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lundi 25 février 2013

Sèches comme des toilettes normales...

cabane_1.JPGLa cabane au fond du jardin

Quand le bonimenteur se soulage ...
Pensées intestines
Je me souviens de cette étrange cabane au fond du jardin. Elle m'effrayait, elle était si obscure. Elle était peuplée d'une nuée de mouches. L'enfant d'alors redoutait par dessus tout ce moment où il fallait prendre son courage à deux mains et quelques pages du journal local, pour aller vider ses entrailles.
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Pour mon malheur, les aléas de la vie et des problèmes médicaux firent que j'étais particulièrement assidu en ce lieu d'aisance, comme disent ceux qui n'en avaient pas aussi peur que moi. Je redoutais ce tête à tête avec ce trou béant quand je soulevais le couvercle qui l'obstruait. J'avais toujours la crainte d'y voir surgir un monstre …
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Ce n'est certes pas là que je pris ce que beaucoup prennent pour une détestable habitude de lire, sur le Saint-siège. Pourtant, c'est là que se fit l'essentiel de ma culture tant, je vous l'ai avoué, j'étais un adepte de la posture savante. Mais revenons à nos tinettes d'alors, celles qui peuplèrent mes vacances avunculaires.
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La petite cabane était toujours fort loin de la maison d'habitation. Il fallait grande nécessité pour faire tout ce chemin quand la météo n'était pas propice ou bien que la nuit enveloppait la cour de ferme de ces mystères et de ces nombreux bruits incertains. Il en fallait du courage pour affronter seul ce long chemin d'angoisse. Il n'était pourtant pas envisageable de se faire accompagner …
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Que j'eusse alors aimé souffrir d'une constipation chronique. Mais tel n'était pas mon cas et mes voyages incessants ne me permirent jamais de m'accoutumer à la sévérité des lieux. Je revois encore la porte que je n'ouvrais jamais sans un haut le cœur par anticipation. J'ai toujours en mémoire ce crochet ou s'empalaient des carrés de papier journal soigneusement découpés.
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C'était un temps où l'on ne gâchait pas, où rien ne devait se perdre. Le tas de fumier n'était pas loin, histoire sans doute de mêler hommes et bêtes dans la même impérieuse nécessité organique. C'était surtout là que finissait immanquablement le résultat de toutes nos visites intestines pour engraisser par la suite la terre nourricière ….
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Plus tard, bien plus tard, j'ai connu une joyeuse bande d'écologistes anarcho-utopistes. Ils avaient installé sur un monticule, bien en évidence devant la porte d'entrée de leur communauté, une tinette magnifique toute de bâches transparentes entourée. Il fallait ainsi démontrer son refus des normes bourgeoises et son désir de participer à la grande chaine naturelle …
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Chez mes oncles et tantes, la pudeur et la discrétion avaient leur place. La tinette était toujours à l'écart, bien opaque, bien close. Un crochet solide en barrait l'entrée quand un occupant y faisait son ouvrage. Nul ne se vantait de ce qu'il allait faire bien que chacun pût deviner ses intentions.
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Je me souviens encore d'une tinette plus pittoresque quoique sans doute moins soucieuse de la nature. Elle était, comme ses consœurs, tout au fond de la prairie. Il fallait même pour celle-ci parcourir plus de deux cents mètres qui, la nuit semblaient interminables. Elle était bien à l'abri d'un magnifique saule pleureur dont les branches allaient caresser les eaux du Loir.
Si la configuration extérieure de ce local secret était analogue à ceux que je fréquentais par ailleurs, il y avait une différence de taille dans la destination du dépôt intime que nous y faisions. Le trou plus béant ici que chez mes autres oncles, allait directement dans les eaux de la rivière. Naturellement, le créateur de cette magnifique installation avec tout à l'égout sauvage avait pris la sage précaution de placer cet édicule en aval de sa propriété.
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J'avoue même, bien des années plus tard, un certain plaisir auditif au petit bruit étouffé qu'accompagnait à chaque fois la libération de mes entrailles. C'est peut-être là que j'ai établi cette relation si intime avec les rivières. Que l'on veuille bien me pardonner ce récit personnel, évocation d'un temps pas si lointain où personne ne pensait alors fréquenter un lieu, qui bien des années plus tard, serait du dernier chic sous le nom plus glorieux de toilettes sèches.
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C'est pourtant avec quelques larmes aux yeux que je repense à toutes ces tinettes glorieuses qui accompagnèrent mes vacances d'alors. Voilà sans doute un billet qui ne restera pas dans les annales et pourtant je suis certain que beaucoup encore ont ce doux souvenir en tête.
Nostalgiquement vôtre.
J'avais pensé un moment percer un cœur dans la porte de la cabane de jardin mais de vieux souvenirs sont remontés à la surface ....
Chez notre voisin, dont la maison servait jadis d'école, l'étage étant réservé à l'instituteur.
Un instituteur avait écrit au crayon de papier, sur le mur du "cabinet", d'une magnifique écriture :
"Celui qui, de ses mains bâtit ce lieu d'aisance fit plus pour l'être humain que Doumergue pour la France"
MediasCitoyensDiois-AgencePresseLibertad

dimanche 29 juillet 2012

La Fin des Piscines ?


La baignade écolo dans des piscines 100% naturelles à ciel ouvert


Implantés au coeur de montagnes, de forêts ou de campings, les bassins de baignade biologique séduisent les collectivités, désireuses d'offrir à leurs visiteurs des piscines naturelles sans chlore ni produits chimiques, simplement nettoyées par les plantes.
Profitant de l'engouement pour le tourisme "vert", ces piscines en plein air, plébiscitées par les Allemands et les Autrichiens depuis plus de 20 ans, arrivent en France dans les zones rurales dépourvues de plans d'eau ou aux infrastructures vieillissantes.
Au lac des Sapins, la petite localité de Cublize, à une heure de Lyon, vient ainsi de se doter d'un bassin naturel de 8.000 m2, vanté comme la plus grande baignade biologique d'Europe, pour un coût de quatre millions d'euros.
"La baignade biologique est plus dans l'air du temps que la piscine au chlore", confirme Camille Béguerie, ingénieur paysagiste à Green concept, créateur de la baignade de Cublize, qui affiche 2.000 visiteurs par jour.
Le principe est simple: en perdant dans le bassin peau, sueur et cheveux, "les baigneurs apportent eux-mêmes la source de nourriture aux plantes qui régénèrent l'eau, sans aucun traitement chimique", explique-t-elle.
En moins de dix ans, ce cabinet d'architecture basé à Lyon a conçu les onze piscines naturelles publiques de France, dont Marsac (Creuse), Mont-près-Chambord (Loir-et-Cher), La Chapelle-Saint-Sauveur (Saône-et-Loire), ou encore à Saint-Chaffrey (Provence-Alpes-Côte d'Azur). Le cabinet annonce "au moins quatre projets" pour l'été 2013, notamment à Loon-Plage (Nord) ou près d'Angers (Maine-et-Loire).
"La qualité de l'eau du lac était trop aléatoire et on avait des problèmes d'algues. Quand le lac a eu 30 ans, en 2009, on a réfléchi à son évolution. En se basant sur ce qu'avaient fait d'autres communes, on a choisi l'option bio", explique Julien Fargettas, responsable du développement du lac des Sapins.
Réglementation en cours d'élaboration
Se fondant naturellement entre le lac et la forêt, la "baignade biologique", remplie d'eau du réseau public, est prolongée d'une zone de filtrage de 4 hectares, interdite à la baignade, où 38.000 plantes de la famille du roseau sont cultivées pour leurs vertus épuratrices.
Pionnière en la matière, la commune de Combloux, en Haute-Savoie, a inauguré la toute première baignade biologique de France en juillet 2002. A l'occasion de ses dix ans, elle en dresse un bilan "satisfaisant".
"C'est un produit qui a de lourdes contraintes, qui nécessite des tests d'eau réguliers et beaucoup d'entretien, mais on ne regrette pas. L'eau est plus douce, plus pure", explique Laurent Ancenay, directeur de l'office de tourisme.
En dix ans, seuls deux "incidents" ont nécessité plusieurs jours de fermeture pour permettre à l'eau de se régénérer. Car, ne bénéficiant d'aucune réglementation particulière, l'eau de baignade biologique est soumise à des tests bactériologiques stricts par les Agences régionales de santé, qui délivrent pour l'heure des autorisations pour un an renouvelable.
Selon Frédéric Le Louèdec, responsable Eaux et Santé à l'Agence régionale de santé (ARS) Rhône-Alpes, face au développement des baignades écologiques, une réglementation est "en cours d'élaboration au ministère de la Santé".
Réseau Diois Transition