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mercredi 26 juin 2013

Permis Préalpes dont " Diois Vercors Trièves " en suspend...


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Pas (encore) de rejet définitif de la demande par l’administration
La.presse.locale.annonce.le.rejet.de.la.demande du permis de recherche PreAlpes. Elle reprend probablement de bonne fois le titre très optimiste du communiqué de presse du député des Hautes-Alpes et vice Président de la Région PACA M. Joël GIRAUD « Delphine Batho confirme à Joël Giraud le rejet du permis d’exploitation des Préalpes concernant les Hautes-Alpes, relatif au gaz de schiste ». télécharger ici
Monsieur Giraud a bien voulu nous communiquer la réponse de la Ministre. Courrier ici Or celle-ci ne n’indique pas du tout que la demande de permis a été rejetée mais précise les modalités relatives à un tel rejet, lequel n’a pas été prononcé par l’administration. Tout au plus cette dernière émet-elle l’hypothèse du chemin que pourrait prendre cette requête.
Ce même courrier indique à nouveau qu’en septembre les demandes de permis visant le gaz de schiste ont fait l’objet d’un rejet. Or nous contestons que la totalité des demandes visant les gaz et huiles de schiste aient fait l’objet d’un rejet puisque la liste est fluctuante selon les époques.
champsaur-05Quelle suite ? L’administration n’a pas fini son travail. Le Ministère que nous avons contacté indique que le CGEIET ne s’est pas encore prononcé sur la recevabilité du dossier de demande. De leur côté les services préfectoraux et régionaux auraient déjà émis un logique avis défavorable sur le fond puisque le pétitionnaire ne fait pas mystère de son souhait d’aller chercher du gaz de schiste dans les sous-sols de notre région. LE CGEIET favorable à la recherche minière va-t-il retoquer l’avis de l’administration locale si celle-ci se prononce sur le fond avant d’avoir instruit la forme?
Comme le rappelle la Ministre dans son courrier, le 14 septembre le Président de la République annonçait "J’ai demandé à Delphine Batho, ministre de l’Ecologie, du Développement Durable et de l’Energie, de prononcer sans attendre le rejet de sept demandes de permis déposés auprès de l’Etat et qui ont légitimement suscité l’inquiétude dans plusieurs régions."  … qui ont légitimement suscité l’inquiétude dans plusieurs régions. Les annonces victorieuses de certains élus risquent de démobiliser les populations. Ceci n’est guère responsable au moment on l’industrie et le lobby pro gaz de schiste est en pleine offensive pour rendre les projets de recherche socialement acceptables.  
« Réseau Diois Transition Biovallée de la Drôme »
 

Une bonne nouvelle, une sur soixante neuf...

La ministre de l'Ecologie et de l'Energie Delphine Batho à sa sortie du conseil des ministres, à Paris, le 5 juin 2013Gaz de schiste: rejet d'une demande entre Corrèze et Dordogne

Paris - La ministre de l'Ecologie et de l'Energie Delphine Batho a indiqué mardi avoir rejeté une demande de permis d'exploration de gaz de shiste  par la société Hexagon Gaz pour une zone à cheval entre la Corrèze, la Dordogne et le Lot.
«Je confirme le rejet de la demande de permis dit de Brive», a déclaré à l'AFP la ministre, à la suite d'une information publiée par le journal La Montagne.
L'instruction de cette demande déposée en 2010 «arrive à terme», a indiqué la ministre, pour qui «la position du gouvernement est claire: c'est le refus de la fracturation hydraulique et l'application de la loi».
«Aucune demande de permis en cours d'instruction ne se présente ouvertement comme une demande pour le gaz de schiste ayant recours à la fracturation hydraulique, c'est l'instruction administrative qui permet de diagnostiquer la réalité des objectifs poursuivis», a expliqué Delphine Batho.
Dans la demande du «permis de Brive», «les couches géologiques visées ne peuvent pas correspondre à du gaz de houille, tel que la demande le prétend», a précisé Mme Batho, en soulignant la similarité avec les rejets des permis dit de Cahors et de Beaumont-de-Lomagne.
«De plus, l'opérateur Hexagon Gaz est une société basée à Singapour qui manque de références», a conclu la ministre.
Votée par le précédent gouvernement, la loi de juillet 2011 interdit, en raison de ces impacts environnementaux, la technique de la fracturation hydraulique, seule manière opérationnelle à ce jour d'explorer et d'exploiter les gaz de schiste.
MCD

dimanche 24 février 2013

Exporter nos saloperies....une bonne idées.



COMMUNIQUE DE PRESSE DES COLLECTIFS FRANÇAIS CONTRE LES GAZ ET HUILE DE ROCHE- MERE NON A LA PARTICIPATION DE LA FRANCE A LA RECHERCHE ET L’EXPLOITATION DES HYDROCARBURES DE ROCHE-MERE EN GRECE
Après que Laurent Fabius laissait entendre à quelques journalistes, le 17 janvier dernier, que la France entendait «signer un accord permettant des recherches françaises sur le territoire algérien dans le domaine de l'exploitation des gaz de schiste» (1), annonce qui a vivement fait réagir les Collectifs algériens, et français (2) opposés à la recherche et à l’exploitation des gaz et huile « de schiste » on apprend maintenant que la Grèce pourrait devenir le nouveau terrain d’expérimentation et d’extraction de cette ressource pour notre pays.
En effet, François Hollande, lors de sa visite en Grèce le 19 février a annoncé que « La Grèce a décidé un programme de privatisation », et que « les entreprises françaises seront présentes ». Dans la foulée le président de la République a proposé à la Grèce de louer à l'entreprise française DCNS (car la Grèce n'a pas les moyens de les acheter!) deux frégates FREMM, navires multi-fonctions à vocation de missions de souveraineté au large des côtes, dont on apprend par la presse grecque (3) et française (4) qu'ils seraient utile pour sécuriser la recherche de pétrole et du gaz dans la mer Égée, où Total a déjà des intérêts.
Les collectifs déplorent l’incohérence voire l’hypocrisie des autorités de notre pays, qui d’un côté interdisent la fracturation hydraulique sur le territoire - tout en autorisant des forages de recherche dans des couches géologiques ou des gisements d’hydrocarbures prétendument conventionnels dans notre pays – et prétendent mettre en route la transition énergétique pour échapper aux énergies fossiles, et de l'autre promeut et soutient dans un autre pays européen la recherche et l'exploitation des hydrocarbures de roche-mère.
En juin 2012 le premier ministre grec Antonis Samaras laissait entendre qu’un gisement de gaz naturel offshore pourrait résoudre les difficultés budgétaires grecques : d’après l’étude scientifique à laquelle il se référait, les réserves situées au large de la Crète pourraient avoisiner les 3.500 milliards de m3 de gaz, de quoi répondre aux besoins en gaz de l'Europe pendant plus de six ans, et un gisement de pétrole d'environ 1,5 milliard de barils. Des chiffres qui, naturellement, sont à confirmer et qui pourraient bien, comme cela a été le cas en Pologne, être revues à la baisse. Roland Vially, géologue, responsable de l'évaluation des ressources et des réserves d'hydrocarbures à l'IFPEN a d’ailleurs affirmé dans une conférence (5) que seulement 6% de ce volume était récupérable techniquement, il faut se demander où est la rentabilité financière de cette industrie. Quoi qu’il en soit, Athènes a lancé une procédure d'octroi de permis et a commandé des études sismiques pour préciser l'étendue des réserves d'hydrocarbures. Les résultats sont attendus mi-2013.
D’autres raisons nous poussent à dénoncer la volonté du gouvernement de participer à cette soit disant valorisation des ressources grecques :
* Toute recherche gazière ou pétrolière offshore en Méditerranée met gravement en péril l’équilibre de l’écosystème marin, et, de là, les ressources halieutiques, que ce soit dans les eaux françaises, en Grèce, ou ailleurs ;
* La Grèce est également connu pour être le pays européen concerné par le plus fort risque sismique, un risque qui serait amplifié par des forages et l’utilisation de la fracturation hydraulique ;
* Une pollution et une dégradation des eaux de baignade au large de la Grèce serait une catastrophe pour l’économie touristique de la Grèce
* De fortes tensions sont à craindre avec les pays voisins (Albanie, Turquie, Chypre, etc.) dans l’hypothèse de la valorisation de ces ressources sous marines…
Nous refusons donc de voir notre pays participer à la curée de ce pays, berceau de notre civilisation, en grande détresse économique et sociale, au mépris de la population grecque qui, cet hiver, se chauffe, au sens strict, de tout bois voire de déchets divers. Aucune étude n’a réussi à prouver jusqu’à maintenant que l’exploitation des hydrocarbures de roche mère était en mesure d’aider les habitants d’un pays, quel qu’il soit, à lutter contre la pauvreté de sa population. La situation aux Etats-Unis en est un exemple flagrant.
Pour l’ensemble de ces raisons, nous dénonçons le cynisme du gouvernement français, et affirmons notre solidarité au peuple grec.
Le 24 février 2013
Non-au-gaz-de-schiste-permis-préalpes-réseau-diois 
(3) le quotidien grec Kathimerini