à toutes les énergies renouvelables (hydraulique, solaire, éolien, biomasse, etc.).
Ainsi, depuis les années ’70, l’Etat Belge alloue, chaque année, environ 150 millions d’euros au secteur nucléaire dans son ensemble (chiffres actualisés)... Quant à la gestion des déchets radioactifs et le démantèlement des centrales nucléaires en fin de vie, nous pouvons nous attendre à de très mauvaises surprises financières... du moins si nous voulons gérer ces problèmes avec un minimum de sérieux et de sécurité sanitaire.
L’éolien constituerait un danger majeur pour la faune. Probablement un des arguments les plus galvaudés !
Les chiffres avancés ne tiennent compte d’aucune réalité et négligent volontairement de faire mention des causes réelles de mortalité des oiseaux : 58% par collision avec les immeubles et les vitres, 14% par collision avec les lignes à haute tension, 11% par prédation par les chats domestiques, 8% par collision avec les automobiles, 7% à cause des pesticides, 1 % par la collision avec les tours de communication, et moins d’1 % pour les éoliennes.
Les chiffres avancés de 25 oiseaux/éolienne/an ne constituent donc qu’un mensonge de plus pour dénigrer l’éolien, et ne reposent sur aucune donnée fiable. Seule une étude approfondie préalable de l’avifaune locale et un suivi de plusieurs années permettraient de mesurer cet impact avec précision. Le principe de précaution dans et à proximité des sites Natura 2000 et en Zones de Protection Spéciale reste évidemment incontournable.
Les éoliennes seraient bruyantes.
Allez donc vous promener, par vent fort, sur les sites où sont implantées les grandes éoliennes de dernière génération. Vous jugerez par vous-même. Vous constaterez qu’elles ne font pas plus de bruit que... le vent dans les arbres ! Allez-y, prenez votre temps, écoutez...
Quant aux infrasons, ultrasons, ou autres « vibrations mystérieuses », ils sont plutôt le fruit d’imaginations inquiètes, ainsi que le produit d’appel de quelques sites Internet en mal d’audience.
Les éoliennes ne résisteraient pas aux tempêtes.
Comme toute construction humaine, une éolienne a une certaine résistance maximale, au-delà de laquelle son intégrité est menacée. Lors de sa conception, le fabricant tient compte des vitesses de vent maximales mesurées sur le site d’implantation, et majorées d’un coefficient de sécurité supplémentaire. Certaines éoliennes installées sur des îles, en plein océan, peuvent ainsi résister à des vents de plus de 250 Km/h ! Les dernières tempêtes européennes (en France notamment) ont fait des massacres parmi les pylônes de lignes à haute tension... mais aucune éolienne n’a souffert. Bien sûr, un accident (dû à un défaut, p.ex.) peut toujours survenir. Mais dans le cas des éoliennes, les conséquences d’un tel accident n’ont aucune mesure de comparaison avec les perturbations provoquées par les bris de lignes à haute tension ... et ne parlons même pas des conséquences d’un échouage de pétrolier, ou d’un accident dans une centrale nucléaire...
D’autres aspects mériteraient encore d’être développés, mais la place manque ici pour le faire.
Je ne pourrai jamais assez inciter toutes les personnes confrontées à une demande de permis d’implantation d’éoliennes, de bien se renseigner et de réfléchir calmement avant d’émettre une opinion.
Il y a les éoliennes, mais il y a aussi tout le contexte...
Au rythme de la consommation mondiale actuelle, nous disposons de réserves de charbon pour une période de 100 à 200 ans, de pétrole pour 30 à 40 ans, de gaz naturel pour 60 à 80 ans et d’uranium pour 40 à 60 ans.
Au-delà, il restera un peu d’énergie fossile disponible mais sa rareté et les difficultés d’extraction, en influant sur les prix, la mettront hors de portée financière de la grande majorité de la population.
Cela revient à dire que notre génération (j’ai 56 ans), responsable de cette logique de surconsommation énergétique, ne laissera à la génération suivante (nos enfants) que peu de moyens pour leur permettre une vie comparable à la nôtre.
Pouvons-nous, de surcroît, leur refuser les moyens d’inverser cette tendance ?
Refuser l’éolien, n’est donc pas une démarche sans conséquence, et aura des implications extrêmement importantes sur la qualité de vie de ceux qui nous suivrons.
Mais, ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit !
L’éolien à lui seul ne résoudra pas grand-chose.
Sans une réduction drastique de notre consommation d’énergie, un investissement massif dans les techniques les plus économes en énergie (l’efficacité énergétique), et un recours maximum à toutes les formes de production d’énergie renouvelable (éolien, solaire photovoltaïque, solaire thermique, biomasse, hydraulique, etc.), les pénuries d’énergie, le changement climatique, et leurs conséquences désastreuses ont encore de beaux jours devant eux.
Pour éviter cela, il faut apprendre à vivre autrement .... Afin que nos enfants et petits enfants puissent tout simplement vivre !
Chacun doit assumer sa responsabilité sociétale, et agir à son niveau.
Dans l’association que je représente, bien des personnes ont déjà entamé ces changements : utilisation de l’eau de pluie, jardins potagers, panneaux solaires, amélioration de l’isolation, choix d’une électricité verte, modes de déplacements doux, consommation locale, etc.
C’est le moins que nous puissions faire.
Ecologie au Quotidien
DIE, Rhône-Alpes, France
Le Chastel 26150 DIE
Tel : 04 75 21 00 56       

« Réseau Diois Transition Biovallée de la Drôme »

Vidéos des Rencontres de l'Ecologie
Film de 1,56mn : http://www.terrealter.fr/voir.php?id=4
2009 Film de 2,30mn : http://www.dailymotion.com/video/xa2yh4_ecologie-au-quotidien_webcam?from=rss

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