vendredi 31 mars 2017

Die : Rendez vous "Transition Diois" ce 11 avril 2017 à 18heures 30 salle Beauvoisin...


Rendez vous "Transition Diois" ce 11 avril 2017 à 18heures 30 salle Beauvoisin, rue de "Fond Giraude" de Die ( sous la salle polyvalente municipale ).

Axel Lesage et Vivien Autisser.



Villes-villages-territoires, quartiers en transition

Culture de transition - agir localement


Le mouvement de Transition est né en Grande-Bretagne en septembre 2006 dans la petite ville de Totnes. L'enseignant en permaculture Rob Hopkins avait créé le modèle de Transition avec ses étudiants dans la ville de Kinsale en Irlande un an auparavant. Il y a aujourd'hui des centaines d'Initiatives de Transition dans une vingtaine de pays réunies dans le réseau de Transition (Transition Network).
La Transition en question est le passage « de la dépendance au pétrole à la résilience locale ». Les populations locales sont invitées à créer un avenir meilleur et moins vulnérable devant les crises écologiques, énergétiques et économiques qui menacent en agissant dès maintenant pour :
  -  réduire la consommation d'énergie fossile ;
  -  reconstruire une économie locale vigoureuse et soutenable et retrouver un bon degré de résilience par la relocalisation de ce qui peut l'être ;
  -  acquérir les qualifications qui deviendront nécessaires.
Chaque collectivité locale trouvera par elle-même les actions qui lui conviennent en fonction de ses ressources et de ses enjeux. Il n'y a pas de réponse toute faite. Le modèle de Transition offre un cadre de travail cohérent mais non coercitif.

La résilience: Le mot vient des sciences physiques et a été repris par de nombreuses disciplines, dont l’écologie et la psychologie. Pour le dire vite, la résilience est la capacité à supporter et à retrouver un fonctionnement normal après un choc. Appliquée aux communautés humaines, elle est la capacité à éviter les crises et, en cas de crise, à préserver ses fonctions de base et ses structures essentielles.

Transition network - Transition Training in over 20 countries worldwide.
Transition Culture Rob Hopkins's blog
http://www.transitionnetwork.org/blogs/rob-hopkins
Ecouter sur France Culture :
Transition énergétique à l'échelle locale: ville durable, écoquartier - Energies : lost in transition 4/4 Le salut par le local sur France Culture le 24 novembre 2016 dans Cultures Monde - Intervenants: Lydie Laigle : sociologue et directrice de recherche au CSTB (centre Scientifique et Technique du Bâtiment). Ses recherches portent sur les dynamiques de transition écologique portées par des citoyens le milieu associatif et celui de l’économie sociale et solidaire - Valérie Clerc : chercheuse à l’IRD (Institut de recherche pour le développement), architecte et urbaniste de formation. Elle a travaillé sur les quartiers informels « durables » en Egypte et au Proche-Orient notamment. - Alix Bolle : directrice de campagne du réseau européen « Energy Cities » - Rob Hopkins : fondateur du mouvement international des « villes en transition ».
https://www.franceculture.fr/
Société résiliente, transition écologique et cohésion sociale: études de quelques initiatives de transition en France, premiers enseignements. Commissariat au développement durable, mai 2015 - Auteurs : Lydie Laigle (Université Paris-Est, CSTB); Bertrand Depigny (CEREMA); Geneviève Besse (CGDD) - Tracer le chemin d’une transition écologique qui suscite l’adhésion collective et qui ouvre de nouvelles perspectives pour l’économie et la société, telle est l’ambition de la Stratégie nationale de transition écologique adoptée en janvier 2015 pour la période 2015-2020. Le texte affirme que cohésion sociale et transition écologique vont de pair.
http://www.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/ED124.pdf

Villes en transition - créé en 2009 par Bernard Lebleu du Québec comme point de ralliement des francophones intéressés aux Transition Towns
http://villesentransition.net/
Transition Towns (also known as Transition network or Transition Movement) is a grassroots network of communities that are working to build resilience in response to peak oil, climate destruction, and economic instability ... see all links
Villes en transition - Permaculture - Amap - Kokopelli - Slow Food - Coops - éolien citoyen
http://www.transitionfrance.fr/

Loos-en-Gohelle en transition  - proche de Lens dans le Nord de la France - Projet de développement durable à l'échelle d'une Commune au départ sinistrée - Dans ce village du Pas-de-Calais, les gueules noires tiennent leur revanche énergétique. À force de volonté politique, leur territoire est devenu un modèle de mise en œuvre du développement durable. Aux côtés - entre autres - de l’écoquartier résidentiel londonien de BedZED et de Fribourg, ville allemande pionnière en écologie urbaine depuis une vingtaine d’années, le village de Loos-en-Gohelle, dans le Pas-de-Calais, fait office de vitrine pour le développement durable appliqué, de laboratoire de la transition énergétique. La commune abrite le CD2E (centre de développement des éco matériaux), Lumiwatt ( plateforme recherche sur l’énergie solaire), Fondation d’Auteuil ( formation en éco construction), Team2(pôle de compétitivité sur le recyclage), recherche sur l’ACV(analyse des cycles de vie), halle des éco matériaux, cluster Ekwation, programme réhafutur réhabilitation du logement minier.
http://www.loos-en-gohelle.fr/

Quartiers en transition: Après les municipales, pourquoi l'écologie politique doit se tourner vers Murray Boochin
Quartiers en Transition s’efforce depuis quelques mois d’ouvrir des pistes de réflexion à ce sujet. L’une d’elles nous mène vers le municipalisme libertaire théorisé dans les années 60 et 70 par l’américain Murray Bookchin. Parmi les points clés de ce qui constitue aujourd’hui une branche de l’écologie, le rapport de cette dernière au jeu institutionnel est particulièrement intéressant.
Relocalisation économique et relocalisation politique
L’une des idées majeures défendues par Bookchin est la nécessité absolue d’investir le terrain local, la commune. La pertinence de cet échelon est double : d’une part, il permet de développer dans les ville et les quartiers, une économie de proximité, basée sur des coopératives municipales, des petites unités de productions, des circuits courts où l’autogestion est largement de mise … D’autre part, cette relocalisation économique se double d’une relocalisation politique, avec une gestion citoyenne directe de la commune.
Tournant le dos à une démocratie représentative à bout de souffle, ignorant -voir reniant- délibérément l’État, Bookchin propose une administration de la commune par le biais de la démocratie directe .
https://quartiersentransition.wordpress.com/

Ecoquartier Strasbourg - Ville en transition qui anticipe la rareté programmée des énergies fossiles, la ville aussi peut produire - tout proche de ses habitants - une partie de leur alimentation ! - Jardins partagés - La culture verticale - Le compostage en ville - L’élevage de poules en ville - Culture de champignons sur bûche -
http://www.ecoquartier-strasbourg.net/index.php/transition/ville-en-transition.html

Quartiers en transition - Créons 10, 100, 1 000 Alternatiba en Europe- Appel à multiplier les villages des alternatives
http://quartiersentransition.wordpress.com/
Villages en Transition
Ungersheim, village alsacien en transition
http://www.cler.org/Ungersheim-village-alsacien-en
http://www.mairie-ungersheim.fr/?page=21 
Villages d'Yvelines en transition
http://villages78entransition.fr/
The Village Collaborative was founded as an effort to promote the "transitional village"  and "affordable village" models as an economically, socially and environmentally sustainable response to this multifaceted issue.Many cities are currently grappling with a seemingly intractable dilemma: a growing homeless population coinciding with tightening budget. Sanctuary Camp, Transitional Village, and Affordable Village models - Opportunity Village follows the Transitional Village model, and includes 30 tiny houses (60 - 80 sq. ft.) for otherwise unhoused individuals and couples. The micro-housing is supported by a common kitchen, front office, gathering area, and restroom facilities. It is a self-governed community with oversight provided by a non-profit organization, Opportunity Village Euegne (OVE). The village opened in August of 2013.
http://www.thevillagecollaborative.net/

Ressources en français: Guide des Initiatives de Transition
http://www.transitionnetwork.org/resources/all?language=fr
Guide des Initiatives de Transition - Comment mettre en œuvre la Transition d’une Commune, d’un Quartier, d’une Ville, d’un Village
http://aprespetrole.p.a.f.unblog.fr/files/2009/01/guidedesinitiativesdetransition2502.pdf

Objectif-résilience - mouvement Territoires en Transition
https://groups.google.com/forum/#!forum/objectif-resilience
 
Festival des Utopies Concrètes : Cet évènement dédié aux alternatives est organisé par le Festival des Utopies Concrètes (FUC), lieu de rencontres regroupant plusieurs collectifs, associations et coopératives impliqués dans la transition et les initiatives locales.
http://festivaldesutopiesconcretes.org/

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FILMS - Vidéos
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Les transitions - Université d'été de la solidarité internationale 2014 - Comment anticiper la fin du pétrole
https://www.youtube.com/watch?v=syW-xmzKCoI

Film "In Transition 1.0" (sous titres en Français)
http://vimeo.com/16000409
Film "In Transition 2.0" (sous titres en Français)
http://vimeo.com/56154218
In Transition 2.0 est le nouveau film de Transition Network, exprimant récits inspirés des initiatives de transition à travers le monde, répondant à des temps incertains avec un optimisme engagé, de la créativité et des solutions - The film captures stories of Transition from around the world
http://www.intransitionmovie.com/fr/
In Transition 2.0 en français 1:06
http://vimeo.com/56154218

D'autres, en d'autres temps, nous l'avaient déjà dit... Changer, pour changer le Monde! Ce qui est nouveau, c'est que cela a commencé !  Sur tous les continents, une multitude d'initiatives, un bouillonnement créatif, révèlent le commencement d'un formidable bouleversement anthropologique:
Simplicité volontaire et décroissance - 1 (Volume 1: Réflexions) - 59'
https://www.youtube.com/watch?v=g0X7y6A6OCo
Simplicité volontaire et décroissance  - 2 (Volume 2: Autres réflexions et "pas de côté") - 1:36' Un film de Jean-Claude Decourt
https://www.youtube.com/watch?v=8KUJfq2pJXE
Simplicité volontaire et décroissance - 3 (Changer, et changer le Monde) - 1:22'
https://www.youtube.com/watch?v=zInW2KQPOG4

Edible city (sous-titres en français) Les Villes Comestibles - Faites Pousser la Révolution! 1:10'
https://www.youtube.com/watch?v=bx9lvbcbVuM
Edible City un documentaire qui raconte les histoires extraordinaires de gens très ordinaires qui mettent les mains dans la Terre, qui travaillent à la transformation de leurs communautés par un acte véritablement révolutionnaire
http://vimeo.com/ondemand/ediblecity
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Collectif Alternatiba dans l’Yonne - village des alternatives
http://www.transition89.lautre.net/
Avenir sans pétrole: Faire émerger d'autres possibles ! - Personne ne peut accepter de changer son mode de vie s’il n’a pas compris pourquoi c’est inévitable
http://www.avenir-sans-petrole.org/

Le village des possibles - Village associatif et alternatif - Communautés , collectifs, écovillages, squats…
http://decroissons.wordpress.com/habitat/village-associatif-alternatif/
GEN consists of a constantly expanding network of intentional communities and ecovillages bridging all cultures and continents.
http://gen-europe.org/
Eurotopia répertoire d’écovillages européens. Pour tous ceux qui projettent d’aller à la rencontre des écolieux et des écovillages en Europe, il fournira adresses et descriptions
http://eurotopia.de/

How to Transition into the Tiny House Lifestyle: Downsizing e-Course
http://tinyhousetalk.com/tiny-transition-and-downsizing-ecourse/
Findhorn is an eco-community located in the North of Scotland, next to the small village of Forres and just off the Findhorn Bay of Moray. After visiting this Winter I was amazed at the possibility of living a carbon neutral lifestyle on such a large scale. It is the largest single intentional community in the UK, an eco-village since 1985, and has an ecological footprint that is half the UK national average.
 
A New We ~ EcoVillages and Ecological Communities in Europe - The Austrian documentary filmmaker Stefan Wolf traveled through Europe in order to explore and document well established eco-communities that portray some of the broad spectrum of lifestyle possibilities that are part of our global effort to transition to a sustainable world.
http://www.newwe.info/
Ecovillage au Japon - ECO village in Japan near Mt.Fuji - Today, this sustainable community is home to more than 60 people who cultivate over 250 rice and vegetable crops across 16 hectares in Shizuoka prefecture’s Fujinomiya City, 2.5 hours west of Tokyo.

Le Projet « ÉcoVillage de Transition » est inspiré par un type d'économie alternatif, qui pourrait changer définitivement notre manière de vivre et particulièrement de commencer à vivre libéré - un projet collaboratif
http://rebelquest.crosschapters.info/
Carte des alternatives ... à la découverte de ces « vivre autrement »
http://voyageurs.en-transition.fr/carte-des-alternatives/
Projets d'habitat groupé et solidaire sur la région Ouest - Coopérer pour un Habitat Durable
http://cohabitatsolidaire.org/

Les chemins de traverse : Eco projet en Bretagne sous forme d'éco-village avec trois pôles sur plusieurs hectares - La ferme auberge musicale ( 1er pôle),le centre de : médecines traditionnelles (2ème pôle), centre d'Eco-constructions (3ème pôle )
http://fanoperrin.wix.com/lescheminsdetraverse
Vivre en autonomie
http://www.reporterre.net/spip.php?article606
Les Jardins du Loup au nord de Grasse - Jardin nourricier Parmaculturel et Participatif -Association pour le développement des pratiques agroécologiques et de la Permaculture
http://www.lesjardinsduloup.fr/
Photos : Construire sa maison, conserver des aliments, etc
https://www.flickr.com/photos/hardworkinghippy/sets/

Gaia Education - Learn how to design with experts from the best research and development centers for carbon-constrained lifestyles! Choose from face-to-face programmes in 34 countries or study online with a global community!
http://www.gaiaeducation.net/

Marinaleda, un village en utopie en Espagne petit village d'Andalousie qui développe depuis des années un système social et politique à contre-courant du modèle prédominant.
https://www.youtube.com/watch?v=UkLbnLpHl-8

Entreprise de transition - Coopérer, innover, anticiper ! Une entreprise de transition (EdT) est une entité commerciale économiquement viable qui répond à un réel besoin de son territoire, dispense des avantages sociaux et exerce un impact environnemental bénéfique ou a minima neutre.
http://anambles.wordpress.com/2012/05/18/entreprise-de-transition/

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Un éco-quartier, ou quartier durable est un quartier urbain qui s'inscrit dans une perspective de développement durable : il doit réduire au maximum l'impact sur l'environnement, favoriser le développement économique, la qualité de vie, la mixité et l'intégration sociale.
Il s'agit de construire un quartier en prenant en considération un grand nombre de problématiques sociales, économiques et environnementales dans l'urbanisme, la conception et l'architecture de ce quartier.

L'éco-quartier va intégrer en amont de sa conception de nombreux critères, notamment :
  -  la gestion de l'eau : traitement écologique des eaux usées, épuration, protection des nappes phréatiques, récupération de l'eau de pluie pour une ré-utilisation dans le quartier
  -  le traitement des déchets : collecte des déchets sélective, tri, recyclage, compostage, traitement thermique
  -  la stratégie énergétique : atteindre un bilan énergétique neutre, voire positif, c'est à dire que la production et la consommation d'énergie doivent au minimum se compenser. La politique énergétique du quartier durable devra reposer sur des énergies renouvelables, et la mise en place de système spécifiques, comme par exemple une usine de méthanisation
  -  l'utilisation de matériaux locaux et écologiques pour la construction : éco-conception, éco-construction, éco-matériaux
  -  le respect des critères de la Haute Qualité Environnementale pour la construction
  -  la mise en place de systèmes de déplacements propres : transports en commun, transport doux, réduction des distances
  -  une politique de mixité et d'intégration sociale, avec toutes catégories de populations se mélangeant dans le quartier
  -  la participation des citoyens à la vie du quartier, la mise en place d'une gouvernance
  -  la création d'équipements, de commerces, d'infrastructures accessibles à tous

Selon le Ministère de l'Ecologie, de l'Energie, du Développement Durable et de l'Aménagement du Territoire, un éco-quartier coordonne dans un même dynamique les éléments suivants :

  -  la réponse à l’évolution démographique par une gamme de logements adaptés aux différentes situations et aspirations, dans un esprit d’équilibre social et inter-générationnel
  -  la création d’une ville vivante et diversifiée, par la création d’emplois, et l’impulsion de nouvelles dynamiques économiques et commerciales
  -  la promotion des "courtes distances", le développement de modes de transports alternatifs à la voiture individuelle, la promotion des modes doux et de la mobilité intermodale
  -  des choix énergétiques raisonnés et le recours aux énergies renouvelables
  -  l’utilisation des techniques, matériaux et dispositifs propres à l’éco-aménagement et l’éco-construction
  -  la création de systèmes alternatifs d’assainissement et de gestion des eaux pluviales
  -  une intégration de la prévention des risques et de la lutte contre les nuisances comme éléments constitutifs de l’optimisation du cadre de vie
  -  la protection des paysages et une approche des espaces naturels comme valeur ajoutée à l’urbanité du quartier, et comme trame support de la biodiversité
  -  une gouvernance renouvelée où la participation, l'information et la formation des différents acteurs permettent que les principes et innovations du nouveau quartier soient compris, acceptés et intégrés dans les pratiques et les gestes quotidiens de tous les habitants

De nombreux exemples d'éco-quartiers fleurissent en Europe : le quartier Bedzed de Londres, le quartier Vauban à Fribourg, ou encore le quartier B001 de Malmö. En France, la ville de Lille a pour projet de construire un éco-quartier de 10 000 habitants.

Source : http://www.vedura.fr/economie/amenagement-territoire/eco-quartier
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La "Ville durable" a été définie lors de la conférence européenne sur les Villes durables qui s’est tenue à Aalborg au Danemark en 1994.

Toutes les Villes présentes y ont signé une Charte des Villes Durable, et se sont engagées : "…Nous comprenons qu'aujourd'hui notre mode de vie urbain, et en particulier nos structures - répartition du travail et des fonctions, occupation des sols, transports, production industrielle, agriculture, consommation et activités récréatives - et donc notre niveau de vie, nous rendent essentiellement responsables des nombreux problèmes environnementaux auxquels l'humanité est confrontée".

Cela est d'autant plus vrai que 80% de la population européenne vit dans des zones urbaines. "Nous avons pris conscience que les niveaux de consommation des ressources par les pays industrialisés ne peuvent satisfaire l'ensemble de la population actuelle, et encore moins les générations futures, sans détruire le capital naturel.

Nous sommes convaincus qu'une vie humaine durable ne peut exister sur cette terre sans collectivités locales durables. L'autorité locale est proche des problèmes environnementaux et la plus proche des citoyens ; elle partage les responsabilités avec les autorités compétentes à tous les niveaux, pour le bien-être de l'homme et de la nature. Les villes ont donc un rôle essentiel à jouer pour faire évoluer les habitudes de vie, de production et de consommation, et les structures environnementales…"

Les Villes Durables s’inscrivent dans une démarche de développement durable, qui peut se concrétiser notamment par un agenda 21 local.

Elles privilégient :
- L'aménagement durable du territoire
- La protection de l’environnement
- L’intégration des préoccupations sociales des habitants, notamment en termes de santé, d’emploi, de logement
- La qualité de vie, le cadre de vie
- La construction de villes denses pour économiser l’énergie, les infrastructures, réduire l’empreinte écologique
- La consommation responsable
- La mixité sociale
- La démocratie participative

Selon le Conseil des Communes et des Régions d’Europe, quelques 2300 autorités locales européennes avaient signé la Charte d’Aalborg en 2004.

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Une belle histoire :
Couleur Nice N°21 sept. 2014

Elle est docteur en astrostatistique, spécialiste de la recherche d’exoplanètes, et chercheur en climatologie au Commissariat à l’Énergie Atomique. Il est ingénieur en informatique, au CEA également. Enfin... Il faudrait employer l’imparfait. Car voilà deux ans, avant ses 30 ans, Isabelle Smith quittait le milieu de la recherche pour s’investir bénévolement dans des actions citoyennes éco-responsables, tandis que son compagnon Damien Allard, 44 ans, s’accordait un congé sans solde, et sans retour. Ils quittent alors leur vie parisienne, direction les Sables d’Olonne. Près de la maison de famille de Damien, ils jettent leurs affaires dans un cabanon en bois acheté pour l’occasion, ferment la porte et chevauchent leurs vélos à sacoches, tente et duvets ficelés sur le porte-bagage, avec un mot en tête : partir. Direction : le Sud. Ils ne vont pas s’installer au soleil, ce voyage étant un but en soi et Nice, ville de cœur d’Isabelle, pour autant qu’elle en ait une, n’est qu’un prétexte. Au premier tour de pédale, c’est un immense soulagement. La légèreté n’est peut-être pas insoutenable, n’en déplaise à Kundera.

Nous les avons rencontrés à leur arrivée à Nice, où ils s’accordent quelques semaines de repos avant de repartir pour les Sables d’Olonne. De l’Atlantique à la Méditerranée, deux points d’attache dans l’hexagone, à mille kilomètres l’un de l’autre, au bas mot. La trajectoire importe peu. Seule la manière compte : voyager sans pétrole et sans argent. Leur trip n’est ni sportif, ni hédoniste. Ce n’est pas une lune de miel version boy-scout. Plutôt une rupture. « Comme tout français moyen, nous avions pris l’habitude de vivre avec 120 esclaves à notre service chaque jour », explique Damien. L’équivalent pétrole d’un mode de vie reposant sur les transports et la technologie. « Acheter un yaourt qui a fait 4000 kilomètres alors qu’il y a une laiterie à deux pas, ce n’est pas normal. J’avais l’impression de marcher sur la tête ! », renchérit-il. La coupe était pleine aussi pour Isabelle, saturée de pollution urbaine, vissée à ses ordinateurs, militante écolo écœurée par la politique. « Cette vie en métropole, je ne pouvais plus ! », résume-t-elle. En mars, leur résolution est prise : ils n’y reviendront pas. Ils veulent se mettre au vert, rompre avec les dépendances du monde moderne, changer d’optique, se sevrer du pétrole et ne plus cautionner l’euro et tous les rouages de la finance. En un mot, ralentir. La croissance, oui, mais pour les tomates du potager. Avant de cultiver les leurs, ils s’offrent une parenthèse, désireux d’explorer des alternatives au capitalisme, d’observer comment vivent les gens en France, et surtout, ceux qui travaillent la terre.

Transition, passage obligatoire

Isabelle et Damien ont tout du profil des « transitionneurs », cette espèce naissante en marge de la société de masse, pionnière et colonisatrice. Sur les routes, le couple propose ses services, du déménagement au ponçage, du désherbage à l’arrosage, contre quelques vivres, un repas, parfois le gîte. Par-dessus tout, ils aiment l’échange, présenter leur démarche, partager leurs idées, espérant faire basculer quelques consciences de l’autre côté de la mondialisation, ou, au moins, faire faseyer la voile formatée qui pousse la masse dans une seule et même direction : le mur. « Alter » plus qu’« anti » mondialistes, ils arpentent l’hexagone comme des éclaireurs. Ils disent stop, pas au nom de leur petit confort nombriliste, mais bien pour sauver la planète. Ni plus ni moins. Il faut donc d’abord mettre un pied, ou une roue, hors du système et s’interroger sur l’impact de l’homme sur l’éco-système. S’interroger pour de vrai. Lorsqu’Isabelle parle du crash écologique imminent auquel l’humanité va être confrontée, tant au niveau des ressources énergétiques qu’au niveau climatique, et elle en connaît un rayon, elle s’empresse d’évoquer une série d’actions possibles pour limiter la casse.

« Au cours de l’âge d’or du pétrole, avec l’énergie produite par un baril, on pouvait en extraire 30. En 2010, on utilisait un baril pour en extraire trois. Et aujourd’hui, il faut un baril pour en extraire tout juste un et demi ! », explique Damien. Et ce n’est là qu’un aspect de la crise qui sera à la fois énergétique, économique, climatique et sociale. Apocalypse now. « Difficile de prendre la mesure de la catastrophe qui se prépare sans commencer à réfléchir à des solutions », poursuit Isabelle. Alarmistes oui, défaitistes non. Le meilleur des mondes n’est assurément pas ici. Ne baissons pas les bras pour autant. « On fout en l’air la planète, aucun doute là-dessus. La question, c’est : à quelle vitesse ? Il existe pourtant une alternative : ralentir. Il faudrait pour cela que les gens consomment moins », dit Damien, perplexe. Prêcher la décroissance donc. Et se préparer au choc, notamment pétrolier. « Nous aurons tous à renoncer un jour. Nous faisons le choix de renoncer en douceur aujourd’hui, de changer d’optique en nous rapprochant des besoins vitaux de l’homme », précise Isabelle. En pédalant, ils amorcent gentiment leur transition.

Permaculteurs, les nouveaux agriculteurs

Et depuis leur départ, ils n’ont cessé de rencontrer des gens qui ont eu ce même courage, celui de changer de mode de vie, d’être autonomes en énergie, en nourriture pour certains. Car Isabelle et Damien sont des woofeurs nomades, prêtant main-forte dans des fermes. « Certains hôtes de woofing sont pour nous de véritables modèles ! », s’exclame Isabelle. Comme Hans et Maria, ce couple de Hollandais, chauffant eau et maison grâce à un poêle de masse ou au soleil, faisant leur bois dans la forêt voisine, récupérant l’eau de pluie traitée avec un filtre à UV, cultivant leur potager en mode permaculturel. Le bio, c’est bien, la permaculture, c’est mieux. Plus qu’une manière de cultiver, c’est une éthique qui relève de l’écologie profonde. Une manière de se soucier de la Terre dans la durée, pour qu’elle reste fertile tant pour l’homme que pour les autres espèces. L’agriculteur partage la terre avec les insectes, les oiseaux, et les plantes sauvages. Abandonnant l’optique d’exploitation intensive, il suit quelques règles : plutôt que de retourner la terre et de l’appauvrir, il fait des buttes, utilise le compost, la rotation des cultures, respecte la saisonnalité... Isabelle et Damien avaient lu tout cela et pris part activement à des mouvements collectifs tels que le Festival des Utopies concrètes en Île de France. Ils mettent à présent les mains dans la terre, et font leur apprentissage. « Des gens comme Hans et Maria, ont un impact minimal sur la planète. Ils se croient souvent isolés et désespèrent un peu de ce monde qui ne change pas. Nous leur disons qu’à quelques dizaines, centaines de kilomètres, d’autres familles vivent comme eux ! Il y a même des villes qui font le choix de la transition ! C’est le cas de Villeneuve-sur-Lot que nous avons traversée, où a été mise en place une monnaie locale, l’Abeille, depuis quatre ans. D’autres villes réfléchissent à l’espace nourricier, avec les jardins partagés, etc. »

Ici dans les Alpes-Maritimes, après une semaine de woofing dans une ferme permacole à Pont-du-Loup, nos permaculteurs en herbe se sont rendus à l’éco-hameau de La Penne où Françoise Arias fait son pain en mode permaculturel. Champ de variétés anciennes de blé, charrue à traction animale, moulin à meule de pierre. Seule petite entorse : l’utilisation ponctuelle du tracteur. Dans la ferme voisine, Katia et Bertrand Ollivier produisent de la spiruline. Non loin, à Sallagriffon, l’apicultrice Florence Eymery, qui fait un miel divin, élève avec son mari, de beaux agneaux, cultive son blé et son potager avec la même éthique... « enfin, quand ça marche ! », précise-t-elle, réaliste. « Mais si nous avons pu élever nos enfants et leur donner la chance de faire des études, c’est grâce au Commissariat à l’Énergie atomique où travaille mon mari à mi-temps, comme technicien. » Retour à la case départ. Tout n’est peut-être pas comme dans les livres.

Pourtant, le bémol de l’apicultrice n’ébranle guère les résolutions d’Isabelle et Damien, père de trois enfants (un fils de dix-sept ans et des jumelles de dix ans). « Les études supérieures ne seront plus, très vite, gage d’un confort de vie. Savoir subvenir à ses besoins me paraît plus important. La débrouillardise, c’est certainement ce que je leur transmettrai de plus utile. » Être résiliant, ce n’est certainement pas perpétuer le modèle économique hérité des Trente glorieuses. C’est plutôt se préparer à l’exode urbain, et surmonter l’onde de choc. « Une ville n’est autonome en nourriture que pendant trois jours ! À terme, la ville n’est pas viable et des millions de citadins risquent de se tourner vers les campagnes sans être préparés », assène Isabelle qui a longuement mûri la question et a milité pour les villes en transition.

La sobriété heureuse

Comment vivre heureux de façon viable à grande échelle ? Commencer par soi-même. Ces néo-voyageurs qui se réclament de Pierre Rabhi pratiquent la philosophie du colibri pour amorcer la « transition » en douceur, contrairement à des écolos plus radicaux. Entrer dans un cercle vertueux sur la pointe des pieds, bâtir une utopie douce, reconsidérer la Terre où faire germer un monde meilleur. Tel est le sens de leur croisade verte. Isabelle et Damien vont bientôt repartir, à l’affût d’un endroit où poser leurs valises. Un lopin de terre à cultiver pour vivre dans la « sobriété heureuse », ainsi que l’exhorte le philosophe-paysan depuis son jardin dans les Cévennes. « En rentrant sur la côte atlantique, on va essayer de faire la synthèse de tout ce que nous aurons vu, et tenter d’avoir une empreinte écologique la plus faible possible », explique Damien qui, en complément du travail de la terre, aimerait construire des bateaux en bois dans un chantier naval, l’un de ses rêves, tandis qu’Isabelle enseignerait à temps partiel.

Transition douce en perspective pour ce couple solidaire. Et dans leurs yeux brillent un idéal : partager ce mode de vie avec d’autres personnes, à l’échelle d’un hameau, ou d’un village voire plus. Quoiqu’en dise Candide, le philosophe Pangloss n’avait pas tort : cultivons notre jardin. Voltaire peut ironiser, sous sa plume satirique, il avait peut-être vu juste.

Caroline Audibert de Couleur Nice N°21 sept. 2014
http://www.couleur-nice.com/

Poursuivre: Isabelle et Damien ne voyagent pas seuls !
Ils invitent toutes les initiatives alternatives qu’ils croisent sur leur chemin à rejoindre le mouvement d’Alternatiba.
www.alternatiba.eu
Pour aller plus loin :
Villes en transition - www.transitionfrance.fr


« Réseau Diois Transition Biovallée de la Drôme »



 

Prévisualiser la vidéo YouTube Simplicité volontaire et décroissance (Volume 1: Réflexions)

Prévisualiser la vidéo YouTube Simplicité volontaire et décroissance (Volume 2: Autres réflexions et "pas de côté") 2/2

Prévisualiser la vidéo YouTube Simplicité volontaire et décroissance Volume 3 (Changer, et changer le Monde)

Prévisualiser la vidéo YouTube Mt. Fuji eco village connects to a greener world

lundi 27 février 2017

La Transition : Une démarche globale, humble et apolitique...



Villes et Villages en transition : les mots sont importants

Non tout ne se vaut pas et les démarches de transition sont très spécifiques… la vision pragmatique, apolitique et apartisane et subordonnée à un calendrier d'actions n’est pas inspirant pour tous par exemple !

Pas d’actions spectaculaires mais un travail de fourmis qui ne laisse personne au bord du chemin…Cela n’inspire pas tous les militants !

Totnes, Devon : une ville en transition.
Le réseau des villes en transition est un mouvement social qui rassemble des groupes animant dans leur commune une initiative de transition, c'est-à-dire un processus impliquant la communauté et visant à assurer la résilience (capacité à encaisser les crises économiques et/ou écologiques) de la ville face au double défi que représentent le pic pétrolier et le dérèglement climatique.
Ce mouvement s'inspire d'un exercice de descente énergétique locale, effectué en 2005 par les étudiants du cours de soutenabilité appliquée de l'université de Kinsale (Irlande) sous la direction de Rob Hopkins, formateur et enseignant en permaculture. La première mise en application a été initiée en 2006 dans la ville de Totnes au Royaume-Uni. Depuis, le mouvement est devenu international et compte plus de 460 initiatives officielles2.
L'originalité du mouvement des initiatives de transition par rapport aux mouvements écologistes ou sociaux existants tient en plusieurs points. Tout d'abord, la vision de l'avenir est résolument optimiste, et les crises sont vues comme des occasions de changer radicalement la société actuelle. La deuxième originalité est que le mouvement concerne la communauté dans son ensemble car c'est cette dernière qui doit porter le changement. L'action ne doit pas exclusivement venir des gestes individuels quotidiens, ni des instances politiques via la législation. C'est pourquoi le mouvement des initiatives de transition est apartisan et choisit généralement d'éviter les confrontations (manifestations…). Ensuite, le mouvement a développé une théorie psychologique inspirée de celle des traitements des dépendances toxicologiques pour tenter de traduire le désespoir ou le déni souvent consécutifs à la découverte du pic pétrolier et de notre dépendance au pétrole, en actions concrètes. Cette originalité semble à la source du succès que connaît le mouvement des villes en transition2, mais elle suscite aussi des critiques, notamment sur le manque d'engagement politique.
Étant donné le succès assez large de la notion de « transition » dans le vocabulaire politique et institutionnel, il est important de distinguer le réseau des villes en transition (un mouvement social coordonné) par rapport aux autres acceptions plus vagues et plus générales comme la transition énergétique.

Les raisons

Le pic pétrolier

Courbe théorique du pic de production
La notion de pic pétrolier n'exprime pas la fin des réserves de pétrole, mais traduit la fin du pétrole conventionnel bon marché. À l'échelle d'une région, la production de pétrole suit une courbe de distribution normale (voir le cycle d'exploitation d'un gisement), c'est-à-dire que la production croît rapidement, avant de s'infléchir, de passer par un plateau de production, pour suivre le mouvement inverse. Le pic pétrolier est la date à laquelle la courbe de production mondiale n'augmentera plus, traduisant le maximum de production atteint. À ce moment-là, et pour la première fois, la demande excèdera durablement la production, provoquant une hausse des prix qui s'intensifiera à mesure que la production décroîtra.
L'estimation de la date du pic pétrolier varie suivant les compagnies pétrolières, les institutions officielles et les associations d'étude du pic. Ces différences peuvent provenir d'une vision différente (vision économiciste dans laquelle la production suit la demande), d'une divergence sur la théorie (la notion même de pic pétrolier), de l'incertitude sur l'estimation de certaines données (les réserves sont des données géostratégiques) ou sur différents modes opératoires de calcul (prise en compte ou non du pétrole non conventionnel). De plus, la consommation, autre variable affectant le pic, est soumise à des évènements (externes ou issus de rétroactions), par exemple politiques ou économiques. Les différents pronostics vont donc du déni d'un pic pétrolier pour l'OPEP, à l'horizon 2020 pour la compagnie Total, ou en 2008 pour l'ASPO (association pour l'étude du pic du pétrole et du gaz naturel).

La « descente énergétique »

Les initiatives de « transition », qui nécessitent une descente énergétique (energy descent), s'intéressent aux réponses à apporter pour résister aux différentes crises, dont celle du « pic pétrolier ».
Aussi, plus que supporter le pic lui-même, l'enjeu est le futur énergétique dicté par la déplétion de pétrole. La tentation d'exploiter les gaz de schistes peut freiner les démarches de transition.
Le concept de « descente énergétique » (energy descent) est défini par Rob Hopkins comme « le déclin continu de l'énergie nette sur laquelle se base l'humanité, qui est le reflet de la montée énergétique qui a pris place depuis la révolution industrielle. La descente énergétique se réfère également au scénario d'un futur dans lequel l'humanité s'est adaptée avec succès au déclin des énergies fossiles disponibles et est devenue plus locale et autosuffisante. C'est un terme privilégié par ceux qui voient le pic énergétique comme une possibilité vers un changement positif, plutôt que comme un désastre inévitable ».
Avec son scénario, l'association négaWatt peut apporter un support théorique précieux au mouvement des territoires en transition.

Conséquences

Les pays dépendent du pétrole dans leur approvisionnement en énergie primaire qui en représente plus du tiers. Concernant la France, le pétrole compte pour 33 % de la consommation d'énergie primaire, et pour près de 44 % de la consommation énergétique finale (près de 70 % pour les énergies fossiles). Le pétrole a des propriétés et des qualités uniques qui dans nos sociétés le rendent indispensable dans un certain nombre de domaines, notamment ceux des transports et de la pétrochimie (matières plastiques, solvants, médicaments, fibres synthétiques, etc.). Ces propriétés rendent également le pétrole indispensable pour la fabrication et la mise en place d'énergies alternatives (construction de centrales, traitement et stockage des déchets nucléaires, construction d'éoliennes ou de panneaux solaires, etc.).

Les principes

Le mouvement des initiatives de transition s'intitulait à l'origine « villes en transition » (Transition Towns). Pour faire face à la diversité des différentes structures dont s'occupaient les différents groupes de transition (villes, villages, îles, districts, zones géographiques diverses, etc.), le mouvement a été renommé mouvement des « initiatives de transition » (Transition Initiatives).
«Le mouvement de transition est un mouvement international qui vise à inspirer, à catalyser et à soutenir les réponses des communautés face au pic pétrolier et au changement climatique. C'est un mouvement qui a une vision positive, centré sur l'élaboration et la mise en œuvre de solutions, qui développe différents outils pour construire de la résilience et de la joie dans le monde. De l'éveil des consciences et de la création de groupes locaux d'alimentation, à l'édition de monnaies locales et au développement de «plans B» pour leur communauté, les mouvements de transition cherchent à prendre la fin de «l'âge du pétrole» comme une immense opportunité : l'opportunité de repenser profondément la plupart de ce que nous considérons comme acquis.»
L'objectif de toute initiative de transition est de définir et mettre en œuvre un «plan d'action de descente énergétique» (PADE) propre à sa communauté, qui dessine une vision à 20 ans de ce que peut être un lieu de vie où la dépendance aux énergies fossiles est minimum et la résilience maximum. Pour ce faire, le PADE décrit, pour différents domaines comme l'alimentation, le transport ou la santé, les étapes de la transition permettant de remplir les objectifs fixés.
C'est dans le but d'aider les communautés souhaitant élaborer et mettre en place un PADE que le réseau des initiatives de transition a conceptualisé à partir des expériences des initiatives pionnières, un ensemble de principes directeurs formant une sorte de fondement théorique; un ensemble d'étapes qui structurent une initiative de transition dans le temps; ainsi qu'un ensemble de techniques pratiques.
Le concept de ville en transition est basé sur un ensemble de principes qui se veulent facilement compréhensibles, et qui le distinguent des autres mouvements alternatifs11.

Vision positive

Le principe des visions se réfère au présupposé que l'on ne peut tendre vers un objectif seulement si l'on peut visualiser comment ce sera si l'on y parvient. Ces visions se trouvent au cœur du plan de descente énergétique, qui contient des actions étalées sur les vingt années à venir. Cette vision diffère des courants écologistes traditionnels qui dressent un avenir sombre qui a pour conséquence de déprimer les gens et de leur faire croire qu'ils sont impuissants à agir.

Inclusion

Les défis et les conséquences du pic pétrolier et du dérèglement climatique nécessitent la participation de la société dans son ensemble. Tous les secteurs d'activité et tous les acteurs de la ville sont concernés et mis à contribution pour concrétiser la transition : citoyens à l'origine de l'initiative, associations, organisations professionnelles, administrations, enfants, actifs et retraités, dans les domaines énergétiques et économiques conventionnels ou plus inattendus comme la santé, l'éducation, l'immobilier, le tourisme ou encore les ressources maritimes. Contrairement aux ONG et aux associations écologistes, les mouvements de transition placent leur action au cœur de la communauté, et ne visent pas une action de lobbying auprès des instances politiques (locales, nationales ou internationales) en vue de changer la législation.

Prise de conscience

Une des premières actions des villes en transition est de former le public aux enjeux du pic pétrolier et du dérèglement climatique. Les informations des médias sont souvent vagues et en dehors de la portée d'action du citoyen lambda, et sont souvent en contradiction avec les autres messages (qui présentent le modèle de développement actuel comme allant de soi, ou diffusant des publicités pour des voyages en avion).

Résilience

La résilience est la capacité des systèmes à retrouver leur équilibre après une perturbation. Dans le cadre des villes, la résilience est la capacité d'une ville à ne pas s'effondrer aux premiers signes d'une pénurie de pétrole ou de nourriture. La notion de résilience est différente de celle de soutenabilité, qui est la seule généralement mise en avant. Par exemple, une communauté qui récupère les déchets pour expédier au centre de tri réduit sa pression sur l'environnement, mais ne devient pas plus résiliente pour autant. Elle pourrait augmenter cette dernière en transformant localement ces déchets en matériaux d'isolation.

Compréhension psychologique

Une des principales barrières au passage à l'action est un sentiment d'impuissance, de solitude ou d'accablement que les catastrophes écologiques provoquent souvent. Le modèle des villes en transition utilise la compréhension de la psychologie en formulant une vision positive, en offrant des espaces rassurants où les personnes peuvent exprimer leurs craintes, et en valorisant les actions déjà effectuées en incluant dans le processus autant d'occasions de célébrer les succès que possible.
Les fondateurs du mouvement de transition analysent les raisons de l'inaction des gens conscients des dangers écologiques de leur mode de vie en faisant le parallèle entre la dépendance au pétrole et les études psychologiques des comportements face à la dépendance toxicologique.

Solutions crédibles et appropriées

Une fois que les dangers du pic pétrolier et du dérèglement climatique ont été révélés au public, les initiatives de Transition doivent laisser la possibilité aux gens de chercher des solutions pertinentes à une échelle appropriée, et ne pas se limiter aux solutions comme « éteindre les lumières en sortant de la pièce ». Ceci est très important car les gens ne conçoivent en général que deux types de réponses : la réponse individuelle chez soi, et la réponse gouvernementale à l'échelle nationale. Les initiatives de transition explorent le niveau intermédiaire, celui des communautés.

Influence de la permaculture

L'influence de la permaculture est prégnante dans le concept des villes en transition13. Rob Hopkins, l'initiateur du mouvement, enseigne la permaculture depuis plus de 10 ans.
La permaculture est une science de conception visant la création de lieux de vie humains soutenables. Lorsqu'il découvrit la réalité du pic pétrolier, le premier réflexe de Rob Hopkins fut de se servir des principes de la permaculture pour organiser une réponse. Il s'appuya notamment sur les travaux de David Holmgren, cofondateur de la permaculture.
L'idée centrale des villes en transition, la résilience, est directement inspirée des écosystèmes naturels. En effet, ces derniers ont, contrairement à nos champs cultivés, la propriété d'être stables, diversifiés, de consommer un minimum d'énergie, d'être autonomes (cycles fermés) et de ne pas produire de pollution (grâce à la forte interconnexion de ses éléments : les déchets d'un système sont utilisés par d'autres systèmes). C'est un modèle parfait pour des systèmes humains devant drastiquement réduire leur consommation d'énergie et leur émissions de CO2 (et d'autres polluants).
L'apport de la permaculture est d'offrir une base philosophique ainsi que des principes généraux et des exemples concrets de mise en œuvre de systèmes basés sur les caractéristiques souhaitables des systèmes naturels.
Cependant la permaculture souffre de deux inconvénients, qui ont participé à la création des villes en transition. Tout d'abord, la permaculture a vu le jour en Australie, dans un contexte géographique de terres abondantes et de climat difficile. Ces deux points ont amené la permaculture à se focaliser sur la production de nourriture, et l'aménagement de terrains individuels (ou de petites communautés). Le mot permaculture vient d'ailleurs à l'origine de la contraction de permanent agriculture (agriculture soutenable), avant d'être redéfinie comme permanent culture (culture durable), sous le travail de David Holmgren. Deuxièmement, la permaculture est un concept difficile à expliquer facilement à la première personne venue (Rob Hopkins s'amuse à dire qu'il faut un tableau, des feutres, et quinze minutes pour dessiner des poules, des mares et des serres).
Ces deux points font dire à Rob Hopkins que les permaculteurs privilégient généralement une distanciation vis-à-vis de la majorité de la société (vivant dans des villes de moyenne et grande taille), en retournant à la campagne et aménageant leur terrain, plutôt que de choisir de transformer directement la société. Si la permaculture est cette première vision, les villes en transition seraient donc cette seconde facette complémentaire.

Les étapes

Les étapes de la transition peuvent servir de guide de route à une nouvelle initiative de transition. Elles ont été élaborées pour maximiser les chances de succès d'une initiative, et la rendre plus efficace. Par exemple, la première expérience d'initiative de transition, initiée par Rob Hopkins et les étudiants du cours de soutenabilité appliquée de l'université de Kinsale, a commencé par la rédaction d'un plan d'action de descente énergétique. Mais la mise en œuvre de ce plan a échoué car il n'y avait pas eu de travail préparatoire pour initier les habitants et les politiques aux enjeux des crises à venir, et à l'importance d'un plan énergétique approprié. Se basant sur les retours d'expériences des premières initiatives de transition, douze étapes ont été définies. Cette section présente un résumé de certaines de ces étapes.

Former un groupe de pilotage temporaire

Le groupe de pilotage se compose d'environ six personnes, et permet d'initier une transition. Les personnes formant ce groupe doivent bien maîtriser (ou se former sur) les notions de pic pétrolier et de dérèglement climatique, ainsi qu'avoir une bonne idée du mouvement des initiatives de transition. Ce groupe va prendre en charge les étapes suivantes jusqu'à la création des groupes de travail. Une fois que quatre de ces groupes de travail seront formés, le groupe de pilotage sera dissout et recomposé à partir d'une personne de chaque groupe de travail. Le groupe de pilotage ne doit pas être trop grand pour pouvoir être efficace, mais doit contenir un minimum de personnes, pour que l'initiative ne repose pas que sur la volonté d'une ou deux personnes. Il est conseillé à au moins un membre de suivre une formation en permaculture, et il est nécessaire qu'au moins deux membres du groupe de pilotage suivent une formation aux initiatives de transition (uniquement en anglais à l'heure actuelle) pour que l'initiative soit reconnue officiellement.

Sensibiliser

La sensibilisation permet d'introduire les notions de pic pétrolier et de dérèglement climatique, ainsi que de descente énergétique et de résilience, à la communauté (grand public, décideurs économiques, instances politiques). Cette sensibilisation peut prendre plusieurs formes (articles de presse, interventions dans des écoles, etc.), mais c'est en général les projections avec conférence et débats qui sont privilégiées.
Les films ont l'avantage d'attirer un large public. Les films généralement choisis concernent le pic pétrolier, et dans une moindre mesure le dérèglement climatique18. Les conférences permettent de compléter les informations (par exemple en introduisant les autres problématiques, car les documentaires se concentrent généralement sur un seul problème), de gagner en crédibilité, d'attirer plus de monde, et d'orienter le débat vers une vision positive et la recherche de solutions. Les débats permettent aux gens d'exprimer leurs angoisses au sujet de ce qu'ils ont appris, pour éviter qu'ils ne s'enferment dans le déni ou la dépression.

Organiser un « grand lancement »

Lorsque la communauté est suffisamment sensibilisée (ce qui prend en général de 6 mois à un an après la première projection) et que des contacts avec d'autres groupes (associations environnementales ou sociales, etc.) ont été liés, le groupe de pilotage organise le «grand lancement» (Great Unleashing). Cet événement mémorable va permettre de catalyser toutes les craintes et les attentes des gens pour trouver et mettre en œuvre des solutions. L'élan et l'énergie libérés pendant cet événement va permettre au mouvement de s'agrandir, en formant de nouveaux groupes.

Former des groupes de travail

Les groupes de travail se focalisent sur divers aspects de la vie quotidienne de la communauté : alimentation, déchets, énergie, éducation, jeunesse, économie, transports, eau, municipalité… Ces groupes ont leur propre façon de fonctionner. De manière générale, le déroulement d'une initiative de transition ne peut pas être contrôlé, car il dépend intrinsèquement des désirs, attitudes, façons de penser, de la communauté. Dans chaque groupe un membre est choisi, et l'ensemble de ces membres forme le nouveau groupe de pilotage, qui se réunit régulièrement pour faire le point. Le travail combiné des groupes doit permettre la rédaction d'un plan d'action de descente énergétique.

Rédiger un Plan d'action de descente énergétique

Le Plan d'action de descente énergétique (Pade) se base sur les travaux des différents groupes et organise les résultats en une vision unifiée à moyen terme (15 à 20 ans) ainsi que les étapes à effectuer à certaines dates pour y parvenir. Le Pade se base également sur un état des lieux des ressources de la commune (circuits de distributions, ressources naturelles, etc.) et prend en compte la politique actuelle mise en place. Le premier Pade a été rédigé à l'université de Kinsale, mais il a été le premier élément de l'initiative de transition de la ville, et non pas son achèvement.
Le Pade n'est pas une fin en soit. Une fois rédigé, il faut le mettre en œuvre et prendre en compte les retours d'application (difficulté imprévue, changement de contexte politique, social ou économique…). C'est à ce moment seulement que commence véritablement la transition de la communauté vers un futur plus résilient.

Exemples d’actions concrètes

Concrètement, ce sont des projets diversifiés qui participent aux différentes expériences de transitions en cours, qu'ils soient ou non à l'initiative du groupe de pilotage. Ces projets peuvent concerner des sujets aussi différents que les transports, l'éducation, la santé, l'énergie où l'alimentation. S'ils ne sont pas déjà présents dans la communauté, ces projets sont initiés par les différents groupes de travail, en association avec des partenaires légitimes ou qualifiés, lorsqu'ils existent.

Économie

L'action qui a eu le plus grand retentissement pour la transition de Totnes est la création d'une monnaie locale, le «Totnes Pound». Une telle monnaie a pour but de relocaliser les échanges économiques, et d'éviter la fuite de la richesse.
De nombreuses monnaies locales existent, ainsi 66 systèmes de monnaie locale existent ou sont en projet en Allemagne et en Angleterre. Il existe en Suisse, le système du WIR depuis 1930 (1 700 millions d'euros d'échanges en 2007) et les BerkShares dans le Vermont (États-Unis) depuis 2006 (1 million de billets en circulation). Ces actions sont encouragées par les acteurs locaux : élus, banquiers, et bien sûr entreprises et commerçants. Un système existe en France, le Sol (pour solidaire) à Grenoble.
Des monnaies locales «fictives» existent également dans les Systèmes d'échange local (Sel). Ces systèmes permettent l'échange de biens ou de services sans passer par une monnaie réelle, seul un système de points étant mis en place pour pouvoir quantifier la valeur des échanges.

Alimentation

L'alimentation occidentale est fortement dépendante des énergies fossiles, et une transition dans ce domaine est donc inéluctable. La résilience dans le domaine de l'alimentation passe par une relocalisation et des modifications de la production agricole.
Ainsi des projets pourront avoir comme objectif de développer des potagers ruraux ou urbains, individuels ou collectifs (jardins familiaux, jardins communautaires), la plantation d'arbres (avec par exemple le projet de plantation de noyers à Totnes), ou le partage de graines, pour augmenter les savoirs, les pratiques et l'auto-production au sein de la communauté.
Concernant les circuits d'alimentation, les projets visent à relocaliser la production et à raccourcir les circuits de distribution. C'est le cas avec la création de marchés de producteurs, d'Association pour le maintien d'une agriculture paysanne (Amap) ou de coopératives d'achat.
Les pratiques agricoles doivent également évoluer vers une agriculture plus respectueuse vis-à-vis de l'environnement et moins consommatrice d'hydrocarbures (pétrole pour les pesticides et la mécanisation, gaz naturel pour les engrais minéraux). Les projets pourront se tourner vers la mise en place d'une agriculture biologique ou biodynamique. La permaculture, dont les principes sous-tendent le mouvement des villes en transition, offre également des solutions pertinentes en matière agricole.

Transports

Dans le domaine des transports, comme pour l'énergie qui est liée, l'action la plus efficace est d’éviter de consommer ou détruire des ressources. Le second est de transporter ou se déplacer par des moyens qui préservent mieux la nature. Les transports sur rail offrent une très bonne efficacité énergétique (voir efficacité énergétique dans les transports). On aboutit donc à 2 types d'initiatives :
  • Multiplier les circuits courts pour favoriser l'activité locale et limiter la consommation de pétrole liée aux transports (Amap, filière bois énergie …) ; amplifier les relocalisations économiques.
  • Se déplacer autrement : transports en commun, bicyclettes, transformation de routes en vélo-route, zone piétonne, covoiturage et même autopartage (partage d'une voiture pour plusieurs personnes).

Énergie

La consommation d'énergie est essentiellement la conséquence de choix dans tous les autres domaines. Ainsi, une agriculture biologique, le choix des transports en commun, de produits locaux et de saison diminue l'empreinte énergétique au niveau local comme global.
Le scénario négaWatt propose une réduction de l'empreinte énergétique sur la période 2000-2050 suivant trois axes : sobriété, efficacité énergétique et utilisation d'énergies renouvelables.

Autres

  • Recycler et réutiliser : développer le compostage (éventuellement collectifs) pour utiliser ses déchets verts et produire localement engrais naturel et pesticides biologiques (par exemple le purin d'ortie), favoriser la réutilisation (Emmaüs, ressourceries, brocantes, braderies, marché aux puces, dons).

Bibliographie

  • (en) Rob Hopkins, Energy Descent Pathways:evaluating potential responses to Peak Oil; 2006
  • (fr) Paul Chatterton et Alice Cutler, Un écologisme apolitique ? : débat autour de la transition, Écosociété, Montréal, 2013
  • (fr) Rob Hopkins, Manuel de transition de la dépendance au pétrole à la résilience locale, Écosociété, 2010.
  • Luc Semal et Mathilde Szuba, « Les transition Towns : résilience, relocalisation et catastrophisme éclairé », revue Entropia  no 7, automne 2009.
  • Mathilde Szuba et Luc Semal, « Villes en transition: imaginer des relocalisations en urgence », revue Mouvements, 27 septembre 2010.
  • Revue Silence, dossier dans les no 417 (novembre 2013); no 398 (février 2012); no 385 (décembre 2010) ; no 379 (mai 2010) ; n° 365 (février 2009).
  • Dossier « Principes de la grande transition » sur les liens entre la transition et l'ESS.



« Réseau Diois Transition Biovallée de la Drôme »




mercredi 8 février 2017

La "Transition" en Diois et Biovallée , où en est on ce jour ?

Agriculture


  • Privilégier la sécurité alimentaire locale et régionale en favorisant l’achat d’aliments locaux: la Carline.
  • Diversification des fermes qui, associées à d’autres entreprises locales, produisent outre la nourriture, des énergies renouvelables locales, des plantes médicinales, des matériaux de construction écologiques comme le chanvre : 33% de ferme bio en Biovallée. Oasis de Serendip de Eurre.
  • Implication des consommateurs dont les menus deviennent plus saisonniers, moins carnivores.
  • Favoriser  les jardins partagés jardins de l'Aube à Die, les circuits courts et biologiques pour fournir les cantines, les maisons de retraite, les restaurants…
  • Tendre vers l’autonomie alimentaire de notre territoire : la Biovallée   
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  • Education
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    • Développement de l'Education populaire : ESCDD-Espace Social et Culturel du Diois
    • Ateliers d'Intelligece Collective :  Ecologie au quotidien
    • Ouverture d'ateliers de Coworking : Latelier, 8fablab de Crest
     

Transport

  • Développement du transport public (bus, train Paris-Briançon, Dromolib…)
  • Reconfiguration des voies urbaines au profit des cyclistes, des marcheurs…Chemins dans la ville de Ecologie au Quotidien
  • Ouverture de clubs de partage d’automobiles dans lesquels les gens profitent des voitures sans vouloir forcément les posséder 
  • Velo dans la ville :.La Dicyclète



Santé


  • Relocalisation des centres de soin : Centre La Source.
  • Priorité sur le bien-être des individus grâce, aux formations MBSR: Association-Résonance .
  • Production locale des plantes Aromatiques,  médicinales, et à parfum : Herbier du Diois. Nateva.+
    Energie

    • Réduction de plus de 50 % des consommations d’énergie collectives et résidentielles depuis 2016 grâce à un programme intensif et ambitieux d’efficacité énergétique et de rénovation: Tepos .
    • Investissement massif dans les énergies renouvelables, notamment le solaire Diwatt de Die.
    • Organisation des communautés en coopératives d’énergie partagée :  Centrale villageoise de la Gervanne.
    • La Vallée   peut devenir   autosuffisante en énergie: bois, eau, solaire, éolien, géothermie, économie.

    Économie

    • Emergence d’économies locales vigoureuses avec une autre perception de l’argent : développement de nouvelles formes d’échanges : Radis-SEL (systèmes d’échanges locaux),
    • Mise en place d’une monnaie locale (la Dioise ) reconnue par tous les acteurs économiques sur la Vallée.

    Eco-Habitat

    • Grande efficacité énergétique du parc d’habitations :  Habiterre.
    • .Production d'isolants locaux et écologiques
    • Production locale des matériaux de construction.
    • Les nouveaux bâtiments produisent plus d’énergie qu’ils en consomment :LOmezon de Die.
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    • Medias
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    • Presse locale participative : MédiasCitoyensdiois 
    • Radio : RDWA