mardi 24 avril 2012

Fête des Jardins dans la Biovallée drômoise ces 2 et 3 juin 2012


Le printemps avance dans les jardins potagers…
En apparence, les jardins semblent plus assoupis que jamais. Pourtant, on voit poindre quelques pousses vertes, quelques bourgeons et fleurs : primevères, violettes, etc…: le printemps n'est pas loin, et avec lui arrive toute une année de récoltes, de découvertes et de labeur. Pour bien s'y préparer, voici quelques conseils avant l'arrivée de la belle saison...
«Pour l’instant, c’est surtout l’heure du bilan, avant que tout se remette en route. Avant de vous précipiter sur vos outils, prenez le temps de vous promener dans votre jardin, de regarder autour de vous, de voir ce qui a pu souffrir du gel (les poireaux et choux ont eu quelques difficultés cette année avec deux semaines très froides, jusqu’ à moins 24 °C dans le Diois), ce qui doit être élagué, redressé ou protégé.» Voilà les premiers conseils de Denise, jardinière. Commencez à réfléchir à la façon dont vous allez organiser vos plantations: où ira chaque type de légume? De combien de place aura-t-il besoin? Comment les rotations se feront-elles?
Ensuite, il est temps de préparer vos semences: si vous utilisez les graines de vos récoltes passées, vous pouvez simplement les sortir et vous assurer qu’elles sont encore en bon état ( dans un sachet sec et sans vermine) . Si vous commandez vos semences, vous passerez certainement un agréable moment à parcourir les catalogues en calculant le nombre de sachets dont vous aurez besoin. Si vous êtes tenté par l’aventure des légumes anciens, vous pouvez consulter des associations spécialisées comme Kokopelli. Vous avez sans doute fait vos achats au Salon Primevère ce Week-end à Lyon ou  il était présents…
Après le bilan, le travail!
Certains vous diront qu’il est temps de bêcher ou grelliner la terre du potager. Pourtant, de plus en plus de jardiniers sont intéressés par des formes de culture moins invasives. Ils s’accordent à dire que bêcher n’est pas forcément une bonne chose. Il suffit d’«aérer» un peu la terre, c’est-à-dire d’en briser la croûte supérieure sans la retourner: cela ne chamboulera pas l’écosystème sous terre, et assèchera moins cette dernière.
Vous pouvez aussi commencer à réchauffer un peu de terre en intérieur pour pouvoir y planter vos premières semences: salades, poireaux ou poix.  Les plants de tomates, choux et piments, poivrons devrons êtres fait sous serre ou à l’intérieur ( au chaud pendant un bon mois).   Cela leur donnera l’occasion de se fortifier un peu avant d’être replantées. Certains ne jurent que par les étapes progressives: plusieurs rempotages avant d’être mis à l’extérieur. D’autres plantent presque toutes leurs semences directement dans le jardin. A vous de choisir! Quelle que soit votre méthode, avant de procéder aux premières plantations, pensez à sortir de terre les dernières récoltes de l’hiver: salades d’hiver, poireaux, carottes et navets restés en terre…
Enfin, le plus agréable pour la fin: le compost! Denise rappelle qu’il «doit être entièrement retourné (aération + mélange + humidité + vérification de l’ état), le mieux étant d’avoir un deuxième bac dans lequel vous pouvez simplement le transférer. Ou bien, si vous ne l’avez pas encore fait durant l’automne, vous pouvez vider entièrement votre compost et le répandre dans tout le jardin.» Vérifiez aussi vos bacs de feuilles mortes récoltées pendant l’automne et vos toilettes sèches, si elles ont deux ans de compostage. Si elles sont compostées à l’écart, elles offriront l’humus le plus riche et le plus léger.
Spécial
Mais n’oublions pas qu’un petit nombre d’entre nous doit se contenter d’un balcon pour satisfaire son âme de jardinier! La démarche est alors plus ou moins la même, mais à une échelle bien plus réduite. C’est aussi l’occasion de faire un petit nettoyage de printemps avant que les pots ne se multiplient et ne s’alourdissent: balayer, nettoyer ou réorganiser l’espace…Il est petit mais les tâches ne manquent pas! Mieux demandez une parcelle aux Jardins de L’Aube, du Perrier, de l’Hôpital à Die …ou une parcelle municipales dans votre commune.
Les débutants peuvent aussi commencer un petit compost: il suffit d’avoir plusieurs petits bacs ainsi que des vers, qui se chargeront de réduire nos déchets organiques en engrais. Côté  plantation, on peut opter pour des espèces végétales qui pousseront bien en pot: laitue, radis, tomates cerise, herbes aromatiques…
Voilà, les préparatifs sont faits. Ne reste plus qu’à reprendre son souffle avant le marathon de la saison chaude. Puis de profiter des fruits de son labeur. A l’heure de la mode locavoriste, on ne peut pas faire de circuit plus court! Toujours convier ses voisins au jardin, mettre des fleurs pour la beauté des yeux, gardez un coin pour les enfants et  inviter aussi les personnes âgées avec leurs souvenirs…L’épouvantail est obligatoire dans la Biovallée pour repérer les jardins ouverts et visitables.
Ecologie au Quotidien
DIE, Rhône-Alpes, France
Le Chastel 26150 DIE
Tel : 04 75 21 00 56       
Oui cela fait 8 ou 9 mois que l'on discute avec Hervé Bruyère de Transition Val de Drôme de faire fleurir cette  journée " De Jardin en Jardins"...
Que 1000 jardins s'épanouissent dans la Biovallée ....avec une visualisation des Jardins ouvert avec un épouvantail.
C'est une idée collective...de valorisations des jardins.
Une démarche que chacune et chacun peut s’approprier avec facilité.
C'est une démarche de Transition pour une autonomie alimentaire. Et une  douceur de vivre...
C'est le plaisir de retrouver le lien sensible à la vie et à la beauté... Et
la lenteur.
Une belle occasion de se retrouver les Crestois et les Diois... fraternellement.
C'est un partenariat avec déjà le « Réseau Diois Transition », « Transition Val de Drôme », la « MJC Nini Chaize » et « Ecologie au Quotidien ».
 C'est une en ce moment un lien avec « Aire-Trésor-Trampoline » et les « Potagers Rares » de Die pour un Rendez vous spécifique le samedi 09 Juin 2012
Réseau Diois Transition
Chastel
26150 Die

lundi 16 avril 2012

Diois Transition et Vallée de la Drôme Transition...Ensemble ?


Manuel de Transition
De la dépendance au pétrole à la résilience locale
Rob Hopkins ;
Préface de Serge Mongeau, Collection Guides Pratiques. Que seraient nos sociétés sans pétrole ? Brutalement métamorphosées… Plus d’ordinateurs, plus de nourriture des quatre coins du monde, plus de voitures ni d’avions, plus de plastique ; nous devrions rapidement réapprendre à produire un nombre incalculable de choses pour assurer notre survie. Mais serions-nous capables d’une telle autonomie ?
Ce scénario catastrophe est loin d’être paranoïaque. Il représente au contraire un avenir proche que nous devrons affronter tôt ou tard. Car allié aux changements climatiques, le pic pétrolier (la fin d’un pétrole abondant et peu cher) exige un changement draconien de nos habitudes de vie, une Transition énergétique qui mettrait fin à notre vulnérabilité collective. Comme nos gouvernements refusent de prendre les mesures qui s’imposent, il nous revient à nous, citoyenNEs, de prendre l’initiative et de nous préparer.
C’est ce que propose ce Manuel de Transition, outil révolutionnaire et inspirant, entièrement consacré aux solutions pour construire dès maintenant des sociétés écologiques et résilientes, capables de s’adapter aux catastrophes que constituent le pic pétrolier et les changements climatiques. Enfin traduit et adapté en français, ce livre accessible, clair et convaincant expose tous les outils, les détails pratiques et les étapes nécessaires pour préparer l’avenir en diminuant radicalement les besoins énergétiques à l’échelle de sa communauté.
Déjà, des milliers d’Initiatives locales ont démarré leur processus de Transition. Planter des arbres fruitiers, réapprendre à la population à cultiver un potager, développer la résilience, réorganiser la production énergétique, développer le transport actif, réapprendre les savoir-faire que nous avons oubliés, telles sont, entre autres, les nombreuses actions concrètes que les citoyenNEs peuvent réaliser au sein de leur village, leur ville, ou leur quartier.
Vous tenez entre vos mains un outil de changement incroyable… Alors, on commence quand ?
Que seraient nos sociétés sans pétrole ? Brutalement métamorphosées… Plus d’ordinateurs, plus de nourriture des quatre coins du monde, plus de voitures ni d’avions, plus de plastique ; nous devrions rapidement réapprendre à produire un nombre incalculable de choses pour assurer notre survie. Mais serions-nous capables d’une telle autonomie ?
Ce scénario catastrophe est loin d’être paranoïaque. Il représente au contraire un avenir proche que nous devrons affronter tôt ou tard. Car allié aux changements climatiques, le pic pétrolier (la fin d’un pétrole abondant et peu cher) exige un changement draconien de nos habitudes de vie, une Transition énergétique qui mettrait fin à notre vulnérabilité collective. Comme nos gouvernements refusent de prendre les mesures qui s’imposent, il nous revient à nous, citoyenNEs, de prendre l’initiative et de nous préparer.
C’est ce que propose ce Manuel de Transition, outil révolutionnaire et inspirant, entièrement consacré aux solutions pour construire dès maintenant des sociétés écologiques et résilientes, capables de s’adapter aux catastrophes que constituent le pic pétrolier et les changements climatiques. Enfin traduit et adapté en français, ce livre accessible, clair et convaincant expose tous les outils, les détails pratiques et les étapes nécessaires pour préparer l’avenir en diminuant radicalement les besoins énergétiques à l’échelle de sa communauté.
Déjà, des milliers d’Initiatives locales ont démarré leur processus de Transition. Planter des arbres fruitiers, réapprendre à la population à cultiver un potager, développer la résilience, réorganiser la production énergétique, développer le transport actif, réapprendre les savoir-faire que nous avons oubliés, telles sont, entre autres, les nombreuses actions concrètes que les citoyenNEs peuvent réaliser au sein de leur village, leur ville, ou leur quartier.
Vous tenez entre vos mains un outil de changement incroyable… Alors, on commence quand ?
Claude Veyret
Prochaine réunion en mai 2012 (en attente le lieu et la date) coorganisée par l’ Ecole de la Nature et des Savoirs(Franck Lepriol) , les amanins (Isabelle Peloux) et Ecologie au Quotidien (Claude Veyret). 

jeudi 5 avril 2012

Diois : Relocaliser l' épargne, solidairement et éthiquement...


 Relocaliser l’Epargne Solidaire et/ou Créer une Monnaie Locale Complémentaires (MLC) .  Synthèse de L’Atelier Citoyen 3  dans le Forum ouvert  de Die, ce Lundi  06 Février 2012 animé par l' École de la Nature et des Savoirs ( Franck LePriol), les Amanins ( Michel Valentin) et Écologie au Quotidien (Claude Veyret).
Emergence d’un collectif sur la Relocalisation de l’ Epargne.
- Réunir acteurs autour d’une table : lister les initiatives existantes pour les coordonner ( SEL-Système d’échange Local, MLC, JEU, etc…).
- Envoyer des rapports de méthodologie entre projets existants.
- Participer aux réunions, s’informer.
- Partager des expériences d’habitats groupés (Versant épargne).
- Présenter un projet commun.
- Relocaliser la Nef, Faire un groupe local.
- Entreprendre des actions pédagogiques, sensibiliser.
- Actions de sensibilisation auprès des politiques, des agriculteurs
- Etudier des passerelles entre des systèmes démonétarisés ( JEU,…)
- S’inspirer des Monnaies Locales Complémentaires en France, à l’étranger
- Prendre contact avec intéressés d’un futur projet au niveau local
- Pédagogie
- Création d’un évènement pédagogique de sensibilisation (1 jour ou ½ journée)
- Création d’un email d’information co-signé par initiatives locales
- Liste des mails de personnes intéressées par la MLC
Aller vers la « concrétude »
- Se mutualiser autour de la Carte Biovallé® de l’ Ecole de la Nature et des Savoirs (actuellement re-toqué par la Communauté des Communes du Diois).
- Présenter visuels (Affiches, Tracts, etc.…) dans des endroits de passages pour informer sur des conférences, mouvements en Transition, etc…
-Choisir une initiative comme point de départ : MLC, JEU, Klub terre, Carte-Agir Biovallée, SEL, Fond d’ Epargne Solidaire associatif.
- Récolte de Fonds auprès des Intéressés.
- Créer un document de présentation pédagogique.
- Etudier réellement les besoins pour une système alternatif.
- Eviter les parachutages de solutions extérieures : SOL,etc
-Créer un évènement Local de 2 ou 3 jours sur les Monnaies Locales Complémentaires  (idem de Romans ou Villeneuve sur Lot).
- Rapprochement Klub-Terre.
- Organiser projection de films.
- Visite de Conseils Municipaux…
- Consulter les sites internet de la « Mesure » de Romans sur Isère, riche en Informations.
- Création d’un Email d’information cosigné par les Initiatives Locales.
Sites :
- école nature savoirs : http://www.ecolenaturesavoirs.com/
- écologie au quotidien de Die : http://www.ecologieauquotidien.fr/
- Habiterre en Diois : http://www.habiterre.org/
- la mesure de Romans : http://monnaie-locale-romans.org/
- L’abeille de Villeneuve : http://www.taoaproject.org/?p=1583
- Klub Terre : http://klub-terre.com/
- Les Amanins : http://www.lesamanins.com/
- Violette de Toulouse : http://www.sol-violette.fr/
- Ville en Transition : http://villesentransition.net/
-Jardin Universel d’ Echange : http://jeu.vingrau.free.fr/

Les monnaies sociales en Rhône-Alpes, une valeur en hausse : 
A bientôt pour une rencontre et un dialogue à Die …

vendredi 2 mars 2012

Vivre la Transition énergétique dans la vallée de la Drôme...


Transition Val de Drôme
transitionvaldedrome@gmail.com
Que pouvons-nous faire au niveau individuel et collectif pour amorcer une descente énergétique et diminuer notre dépendance aux énergies?
Le collectif TRANSITION Val de Drôme vous convie au second volet d’une série de rencontres dédiées à la prise de conscience et à l’échange.
Chapitre II:
Energie; Conférence-débat autour du scénario négaWatt 2011
à la salle des Acacias à Crest, jeudi 8 mars à 20H.
Avec Christophe Plantier, membre de l'association Négawatt et ingénieur thermicien chez Enertech. Entrée libre.
NégaWatt oeuvre pour l’économie et la restructuration de l’énergie dans notre société. Composée d’experts, cette association travaille depuis 2003 à l’élaboration d’un scénario réaliste descente énergétique.
Le collectif Transition Val de Drôme s’inscrit dans la mouvance des Villes en Transition (villesentransition.net). La Transition en question est le passage « de la dépendance au pétrole à la résilience locale ». Vous serez invités à imaginer et créer un avenir meilleur et moins vulnérable devant les crises écologiques, énergétiques et économiques. A l’instar de centaines de villes qui ont débuté leur processus de Transition, nous agirons ensemble pour:
-réduire la consommation d'énergie fossile
-reconstruire une économie locale vigoureuse et retrouver un bon degré de résilience (capacité d’adaptation suite à un choc)
-acquérir les qualifications qui deviendront nécessaires.
Pour recevoir plus d'articles et d'infos locales sur la transition, répondez à ce mail avec pour objet : invitez-moi!
Pour ne plus recevoir de mails de cet expéditeur, répondez à ce mail avec pour objet : désinscrivez-moi!
A très bientôt!
Collectif Transition Val de Drôme
transitionvaldedrome@gmail.com
Réseau Diois Transition

mercredi 25 janvier 2012

Die 26150 : "Rencontres de l' Ecologie au Quotiden" 2012 ... (J+5 )

Les Rencontres de l'Ecologie au Quotidien auront lieu à Die du 21 janvier au 12 février. Lors d'une interview au Journal Du Diois et de la Vallée de la Drôme (JDD), Anne Tesson, la coordinatrice de l'association nous présente la 10e édition.( Photos : 3 des organisateurs des Rencontres de Die : Jacques M., Marco P. et Anne T.)
JDD : Quel est le thème cette année ?
Anne Tesson : Le thème des 10èmes Rencontres de l’Ecologie est «   Vivre la transition, énergétique, économique, sociale »
JDD, Sylvaine Laborde-Castex : Vivre la transition, qu'est-ce que cela signifie ? C'est s'adapter au changement ?
Anne Tesson : Vivre la transition, c’est se préparer maintenant et ensemble à la fin du pétrole abondant et peu cher et aux changements climatiques. Cela nécessite de changer notre façon de penser, notre mode de vie quotidien et de ressouder nos solidarités. Il est urgent de réduire notre impact écologique et des solutions simples à mettre en œuvre existent : produire, distribuer et consommer localement, réduire notre consommation d’énergie et nos émissions de CO2, développer les énergies renouvelables, et surtout de réapprendre à faire ensemble…
JDD : Quels sont les invités phares de l'édition 2012 ?
Anne Tesson : Pour nous, tous les invités aux Rencontres de l’Ecologie sont importants et abordent des thèmes complémentaires : l’écologie environnementale avec des tables rondes sur « Sortir du Nucléaire » (Michèle Rivasi), « les produits chimiques, notre poison quotidien » ( Marie-Monique Robin), « l’agriculture est malade, soignons la politique agricole commune » ( Geneviève Savigny), «  la biodiversité sur notre territoire » ( Gilbert David), l’écologie intérieure avec des interventions sur la communication non-violente ( Thomas d’Ansembourg), « Clé vers l’autoguérison » (Marie-Lise Labonté), « la maladie cherche à me guérir » ( Philippe Dransart) et l’écologie sociale  avec «la puissance des pauvres» ( Majid Rahnema), «les nouveaux collectifs citoyens » ( Ivan Maltcheff), «  Face à la crise, développer des autonomies ( Brigitte et Patrick Baronnet) et «  Crise économique et crise sociale : Sortir du Mur » ( Patrick Viveret). La diversité de l’offre est garantie de l’ouverture et  de pédagogie…
JDD : La programmation n'est plus seulement limitée à Die et ses environs mais s'étend sur toute la vallée. Est-ce une réelle volonté d'investir le territoire de Biovallée ?
Anne Tesson : Les initiatives prennent forme sur le territoire depuis de nombreuses années et ont donné naissance à la Biovallée qui soutient des projets qui vont dans le sens de l’agriculture biologique, de l’éco-construction, des énergies renouvelables, de l’économie sociale et solidaire et la démocratie participative, dont le nôtre. Il est important de se relier sur le territoire de la Biovallée afin d’impulser des projets et co-construire des actions.…Beaucoup d’initiatives et de créativités viennent de la société civile, du monde associatif et d’entrepreneurs conscients de cette nécessaire transition. 
JDD : C'est un programme co-construit ?
Anne Tesson : En effet le programme est co-construit avec toute personne qui a envie de participer à l’organisation des Rencontres de l’Ecologie et les réunions sont donc ouvertes à tout le monde. Un réseau important d’associations, de personnes motivées par l’émergence d’une société plus humaine et  respectueuse du vivant participe à la construction du programme des Rencontres de l’Ecologie et aux actions des « 4 saisons d’Ecologie au Quotidien » tout au long de l’année.
JDD : Comment qualifiez vous les Rencontres de l'Ecologie : c'est un lieu écolo où il faut être spécialiste de l'environnement, avoir la fibre naturelle pour participer ou est-ce que l'on peut venir comme un simple novice ?
Anne Tesson : Les Rencontres de l’Ecologie s’adressent bien-sûr depuis le début à toutes les personnes qui désirent s’informer, débattre, rencontrer d’autres personnes, échanger des idées, présenter des projets… C’est un lieu convivial où il est possible de discuter à l’espace buvette ou restauration, découvrir des livres à l’espace librairie, prendre ou déposer des objets dans la zone de gratuité ou danser lors des soirées bals ou concerts.
JDD : Les Rencontres de l'Ecologie au Quotidien abordent plusieurs thèmes, proposant des conférences scientifiques, mais aussi des ateliers, des rencontres. Cette volonté d'éclectisme est-elle la marque de fabrique des rencontres de l'Ecologie au quotidien?
Anne Tesson : Dans Rencontres de l’Ecologie, le mot «Rencontres » est aussi important que le mot «  Ecologie ».  En proposant différents thèmes, différents publics sont amenés à se croiser, à échanger, à faire tomber des à prioris et à construire éventuellement des projets ensemble. Beaucoup de nouveaux arrivants dans le Diois se créent un réseau d’amis et s’intègrent rapidement sur le territoire. Des solidarités se développent ainsi que des projets communs : habitats partagés, jardins collectifs, groupes transition dans la Biovallée, maisons en éco-construction, réseau de semences, groupement d’achats, co-voiturage… Les Rencontres de l’Ecologie impulsent voire accompagnent l’émergence de projets qui volent ensuite de leurs propres ailes.
JDD : Vous abordez aussi des thèmes d'actualité ? En 2011, l'année a été riche sur le plan de l'actualité environnementale avec le débat autour de la prospection des gaz de schiste, la catastrophe de Fukushima, comment revenez-vous sur ces sujets ?
Anne Tesson : L’actualité nous montre quotidiennement que nous devons changer notre relation à la nature et à l’autre si nous ne voulons pas multiplier les catastrophes et mettre en danger le vivant sur la planète. Nous proposons des tables rondes sur les sujets des gaz de schistes et du nucléaire, des crises économiques et sociales en partageant différentes visions afin que les participants se fassent leur propre opinion. Tchernobyl nous avait déjà alerté sur une indispensable transition énergétique, Fukushima est un rappel dramatique et nous ne devons pas attendre le prochain accident pour sortir rapidement du nucléaire. La prospection des gaz de schiste, en polluant l’eau, l’air et  la terre, détruirait irrémédiablement nos territoires ruraux. Il est donc urgent d’agir pour mettre en place une autonomie énergétique et des alternatives en énergies renouvelables.

JDD Dans le même sens, vous revenez également avec la présentation du film de Christian Rouaud "Tous au Larzac", sur le combat du Larzac, l'une des plus longue et opiniâtre bataille politique et militante menée en France, dans le sillage de mai 68, une bataille qui aujourd'hui est en quelque sorte d'une retentissante actualité avec la lutte des indignés. Est-ce aussi important pour "les Rencontres" d'éveiller les consciences ?
Anne Tesson : C’est Kate Savalle du Cinéma Le Pestel qui nous a proposé de projeter ce film qui vient de sortir et nous pensons en effet que ce sera l’occasion d’échanger sur cette crise sociale qui traverse la planète et qui a pris forme dernièrement avec les indignés qui ne représentent que la pointe de l’iceberg. C’est une révolution de la conscience qui se vit actuellement à travers le monde et la situation dans laquelle se trouvent l’humanité et la planète nous demande d’être plus résilients, créatifs, solidaires, de privilégier l’être à l’avoir, de sortir de la surconsommation en nous dirigeant vers une sobriété heureuse.
La lutte du Larzac est une lutte symbolique et exemplaire qui nous montre que nous pouvons renverser certaines situations qui paraissent irréversibles. Il n’y a pas de fatalité.
JDD : Cette année, les Rencontres de l'Ecologie vont fêter leur 10 ans, quelles évolutions, quel bilan pouvez-vous faire ?
Anne Tesson : Les Rencontres de l’Ecologie informent depuis dix de l’impact de notre mode de vie sur la santé, l’environnement, la société et le vivant et proposent des alternatives à travers des conférences, des débats, films, ateliers, visites de sites... Les citoyens font ainsi évoluer leur mode de consommation qui a un impact direct sur l’économie locale.
A travers les Rencontres, nous avons créé un espace où des milliers de personnes viennent échanger, se nourrir, se relier pour avancer dans un mode de vie plus responsable, plus respectueux de l’autre et du vivant.  Pendant 10 ans, un réseau d’associations, de citoyens s’est tissé sur le territoire et au niveau national  et s’enrichissent mutuellement, oeuvrent sur des projets partagés et transforment leurs territoires. Chaque fois que chacun de nous fait un pas, c’est toute la société qui avance. La Biovallée offre un terreau propice pour des initiatives de transition et chacun de nous peut y participer.
JDD En pratique "les Rencontres de l'Ecologie" comment cela se passe ?
Anne Tesson : Les Rencontres de l’Ecologie se déroulent du 21 janvier au 12 février 2012 dans la Drôme et du 27 janvier au 7 février dans la Salle Polyvalente de Die avec des conférences, débats, films, ateliers pratiques, découverte ou d’échanges, visites d’éco-sites ouverts à tous. Un EcoPass de 25€ donne accès à toute la manifestation exceptés les spectacles, concerts, ateliers pratiques et films du Cinéma Le Pestel. Il existe aussi des tarifs par intervention avec un tarif réduit pour les petits budgets. Les intervenants et bénévoles sont accueillis en hébergement citoyen et nous sommes actuellement à la recherche d’autres hébergements pour des visiteurs qui ne trouvent pas de logements sur Die. Pour fêter les 10 ans des Rencontres, cette année, nous invitons les artistes qui le désirent à exposer une de leurs œuvres dans la salle polyvalente et nous réaliserons une affiche les présentant toutes. Le lundi 6 février, un Forum Ouvert est organisé afin que les citoyens et associations viennent présenter et relier leurs idées,  projets ou actions. D’autres temps forts ont lieu dans l’année sur l’éco-construction, la Journée de la Terre et la relocalisation de l’économie avec la création d’un Groupe Transition pour créer une Monnaie Locale Complémentaire et toute personne intéressée peut y participer. Le programme des Rencontres de l’Ecologie et des actions de l’association sont consultables sur le site : www.ecologieauquotidien.fr ou au 04 75 21 00 56.
Sylvaine Laborde-Castex
Journal Du Diois et de la Vallée de la Drôme (JDD)
Avenue de la Clairette
26150 Die

lundi 13 février 2012

Des Rencontres Citoyennes sous le signe de l' égalité et la fraternité....

Inauguration officielle: " une vallée  en Transition"
Introduction engagée pour le représentant du maire de Die Georges Berginiat, c’est Noël Desroche  qui louait "le travail  de l'association Ecologie au Quotidien depuis dix ans dont on ne voit pendant ces 22 jours, un travail qui a commencer alors que seuls les scientifiques écrivaient sur le réchauffement climatique et quelques lanceurs d'alerte comme Ecologie au Quotidien sensibilisait la population. Mais c'est aussi un travail toute l'année de tri de déchet ou de préservation des eaux qui nous incombe à tous ".Didier Jouve, du Conseil Régional pointait " la qualité de territoires qui se mettent en route  sur des enjeux de société majeur et les associations leviers incontournables pour avancer dans un accompagnement et un partenariat avec les collectivités territoriales et une formation à l' ecocitoyenneté. l' importance que la Région accordait à ce territoire Diois dans la perspective d' une Biovallée ou les initiatives , les entreprises, les créateurs qui s' engagent sur une qualité dans leur travail seront accueilli, aidés, accompagnés. Un pays attractif par la qualité d'un développement en résonance avec les richesses locales. Ici on innove, ici un ensemble de gens sont sensibilisés, ici on expérimente des alternatives". Annie Agier, élue régionale,  souriait " à la conjonction d’ un territoire qui initie une dynamique écologique sur toute la vallée traduite par cette labellisation Biovallée, mais qui n’est pas qu’ une aide financière mais aussi un engagement citoyen .  Anne Tesson la Coordinatrice et porteur de projet des Rencontres de Die évoquait « une écologie ouverte et généreuse comme à Die, loin des catastrophismes et culpabilisations ou le mot rencontre est aussi important que écologie, et où la transition vers d’autres valeurs humanistes, citoyennes et écologiques est déjà palpable ». On notait de nombreux élus municipaux du Diois et des responsables associatifs de la Drôme. Claude Veyret, un des coordinateurs, notait l'importance dans ces jours de fatalisme, de se rencontrer, d'échanger, de débattre et de réfléchir ensemble au cœur de l’hiver à ce que l'on va faire demain dans ce pays ou l'on a choisi de vivre. Réfléchir sur l'écologie, l'aménagement du territoire, la démocratie, le lien social et la solidarité car tout est enchevêtré. Et tout cela dans une transition douce et conviviale". Anne Tesson, chargée de mission de l'association remerciait les collectivités territoriales, les entreprises, les association (60 partenaires fidèles) qui oeuvrent sur ce projet et ces actions…et appelaient les 75  bénévoles présents  de l'association (sur cent)  à la rejoindre dans une joie  partagée. Après un spectacle de clown de Jacques Laris, la clairette et le buffet bio attendait les 300 invités.  

dimanche 22 janvier 2012

Die 26150 : "Rencontres de l' Ecologie au Quotiden" 2012 ... (J+3 )


Dymois
En regardant par la fenêtre l’ hiver diois avec ses arbres dénudés, ses gelées matinales, sa lumière douce et son horizon de montagnes bleues, il est difficile de croire que nous nous trouvons à l’aube de grands changements. La vie est en fête et même pour nous àEcologie au Quotidien, ayant sous les yeux le dernier rapport annuel de l’Agence Internationale de l’Énergie qui annonce le déclin de la production pétrolière pour 2010-2012, il est difficile d’admettre que les choses puissent aller autrement. Tout est si paisible.
Pourtant, nous le sentons tous plus ou moins confusément : le monde doit changer. Avec un réchauffement climatique dont l’accélération surprend les scientifiques, nous savons que nous n’avons plus d’autre choix que de diminuer nos émissions de CO2 de 80 % d’ici 2050. Difficile d’imaginer la mutation technologique et les transformations que cela représente, mais ce sera certainement considérable. D’autant que si l’Agence Internationale de l’Energie ne se trompe pas, ce n’est pas d’ici 2050 que ces bouleversements vont se produire, mais d’ici 2020. Car si l’énergie devient très chère et même insuffisante, un futur de haute technologie où notre vie sera peu différente de maintenant devient hautement improbable. À côté de la technologie, des changements de mode de vie seront inévitables.
C’est donc bien une transition qui commence, vers un monde moins émetteur de CO2 et consommant moins d’énergie. Il est difficile de se représenter à quoi ressemblera notre vie à l’issue de cette mutation, mais on peut déjà entrevoir une chose : les déplacements seront devenus si chers que non seulement les voyages lointains seront un luxe, mais on ne pourra plus s’offrir de pommes du Chili, ni même de jouets chinois. L’économie se relocalisera, nous dépendrons plus de nos ressources et de notre production alimentaire locales, les échanges seront plus locaux. Des industries qui avaient disparues, délocalisées, renaîtront.
Mais comment se prépare-t-on à une telle transition profonde et rapide ? Comment en amortir les conséquences économiques et sociales et tirer au mieux parti des nouvelles opportunités ? Que signifie une vie plus locale ? Qu’est-ce que cela signifie pour nos productions alimentaires, dépendantes d’engrais chimiques qui sont des sous-produits pétroliers et seront devenus hors de prix et moins disponibles ? Qu’est-ce que cela signifie pour nos métiers, nos emplois, notre vie sociale, pour l’avenir de nos enfants et des jeunes adultes ?
Au Royaume-Uni, des groupes de citoyens et des municipalités ont déjà commencé à préparer leur transition. Leur expérience a donné naissance au concept de transition, qui repose sur deux piliers : réduction des émissions de CO2 et des consommations d’énergie et relocalisation progressive des activités, par la création de circuits commerciaux à courte distance et de monnaies locales, complémentaires de la monnaie nationale et destinées à favoriser les échanges et les emplois locaux. Mais la démarche vise en premier lieu à créer des ponts entre les citoyens, les élus, les entreprises, les associations, les agriculteurs pour imaginer ensemble les solutions dont chaque région a besoin suivant son contexte et ses aspirations. Il s’agit d’apprendre ensemble à préparer le monde de demain plutôt que de subir les bouleversements à venir.
Il n’existe pas de réponse toute faite et Ecologie au Quotidien n’en a pas à proposer de toutes faites. C’est à nous de la trouver tous ensemble. C’est pourquoi nous invitons les citoyens, élus, agriculteurs, entreprises et associations du Diois à préparer dès aujourd’hui la transition qui nous attend, que nous le voulions ou non. Nous allons au fil de ces 22 jours vous faire part des pistes que nous essayons personnellement d'expérimenter et que d'autres mettent en œuvre, ici ou ailleurs.
Lundi 23 janvier                                                                                    
- Saillans 26- Local Associatif l’Oignon- 55 Grand Rue
20h Le Point sur les OGM
Mutantes ou Transgéniques les nouvelles plantes de l’Agrobusiness
Marie-Aude Cornu- Association Rés'OGM Info
Mardi 24 janvier                                     Terre Solidaire
- Crest 26-Salle des Acacias – Crest-chemin des Acacias
20h Film-Débat  Coltan : du sang dans nos portables
Comment notre vie quotidienne repose sur le pillage de l’Afrique
Survie, les Amis de la Terre 26
- Die- Restaurant le Tchaï-Walla-8 rue Joseph Reynaud
19h Les plantes sauvages et leurs usages traditionnels dans la Drôme. Grégori Lemoine, ethnobotaniste, et Vincent Delbecque, pharmacien
20h30 Repas Bio thématique  Sur Réservation : 04 75 21 00 94
Mercredi 25 janvier                         Fêter le Vivant
- Saillans- LocalAssociatif l’Oignon
10h et 17h30 Atelier Découverte Le Jeu de Peindre (de 4 à 99 ans)
Jouez avec les couleurs et laissez s'exprimer votre spontanéité au sein d'un groupe intergénérationnel. (Sur inscription au 04 75 21 41 44) . Audrey Benhamou
19h Soupe Participation Libre
20h La Spiruline, l’algue bleue de santé
Film-Débat autour de la culture de la spiruline artisanale
Emilie Mendès - Ferme La Pimpreline
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Die, Café Le Voltaire – 81 rue Camille Buffardel
15h Rencontre Littéraire Mémoires de Soies
L’histoire des magnaneries et des soieries de Saillans
Maguy Ailliot et des témoignages de salariés qui ont vécu cette saga industrielle 
- Baradie-rue Emile Laurens, 20h30 Spectacle La légèreté de l'être
Poésie, contes, musique ancienne, chants du monde (6€)
Richard Morin et Myriam Satre
Jeudi 26 Janvier                            Le Champ des Poètes     
- Die - Cinéma Le Pestel
20h30 Film  Bovine de et avec Emmanuel Gras
Plongée muette dans l’univers de vaches aux prés : une ode au monde animal avec Jocelyne Porcher, chercheur au CNRS, Alain Boutonnet et des éleveurs du Diois.
Ecologie au Quotidien
DIE, Rhône-Alpes, France
Le Chastel 26150 DIE
Tel : 04 75 21 00 56