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dimanche 1 mars 2015

On gaspille 50 % de la nourriture.



Cette année la météo a été très bonne pour les pommes de terre.
Résultat: une récolte en hausse de 17% et presque 500.000 tonnes de patates sur les bras. Un gaspillage fou.
Gaspillage alimentaire: les agriculteurs doivent prendre leurs responsabilités
Cette année la météo a été très bonne pour les pommes de terre. Résultat: une récolte en hausse de 17% et presque 500.000 tonnes de patates sur les bras. Un gaspillage fou.
«Cette année, on va jeter de la production car toutes les associations d'aide alimentaire au monde ne suffiraient pas à absorber ce surplus», reconnaît Arnard Delacour, de l'Union des producteurs de pommes de terre (UNPT) au Salon de l'agriculture.
«Le problème c'est qu'on peut avoir une récolte qui évolue entre -5% et +10% ou plus en fonction de la météo», ajoute-t-il. Cette année, l'été humide et frais a été très profitable.
La filière a tenté de donner un maximum, trois camions pleins sont même partis pour des Roms en Roumanie. Mais, tout mis bout à bout, on arrive à un don total de quelques milliers de tonnes seulement.
Alors, il faut moins semer ? Non, répond Arnaud Delacour, car les producteurs ont aussi des années où la récolte est en déficit.
Selon l'Onu (la FAO), 30% de la production agricole mondiale termine à la poubelle, soit une perte estimée à 750 milliards de dollars par an ou 1,3 milliard de tonnes de produits comestibles.
Dans les pays en développement, les agriculteurs manquent de capacités de stockage et de lieux sains pour conserver leurs récoltes.
En France, «il est très difficile de chiffrer les gaspillages» mais certaines filières gaspillent plus que d'autres, remarque Guillaume Garot, Monsieur gaspillage alimentaire.
Le député socialiste de Mayenne, ancien ministre délégué à l'Agroalimentaire, s'est vu confier un rapport sur le sujet par le gouvernement. Il doit remettre ses propositions au cours de la première quinzaine d'avril.
Il constate que dans le lait, il y a peu de déchets car les surplus se transforment facilement en poudre longue conservation.
Le gros problème demeure celui des fruits et légumes, dont la production est volatile, et pour lesquels subsiste un manque d'incitation fiscale pour le don à des associations d'aide alimentaire comme les Restos du coeur.
Les producteurs de lait ou d'oeufs ont obtenu de Bercy de pouvoir bénéficier d'un avoir fiscal quand l'industriel qui a transformé leur production donne par exemple une brique de lait ou des oeufs conditionnés.
Car les dons de lait ou oeufs en vrac seraient impossibles pour des questions évidentes de logistique et de conservation.
Les arboriculteurs, maraîchers, éleveurs ou les céréaliers en revanche ne bénéficient d'un avoir fiscal que dans le cas où ils donnent des produits agricoles bruts. Tout don de compote, purée en flocon ou farine ne permet pas de réduction fiscale à l'agriculteur.
Or cette année par exemple, les producteurs de pommes ont d'importants surplus dus à une récolte abondante en Europe et à l'embargo russe sur les produits alimentaires.
- L'embargo et les Granny -
«Nous, on exportait traditionnellement environ 5% de nos volumes vers la Russie, essentiellement des Granny», raconte Laurent Maldes, directeur commercial export de la coopérative BlueWhale, 1er exportateur français de pommes.
Du coup cette année, la coopérative a fait appel à Solaal, une association qui tente de jouer les intermédiaires entre les agriculteurs et les associations d'aide alimentaire.
«On a donné 1.500 tonnes», beaucoup de Granny, détaille le directeur commercial.
La coopérative assure qu'elle ne jette rien car les pommes qu'elle ne donnera pas iront à la fabrication de compotes, de fructose.
Mais pour Guillaume Garot, ce système doit quand même être amélioré. «Il faut regarder comment optimiser les circuits», en transformant les surplus dans l'industrie alimentaire, dans l'alimentation animale ou en bio déchets avec le développement de la méthanisation.
Il faut aussi mieux organiser le glanage. Aujourd'hui, pour glaner il faut avoir l'autorisation du propriétaire. Or beaucoup sont réticents à l'idée de voir leurs champs abîmés.
«On peut imaginer un glanage sous forme associative qui respecterait le producteur», propose Guillaume Garot.
Mais surtout, il faut encourager les agriculteurs à donner. Il «faut qu'on mobilise sur le terrain, que la démarche ne soit plus confidentielle», plaide Angélique Delahaye, députée européenne, maraîchère et présidente de Solaal.
D'autres initiatives émergent par ailleurs, comme les «Gueules cassées», une étiquette qui permet de vendre des légumes moins beaux, qui ne correspondent pas aux normes standards.
APL

mercredi 22 octobre 2014

"Disco-soupe" pour sauver les fruits et légumes de la poubelle.

Alternatiba Gironde : Pour sauver des légumes de la poubelle et cuisiner en fête : lancez une « disco soupe » !
Transformer des fruits et légumes invendus en un repas festif : voilà ce à quoi s’amusent des dizaine de disco soupes. Lancé en 2012, ce mouvement entend lutter contre le gaspillage alimentaire, sans culpabilité ni sanction mais dans une ambiance joyeuse ! Cette année, 25 000 kilos de fruits et légumes ont déjà été sauvés de la poubelle, et 30 000 repas ont été servis ! Reportage à Bordeaux, lors de la disco soupe d’Alternatiba Gironde.
L’invitation peut paraître curieuse : « Venez déguster des fruits et légumes qui allaient finir à la benne », apostrophe une affiche. Une quinzaine de personnes nettoient et épluchent des fruits et légumes pour confectionner des brochettes aux pastèques, des smoothies au melon et, plus traditionnellement, des salades ou des soupes aux choux. « Ici, c’est une cuisine participative, précise Hugo. Autour de vous, il n’y a que des bénévoles. » Une cuisine participative et festive joliment appelée « disco soupe ». Nous sommes à Bordeaux. Le village des alternatives « Alternatiba Gironde » bat son plein. La disco soupe s’active dans l’espace « objectif zéro déchet », dédié aux initiatives de récupération.

Mais d’où viennent donc ces fruits et légumes ? « Tout le contenu de ces cagettes allait être jeté », répond Aude. Ils ont été récupérés à la fin d’un marché de gros et auprès d’un supermarché bio [1]. « Nous nous rendons surtout en fin de marchés, mais pas en grande distribution, précise Sarah, une des initiatrices du mouvement Disco Soupe à Bordeaux. Le but du jeu c’est que le concept de disco soupe ne soit pas récupéré. Ceux qui donnent ne doivent pas communiquer dessus ni en faire un outil de greenwashing. » Et gare aux entreprises qui seraient tentées d’utiliser le mouvement afin valoriser de façon abusive leur image écolo : elles sont d’emblée épinglées sur le site discosoupe.org.

Open source contre greenwashing

Une fois la disco soupe prête à servir, l’heure est à la dégustation joyeuse. « Et en plus, c’est super bon ! », sourit Marie-Pauline. Lutter contre le gaspillage alimentaire, tout en rendant les gens acteurs grâce à la fête, en voilà une belle idée. Une idée sans droit de propriété et librement reproductible. « Le mouvement Disco Soupe est complètement open source », explique Sarah. Basé sur une communauté de plusieurs centaines de personnes en France et à l’étranger, ce mouvement mise sur l’autogestion, l’esprit hacker et la débrouille de ses membres. Le format de l’événement est diffusé librement afin de permettre à chacun d’organiser une disco soupe à son échelle. Une vingtaine de ces cuisines festives ont ainsi été organisées à Bordeaux depuis avril 2013. « Nous avons plus de demandes que de temps, alors nous tâchons de transmettre nos savoirs pour que ce mouvement essaime partout. »

« C’est un moment d’échange non-marchand, mais ce n’est pas non plus gratuit », explique Sarah. « Nous proposons un prix libre pour qu’il n’y ait pas de discrimination sociale, mais l’on vit entièrement des dons ». Marmites, mixers, saladiers, ustensiles... autant de matériels « chinés à Emmaüs », non jetables, et indispensables à la tenue de ce type d’événement. « Sur une Disco Soupe, nous valorisons de 300 à 700 kilos. Ce que nous ne pouvons pas cuisiner, nous le redistribuons. Lors de la dernière Disco Soupe par exemple, tout le monde est reparti avec son cageot ! »
Lancé en mars 2012, ce mouvement citoyen foisonne en France et dans le monde. De janvier à juin 2014, 180 disco soupes ont eu lieu dans 86 villes et 10 pays, soit une disco soupe chaque jour en moyenne. En six mois, 25 000 kilos de fruits et légumes ont été sauvés de la poubelle, et 30 000 repas servis par les « Discocuistots » aux quatre coins du globe. Pas étonnant que ces zones de convivialité éphémères accompagnent la dynamique Alternatiba, ces villages des alternatives festifs qui essaiment partout en France . « La transition écologique et sociale se construit dès maintenant, observe Txetx Etcheverry, un des initiateurs d’Alternatiba. Toutes ces alternatives permettent de prendre confiance en la capacité de changer les choses, à partir de là où l’on est. » A Bordeaux, ces disco alternatifs étaient plus de 10 000.
Texte et photos : Sophie Chapelle
Photo de une : Disco Soupe Bordeaux / twitter
Sur le même sujet :
  Glanage, cueillette et partage des aliments : comment éviter le gaspillage

P.-S.

Si vous souhaitez devenir bénévole pour Disco Soupe Bordeaux, vous pouvez écrire à : discosoupebordeaux@gmail.com

Notes

[1Plus précisément au MIN – le marché d’intérêt national de Bordeaux Brienne – ainsi qu’au So.bio de Pessac.

lundi 7 juillet 2014

Les pesticides interdits autour des maisons...

120.000 signatures contre les épandages près des habitations


 Une pétition contre l'épandage à proximité immédiate des habitations a recueilli 120.000 signatures en une semaine, a indiqué vendredi l'ONG Génération futures, qui lutte en faveur de la réduction de l'usage des pesticide
«Nous irons lundi à l'Assemblée nationale remettre notre pétition signée par 120.000 personnes demandant que des zones au bord des habitations ne fassent pas l'objet de traitement par épandage», a indiqué Nadine Lauvergeat, porte-parole de Générations futures, lors d'une conférence de presse.
«L'amendement voté en commission mercredi à l'Assemblée ne nous satisfait pas du tout», a ajouté François Veillerette, également porte-parole de l'ONG.
L'amendement, examiné dans le cadre du projet de loi agricole, interdit les épandages à proximité des écoles et d'autres lieux sensibles seulement en l'absence de dispositifs de protection comme des haies et le limite à des horaires en dehors de la présence de personnes vulnérables.
Les lieux concernés sont les écoles, crèches, aires de jeux pour enfants, hôpitaux et cliniques, maisons de retraite ou de santé.
En l'absence de mesures de protection, l'autorité administrative pourrait décider d'une distance de sécurité minimale entre ces lieux et la zone de pulvérisation des pesticides, dont l'impact sur la santé est de mieux en mieux documenté.
«Si l'on considère qu'il faut interdire les épandages à proximité des écoles et des crèches, il faut aussi le faire pour les habitations où les enfants rentrent le soir, sinon cela n'a pas de sens», a affirmé François Veillerette. Pour lui, «la protection via des haies n'est pas du tout suffisante».
APL

jeudi 24 avril 2014

La Bio est l'avenir de l'Agriculture...

Des coccinelles à la place des pesticides: Le «biocontrôle» est-il l’avenir de l’agriculture française?



AGRICULTURE - Le ministère de l’Agriculture veut structurer la filière des «bio-alternatives» aux pesticides…

Les coccinelles peuvent-elles relancer l’économie française? Elles peuvent en tout cas aider à booster les entreprises fabriquant des bio-alternatives aux pesticides, réunies ce mardi sous l'égide du Ministère de l'Agriculture. Chantre de l'Agroécologie , Stéphane Le Foll veut encourager le développement d’une filière française de production de solutions naturelles contre les ravageurs et les maladies des plantes.
Déjà utilisées par les agriculteurs bios, ces méthodes relèvent le plus souvent d’un savoir-faire paysan qu’il convient de «ne plus mépriser», estime Marc Dufumier, agronome et enseignant-chercheur à AgroParisTech . «Il est indispensable de prendre le virage vers des méthodes utilisant par exemple les insectes auxiliaires des cultures, juge-t-il. Mais dans un deuxième temps, il faudrait reconstruire des agro-écosystèmes diversifiés pour que ces insectes trouvent naturellement leur place, par exemple en plantant des haies pour les héberger.»

Confusion sexuelle et coccinelles

De produits composés d’extraits de plantes aux techniques de "confusion sexuelle" visant à freiner la reproduction d’insectes ravageurs par des perturbations hormonales, en passant par les coccinelles qui luttent contre les pucerons et les micro-guêpes qui s’attaquent à la pyrale, la chenille dévastatrice du maïs, de nombreuses manières d’éviter les produits chimiques existent. Toutefois, selon l’Union des industries pour la protection des plantes (UIPP) qui représente les grands laboratoires de l’agrochimie, le biocontrôle ne peut être qu’un «complément» et non une alternative aux pesticides de synthèse: «Face à la diversité des bioagresseurs auxquels font face les cultures et au risque réel d’apparition de résistances, il est nécessaire de maintenir une diversité suffisante de techniques complémentaires», insiste l’UIPP.
Si Marc Dufumier ne partage pas l’opinion des laboratoires, il admet qu’aujourd’hui «l’insuffisance de la recherche en agroécologie» oblige les agriculteurs, même bios, à utiliser des produits comme la bouillie bordelaise qui ont «des effets néfastes sur la microbiologie du sol»: «Il faudra bien trente ans avant que toute l’agriculture française reconnaisse qu’il faut travailler sur le cycle complet des écosystèmes et qu’il vaut mieux minorer les effets des insectes nuisibles plutôt que les détruire.»

Les géants de l’agrochimie lorgnent sur le vert

Ce long chemin vers une agriculture travaillant main dans la main avec la nature passera inévitablement par le développement d’un business auquel les géants de l’agrochimie s’intéressent déjà: alors que l’Association française des fabricants de produits de biocontrôle (Ibma) estime que les produits bios pourraient représenter 15 % du marché de la protection phytosanitaire en France dans trois ans, contre 5 % aujourd’hui, Bayer, Syngenta et Monsanto s’intéressent de près aux petites entreprises à racheter pour conquérir ce marché.
La Confédération paysanne redoute que les quelque 70 entreprises françaises, totalisant 1.500 emplois, ne se fassent «manger par l’agrochimie». Les tenants de l’agroécologie craignent eux que l’on passe à côté d’une refonte en profondeur de notre agriculture, en sortant d’un système intensif pour renouer avec une paysannerie nécessitant «plus de travail humain». «Pour cela, il faudra soit augmenter le prix du produit final, ce qui est le cas du bio aujourd’hui, soit rémunérer les services environnementaux rendus par les agriculteurs», estime Marc Dufumier, qui regrette que malgré les bonnes intentions du ministère de l’Agriculture, c’est aujourd’hui «dans l’illégalité qu’un agriculteur respecte le mieux l’environnement», clin d’œil au viticulteur bio condamné à 500€ d' amende  pour avoir refusé de traiter ses vignes.
Audrey Chauvet
 

jeudi 3 avril 2014

Vers une certification Bio plus sérieuse...

Agriculture bio: le projet de Bruxelles plus restrictif?

Le projet de la Commission européenne visant à durcir le régime de certification de l'agriculture biologique est logiquement bien accueilli par les agriculteurs bio, moins bien par les coopératives agricoles.
Pour la Fnab, Fédération nationale de l'agriculture biologique, «ce futur nouveau règlement doit permettre à l’agriculture biologique de prendre sa vraie place dans le paysage agricole européen et français».
Et la Fédération demande à l’État français d'aller dans le même sens, dans un communiqué.
Les coopératives agricoles en revanche relèvent dans ce projet plusieurs «risques majeurs». Coop de France  pointe notamment contre le projet d'interdire des exploitations mixtes, combinant production bio et conventionnelle.
«Cette suppression va fragiliser le développement des conversions à l'AB (agriculture biologique) et ralentir l’essor de l'agroécologie», juge l'organisation dans un communiqué, sans aucun argument,  publié mardi soir.
Elle s'oppose également à de possibles fins de dérogations, qui reviendraient «à nier la diversité des situations des exploitations biologiques en France et en Europe».
Parmi les 2.800 groupes coopératifs représentés par Coop de France, 550 ont au moins une activité dans le secteur bio. Ce qui rend illégitime leur point de vue.
La Commission a proposé fin mars de durcir le régime de certification pour lutter contre le «vrai-faux bio» qui se développe en Europe face à une demande en hausse.
L'exécutif européen entend à la fois mettre fin aux nombreuses dérogations qui menacent, selon elle, de priver de contenu le label bio dans l'UE, ouvrir le secteur aux petits producteurs souvent découragés par la lourdeur des procédures existantes, doper les exportations et empêcher des importations n'ayant de bio que le nom.
Parmi les mesures phares proposées par la Commission, dont l'objectif affiché est d'arriver à du «100% bio», figure l'interdiction des exploitations mixtes (biologiques et conventionnelles).
MCD

mardi 18 mars 2014

Que mille jardins s' épanouissent dans la Biovallée de la Drôme...


Réseau des jardins partagés

Un jardin partagé ! Qu’est-ce que c’est ?

PDF - 5.2 Mo
charte du "jardin dans tous ses états"
Un jardin partagé est un jardin conçu, construit et cultivé collectivement par les habitants d’un quartier ou d’un village.
Un jardin partagé ne se décrète pas, il prend tout son sens parce qu’il répond aux attentes et aux besoins des habitants d’un lieu. Réunis en association les habitants gèrent le jardin au quotidien et prennent les décisions importantes collectivement. En ce sens chaque projet est unique par son aménagement et son fonctionnement.
Ces jardins se fondent sur des valeurs de solidarité, de convivialité, de lien et de partage entre les générations et les cultures, qui figurent dans la Charte des Jardins en Partage. Produire ensemble légumes, fleurs, fruits, aromatiques, médicinales..., leur donne une saveur particulière et c’est une ressource bien utile en ces temps de crise.
L’association Le Passe-Jardin, membre du réseau Le Jardin dans Tous Ses États lance
un plaidoyer en faveur des jardins partagés en vue des élections électorales de 2014.

Un jardin pour qui ?

Un jardin partagé est fait pour tous, pas besoin de savoir jardiner pour en faire partie, le jardinage s’apprend par l’échange avec des jardiniers plus expérimentés, cela permet de tisser des liens. Les associations y cultivent le respect du vivant en prohibant l’usage des pesticides et en encourageant les jardiniers à expérimenter des techniques de paillage, de compost, des plantations d’engrais verts…
Les jardins partagés sont de petites oasis de verdure situées généralement au plus près de l’habitat où l’on peut se rendre à pied depuis son domicile. Ils constituent des équipements de quartier qui profitent au plus grand nombre et pas seulement à ceux qui y jardinent.
Ainsi chacun peut devenir membre d’un jardin partagé simplement pour le plaisir de s’y promener et d’y flâner à loisir ou pour participer à un projet de quartier…
Le grand public est invité à y entrer lorsqu’un membre de l’association est présent et à l’occasion des nombreuses animations qui y sont organisées tels que des repas de quartier, des spectacles, des trocs de plantes…


« Réseau Diois Transition Biovallée de la Drôme »

 



dimanche 2 mars 2014

Vivre simplement ou la sobriété heureuse....

Philosophie de vie : Glanage, cueillette et partage des aliments : comment éviter le gaspillage
Pour se nourrir à moindre frais à la campagne, éviter le gaspillage en ville ou pour le simple plaisir de trouver soi-même ses repas, le glanage et la cueillette reviennent au goût du jour. Glaneurs des marchés et glaneurs des champs réinventent ce droit d’usage, un peu tombé en désuétude. D’autres font pousser des fruits et légumes en libre-service, dans leur jardin ou les espaces publics. Une véritable philosophie de vie, qui change notre rapport aux aliments, à la nature, à la gratuité et au partage. Devenir glaneur-cueilleur, partager sa nourriture : mode d’emploi.
- « Chaque année, quand la récolte des pommes de terre est terminée, je vois arriver les glaneurs. Il y a toujours des tubercules qui passent au travers des machines. Plutôt que de les laisser pourrir sur place, je laisse les gens les ramasser à la main. Ce n’est pas un manque à gagner, je vends de gros volumes. C’est plutôt l’occasion de discuter de mon métier », témoigne Éric Fallou, président de la Fédération nationale des producteurs de plants de pommes de terre et agriculteur en Eure-et-Loir. Il est l’un des rares à accepter de témoigner. Car le glanage, autrefois très répandu dans nos campagnes, est devenu tabou. Les agriculteurs sont attachés à la propriété privée. Et les glaneurs craignent d’être assimilés à des précaires. Ce qu’ils sont parfois, mais pas toujours. Glaner permet certes de réaliser des économies, mais aussi de limiter le gaspillage. C’est d’abord une philosophie de vie. Ce droit d’usage, un peu tombé en désuétude, reste à réinventer.
Que dit la loi ?
On distingue le glanage, qui consiste à ramasser ce qui reste au sol après la récolte, du grappillage, qui consiste à cueillir ce qui reste sur les arbres ou dans les vignes. En 1554, un édit royal stipule que le glanage est autorisé aux pauvres, aux malheureux, aux gens défavorisés, aux personnes âgées, aux estropiés et aux petits enfants ! Ce texte est toujours en vigueur, mais on se référera plutôt à l’article 520 du code civil et à l’article R26 du code pénal pour établir un cadre juridique. Un collectif de juristes montpelliérain déduit de ces textes que le glanage est désormais autorisé pour tous, après la récolte et en journée, sauf arrêté municipal contraire. Il reste cependant interdit sur un terrain clôturé. Dans les faits, les propriétaires d’un champ ouvert apprécieront que vous veniez leur demander la permission. Le grappillage, lui aussi, est licite dans les mêmes conditions, mais la jurisprudence l’assimile fréquemment au maraudage, donc au vol. Par précaution, limitez-vous aux fruits tombés ou demandez aux propriétaires. Enfin, le râtelage qui consiste à utiliser un instrument est considéré comme une récolte. Il est donc interdit.
Un réseau pour cueillir
Aujourd’hui, c’est surtout chez les gros producteurs d’oignons ou de pommes de terre qu’on observe encore des scènes de glanage. Mais si l’on veut glaner sain, mieux vaut se tourner vers des agriculteurs bios. Les volumes sont moindres, mais les surplus existent. « Suite au désistement d’un client, j’ai laissé grainer 500 salades sur pied, regrette Sébastien Corneaux, maraîcher bio en Saône-et-Loire. Si j’avais connu un réseau de glaneurs, j’aurais pu faire des heureux. »
Réseau, le mot est lâché. L’association Ondine, spécialisée dans les circuits courts, tente de mettre en place un glanage organisé avec les producteurs bios des Monts du Lyonnais. « Le terme fait peur à la chambre d’Agriculture. Mais on va se lancer sans elle, car les producteurs sont partants, explique Michel Gontier, bénévole à Ondine. Nous allons créer une plateforme internet sur laquelle les paysans pourront indiquer les jours et les lieux de glanage. En bio, on pratique la rotation des cultures. On ne peut pas laisser traîner des patates ou des carottes si l’on veut mettre des épinards ou des blettes. Il faut assainir le sol en récoltant l’intégralité du champ. Le glanage, c’est du temps de gagné pour les agriculteurs ! » Si vous connaissez des maraîchers bios, proposez-leur donc vos services.
Cinq tonnes de fruits !
Beaucoup de fruitiers sont devenus des arbres d’agrément et ont perdu leur fonction nourricière. Lassé de voir pourrir des fruits sur pied dans les jardins et vergers autour de Dijon, Thierry Deiller, fondateur de l’association Relais Planète solidaire, a décidé de les ramasser. « En septembre 2007, j’ai lancé un appel à travers la presse locale. Des dizaines de particuliers m’ont ouvert leur jardin. À l’automne 2009, avec un groupe de bénévoles, nous avons organisé notre première collecte Fruimalin et récolté cinq tonnes de fruits ! » L’expérience s’est renouvelée et Fruimalin est aujourd’hui une activité économique qui salarie une personne à l’année. Les plus beaux fruits – environ 10 % de la récolte – sont donnés au propriétaire du jardin, aux bénévoles qui les ramassent et au secteur caritatif. Le reste est transformé en confitures ou en jus, que l’association vend sur les marchés.
Pour ce faire, le collectif a investi dans un local aux normes, une chambre froide, un pressoir, etc. L’initiative rencontre un vrai succès chez les anciens, soucieux de ne pas gaspiller, et les paysans à la retraite qui disposent d’un verger, mais n’ont plus la force de récolter. Ainsi entretenus, les arbres conservent leur capacité de production. L’association cueille également dans la nature et chez des producteurs bios qui donnent leurs surplus ou les produits recalés au tri. « Notre modèle est reproductible. Avec sept tonnes de fruits et légumes diversifiés par an, on peut créer un emploi », témoigne Thierry Deiller. Soutenus par la Région, en 2014, quatre autres Fruimalin [1] vont se monter en Bourgogne.
Dessiner sa carte de glanage
La nature est un autre lieu de glanage. On parle alors de cueillette sauvage. Francis Nicolas, ancien cadre bancaire à Orléans, n’est pas dans le besoin, mais il adore arpenter la campagne à la recherche de nourriture. En homme organisé, il a reporté sur une carte IGN tous les lieux autour de son domicile où il trouve de quoi se sustenter en fonction des saisons. « Je me promène à vélo. Je suis à l’affût de ce que la nature peut m’offrir. Avec le temps, mon regard s’est aiguisé, explique-t-il. Quand je trouve de la mâche sauvage, j’observe dans quel sens vont les vents dominants et je marche en direction du premier talus. Les graines vont se fixer dessus. Je trouve systématiquement de nouvelles pousses. »
Francis est un adepte des salades sauvages. Il cueille aussi des baies d’églantier, de genévrier, de sureau, des prunelles, des noix, des merises et des pommes qu’il transforme en sirop, en apéritif, en compote et en confiture. Il est également grand amateur de champignons. « Je me nourris pour moitié avec un panier bio acheté à des producteurs, pour moitié avec ce que je trouve dans la nature, confie-t-il. Malgré une économie de plus de 100 euros par mois, ma motivation n’est pas pécuniaire. C’est juste pour le plaisir de cueillir ce que la nature nous donne. » Un conseil, quand vous trouvez un bon coin, indiquez- le sur votre carte et laissez toujours quelques pousses… En prévision de votre prochain passage.
Les bons conseils d’un guide nature
Quand on se promène avec Anthony Charretier, on s’arrête tous les trois mètres. Ici, ce sont de jeunes orties qui attirent son attention. Là, de l’oseille sauvage. Plus loin, du plantain, qu’il délaisse car il l’estime déjà trop dur pour être cueilli. Finalement, il se penche pour ramasser du pourpier. Les feuilles au goût citronné se mangent directement en salade et les tiges plus fermes se cuisent à la vapeur comme des haricots verts. Il termine la balade dans le champ voisin, parsemé de fleurs de mauve. Elles pourront joliment agrémenter une salade, mais s’utilisent le plus souvent en tisane contre la toux.
Sur le chemin du retour, on croise du chénopode blanc, qui se consomme cru ou cuit comme les épinards, et de l’amarante réfléchie dont les graines se préparent comme le quinoa. « Ces deux plantes étaient cultivées dès le néolithique. Aujourd’hui, plus personne ne les connaît, révèle-t-il. On a importé beaucoup de variétés en oubliant ce qui poussait spontanément chez nous. Si l’on plante côte à côte du pissenlit et un pied de tomate, c’est le pissenlit qui pousse le mieux. Normal, la tomate vient des Andes… La nature est un véritable garde-manger pour celui qui sait s’y repérer. On peut même consommer la fameuse renouée du Japon, cette invasive que tout le monde arrache. Je propose des sorties botaniques dans la campagne au grand public. Je suis étonné de voir que personne ne cueille rien. C’est un savoir-faire oublié. »
Cueilleur et animateur nature, Anthony [2] part quotidiennement ramasser une bonne partie de ses repas autour de sa yourte. En vacances dans le Var au printemps dernier, il a juste pris un peu de riz, de l’huile, du sel et du sucre et il a trouvé tous ses repas sur place : asperges sauvages, jeunes pousses de fenouil et de fragon, criste marine au goût de carotte… Avant d’aller glaner, n’hésitez pas à passer une journée avec un guide nature près de chez vous. Vous aurez un bon aperçu de ce que vous pouvez cueillir. À renouveler chaque saison.
Servez-vous !
François Rouillay a longtemps cultivé un petit potager derrière sa maison. Mais ça, c’était avant. Avant qu’il ne découvre les Incroyables Comestibles, un phénomène venu du Royaume-Uni qui consiste à proposer des légumes en libre-service, cultivés devant chez soi. À Colroy-la-Roche, en Alsace, François a ainsi planté des salades, des tomates, des choux, des fraises et des aromatiques dans une jardinière. Ses voisins viennent se servir avant le déjeuner. Et lui-même traverse la rue quand il a besoin de haricots. « Dans le village, nous sommes déjà une dizaine de personnes à avoir installé des bacs. Des gens qui ne se parlaient pas sont devenus amis, cuisinent ensemble. Nous avons créé l’abondance potagère. On comptabilise déjà plus de 200 initiatives comme la nôtre en France et il s’en crée trois par jour dans le monde ! », témoigne-t-il.

Dans certaines communes, les commerçants eux-mêmes proposent un petit bac en libre-service devant leur magasin. Cela attire la clientèle. « Au final, cela change le regard sur l’alimentation. À Todmorden, la commune anglaise où tout a commencé en 2008, la population a totalement repensé sa façon de consommer. Désormais 83 % des achats alimentaires proviennent du local », assure-t-il. Preuve que glanage et gratuité ne sont pas forcément synonymes de manque à gagner.
Précautions d’usage
Ne partez jamais cueillir dans la nature sans une flore. Nicolas Blanche, auteur du livre Sauvagement bon et du blog du même nom, conseille « Fleurs sauvages », en poche chez Larousse. En cas de doute, ne consommez pas ! Un appareil photo sera utile pour identifier plus tard, chez vous, les plantes suspectes. Prévoyez un couteau pour couper net les tiges ou déterrer des légumes racines comme le panais ou la carotte sauvage. Privilégiez les sacs en toile (ou le panier) aux sacs plastiques qui font transpirer les plantes. Vérifiez dans votre flore la liste des espèces protégées et ne cueillez rien dans les réserves naturelles.
Évitez les bords de route, la proximité des usines ou les abords de jardins très propres – vraisemblablement traités – ainsi que les pâturages pour les plantes à consommer crues car beaucoup d’animaux sont porteurs de parasites. Méfiez-vous des plantes aquatiques ou de celles qui poussent près d’un lieu humide. Elles peuvent transmettre la douve du foie. Beaucoup de plantes sauvages ont des tendances allergènes. À consommer en petite quantité, surtout si l’on a des problèmes rénaux ou hépatiques. Mais pas d’affolement, on trouve les mêmes précautions d’usage avec les épinards, l’oseille, la rhubarbe… Avant le passage en cuisine, nettoyez les plantes à l’eau vinaigrée, surtout les salades. Si vous avez un doute, faites cuire à la vapeur à 100 °C, la plupart des parasites ne résistent pas et les plantes conservent l’essentiel de leurs propriétés.
Glaner sur les marchés
À la campagne, peu de gens osent glaner à la fin du marché. Les invendus sont le plus souvent ramenés à la ferme par les producteurs qui les transforment en conserves. Certains en donnent discrètement à un client dans le besoin, mais pas plus. Ce type de glanage est davantage une pratique citadine. Sur les grands marchés urbains, les revendeurs laissent sur place fruits et légumes qui seront invendables le lendemain. Dans le quartier de la Croix-Rousse à Lyon, Paul et Cécile se nourrissent depuis deux ans de cette façon, été comme hiver. « Nous avons les moyens de nous acheter de la nourriture, mais nous ne supportons pas de voir ce gaspillage sous nos fenêtres. Avec ce qui est jeté quotidiennement, on pourrait nourrir la moitié du quartier », estime Paul qui vient ici deux fois par semaine.
Sur place, il retrouve une vingtaine d’habitués, des glaneurs de tous âges et de toute condition sociale, plutôt décomplexés, qui se permettent le luxe de choisir. « On ne prend que ce dont on a besoin. Et on échange avec les autres pour éviter de courir à l’autre bout du marché. Il faut agir vite avant que les éboueurs n’enlèvent tout. » Le jour de notre rencontre, ils avaient ramassé, en moins de trente minutes, une grosse pastèque, une dizaine de melons, des fraises, deux kilos d’abricots, plusieurs bottes de radis, des concombres, des courgettes et du pain ! « Nous les mangeons ou nous les transformons aussitôt pour mieux les conserver. Le principal bémol, c’est que ces fruits et légumes, issus de l’agriculture conventionnelle, sont bourrés de pesticides », déplore Cécile. Le jeune couple a déménagé cet automne dans une maison en Normandie et compte désormais vivre de son potager. Bio cette fois.
Dossier réalisé par Stéphane Perraud, paru dans la revue Village , en décembre 2013.
Illustration : Les Glaneuses, du peintre Jean-François Millet
Photos : Lucile Vilboux et Stéphane Perraud, de Village
Pour aller plus loin sur le glanage :
- Film : Les Glaneurs et la glaneuse, d’Agnès Varda (1999).
- Livres : Sauvagement bon, carnet d’un glaneur gourmand, par Nicolas Blanche (Tétras éditions), 14,90 euros. Pour glaner dans la nature, les éditions de Terran proposent une série d’ouvrages régionalisés : Glaner en Normandie, dans la région Centre, en Auvergne, dans les Pyrénées, sur les côtes de Bretagne, dans l’Est, dans le Midi, 20 euros.
  • La revue Village déniche des initiatives innovantes, ancrées localement, dans le respect de l’environnement humain et naturel, et transposables près de chez soi. Le magazine est réalisé par des journalistes ruraux présents dans les villages pour raconter des histoires vécues. Un excellent outil pour trouver sa place et s’épanouir à la campagne, mettre en œuvre son idée, choisir son activité, s’installer en cohérence avec les potentialités et les qualités du territoire, partager les expériences de ceux qui vivent à la campagne, découvrir des territoires qui bougent (bio, solidaires, natures, durables), retrouver des savoirs essentiels, économes, à portée de tous et les partager avec d’autres, concilier sa vie personnelle et professionnelle. Pour découvrir Village, c’est ici.
[2Découvrez son blog.

jeudi 20 février 2014

Die : Formation à la taille douce des arbres fruitiers...



Les associations Ecologie au Quotidien et Dryade sont heureuses de vous proposer un Stage de taille douce des arbres fruitiers
avec Alain Pontoppidan auteur de "Manuel de Taille douce" aux éditions Terre Vivante
le week-end des 8 et 9 mars 2014 à Die
A partir d'observations simples de rameaux et branches, les participants sont amenés à comprendre le mode de fonctionnement naturel des arbres, afin, dans un deuxième temps, de s'initier à la technique de taille douce des arbres fruitiers. La matinée est consacrée à l'observation, et à l'élaboration technique. L'après midi aux travaux pratiques sur le terrain, à l'extérieur.
Coût du stage : 70 € (50 € pour les personnes en situation économique difficile)
Rendez vous : Samedi 8 mars, à 9 heures, salle Beauvoisin à Die
Prévoir des vêtements pour l'extérieur, des bottes, un sécateur. Repas de midi tiré du sac, portez votre pique-nique.
Pour tout renseignement, ou vous inscrire,
Pascale Laussel (Dryade) 06 26 69 25 88
Association Dryade
10 rue Archinard, 26400 Crest
0811 26 00 64
Courriel : contac@dryade26.org
Anne Tesson (Ecologie au quotidien) 04 75 21 00 56
Ecologie au Quotidien
Le Chastel 26150 DIE, Rhône-Alpes, France
Tel : 04 75 21 00 56       

vendredi 15 novembre 2013

Val de Drôme Transition : 2 rendez vous...



Transition Val de Drôme


Salut à toutes et à tous,
Ne manquez pas notre rentrée ce 29 novembre, un peu tardive pour cause d'une actualité anti-gaz de schiste qui nous a fortement mobilisés, ni le lancement du défi 2013 (explications plus loin...)
VENDREDI 29 NOVEMBRE : "CHAUD LES MARRONS !"
Venez vous réchauffer et découvrir le collectif Transition Val de Drôme et ses futurs projets à l'occasion d'un repas partagé aux saveurs de l'automne. Au programme : tournée de vin chaud, pelles de marrons grillés, dégustation à l’aveugle de votre meilleure soupe d’automne (oignon, courge, potimarron...amenez un échantillon !), le tout ponctué d’entremets artistiques. C'est à 19h au café citoyen l'Arrêt Public.
L'ENERGIE POSITIVE
L’hiver approche, le froid aussi et nos consommations d’énergie vont augmenter !
L'occasion de se lancer dans le défi "Famille à Energie Positive". Le principe de ce défi, c’est de réaliser des économies d’énergie par de petits gestes simples et quotidiens, sans perdre son niveau de confort. Et pour apporter un peu plus de chaleur, l’idée est de se regrouper pour échanger des trucs et astuces, des recettes, dans une dynamique collective et conviviale. Le défi se base sur un progrès global des participants : peu importe d’où l’on part, l’essentiel est de progresser ensemble. Les participants drômois de l’édition 2011-2012 ont par exemple réalisé en moyenne 17% d’économies d’énergie et ont économisé 300€ par famille sur leurs factures !
Si vous êtes intéressé(e), contactez Céline (celineferry88@hotmail.com
06 77 86 15 72),
le défi commence le 1er décembre et les équipes doivent se constituer pour la mi-novembre, c'est-à-dire maintenant.
Comment ça fonctionne ?
Du 1er décembre au 30 avril prochain, les familles (au sens large : des personnes seules à la coloc en passant par les parents et enfants) relèvent leurs consommations d’énergie, se réunissent régulièrement pour échanger des trucs et astuces. Les équipes, composées d’une dizaine de foyers, sont animées par un capitaine, qui organise les temps de rencontre et accompagne chacun ; il fait l’interface avec  les espaces info-énergie qui organisent ce défi national.
Voici pour info le site Internet de l'initiative pour la Drôme :
http://drome.familles-a-energie-positive.fr/
Et une vidéo de témoignage de l'équipe d'Allex qui y a participé l'an dernier :
http://www.biovallee.fr/faites-baisser-votre-facture-denergie-avec-le-defi-des-familles-a-energie-positives.html
A bientôt!
Collectif Transition Val de Drôme
http://transitionvaldedrome.wordpress.com/

mardi 10 septembre 2013

10 ans des AMAP...

Accros au panier fermier

 Le réseau des Amap fête samedi ses 10 ans d'existence

Poulets, fruits et légumes de saison. Tous les jeudis, Cyril Martinie, un habitant de Fontenilles, remplit son panier pour la semaine. Pas dans les rayons d'un supermarché, mais lors d'une distribution organisée par des producteurs, Josine et Eric, qu'il appelle par leurs prénoms et auxquels il rend visite une fois par an sur leur exploitation. Depuis plusieurs années, il adhère à sept Associations pour le maintien d'une agriculture paysanne. Ces Amap, qui fêtent leurs dix ans ce samedi, lient des groupes de «mangeurs» à des maraîchers ou éleveurs envers qui ils s'engagent à acheter le fruit de leur travail durant un an.
«Un jour, je me suis interrogé sur ce que je mangeais et sur la nourriture que je donnais aux enfants. Aujourd'hui, je ne vais presque plus dans les grandes surfaces, nous consommons des fruits et légumes qui ont du goût, nous les cuisinons et surtout nous savons que cela permet de faire vivre des paysans, sans passer par des intermédiaires», raconte Cyril.

3 600 mangeurs en région

Et c'est bien ce qui a séduit Sabine Leray il y a dix ans. A l'époque, cette éleveuse ariégeoise de vaches et cochons court les marchés pour écouler sa viande et joindre les deux bouts. «Je m'y épuisais, j'étais devenue de moins en moins agricultrice, de plus en plus accaparée par des problèmes de vente», se souvient-elle. Jusqu'à ce que Fabienne, une éleveuse d'agneaux de son département, l'embarque dans l'aventure de l'Amap de la Leze, à Tournefeuille. C'est en discutant avec des clients d'un marché qu'ils ont décidé de créer la première association de ce type en Midi-Pyrénées. Dix ans plus tard, la région en dénombre 150 qui font vivre 144 paysans et remplissent les frigos de 3 600 mangeurs. Sabine fournit à elle seule la viande de 120 familles de l'agglomération toulousaine. Un choix qu'elle ne regrette pas. «C'est une garantie de trésorerie, cela donne une certaine crédibilité auprès des banques et une lisibilité sur sa production. On a beaucoup moins peur du lendemain», conclut-elle.
Béatrice Colin

samedi 7 septembre 2013

Bonne résolution : faites un potager...

Rentrée scolaire à l’école des potagers

C’est la rentrée scolaire ! L’occasion rêvée de prendre de bonnes résolutions et, par exemple, de se lancer dans une nouvelle formation. Très en vue cette année : les formations à la culture potagère.
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L’industrie agroalimentaire s’est accaparée – durant ces cinquante dernières années – le savoir-faire (du moins sous une certaine forme) en matière de culture de fruits et légumes. À tel point que les industriels se sont même mis à breveter les semences, et à interdire que certaines d’entre elles puissent être commercialisées dans le public ! À ce sujet, on lira avec intérêt les mésaventures de l’association de sauvegarde de semences anciennes Kokopelli contre la société Graines Baumaux.
Heureusement, parmi les anciens, et en particulier à la campagne, le jardin potager reste un hobby très en vogue. Et, avec la prise de conscience de la qualité (ou non) de nos aliments, la culture potagère fait aujourd’hui des émules un peu partout : le long des voies de chemin de fer; en ville, dans certains espaces verts ou sur des toits et terrasses; dans les jardins des villas quatre façades suburbaines, etc.
Reste qu’il y a là un véritable savoir-faire à se réapproprier. Et oui, il n’est pas si facile que ça de faire pousser carottes et navets, choux et haricots, sans parler des tomates ou des fraises ! Et puis cela prend du temps et nécessite du matériel. Bref, on ne s’improvise pas jardinier potager.
Heureusement, plusieurs associations proposent aujourd’hui des conférences, des ateliers ou même des formations longues aux métiers de la culture maraîchère.
L’association Tetra, basée à Woluwé Saint Lambert, propose ainsi un cycle intitulé “Autour du potager”, animé par Hermann Pirmez, anthropologue et agriculteur bio. Le cycle comprend 8 demi-journées qui permettent d’enseigner les notions de base de la
culture en conscience, les procédés de récoltes et de conserve, la préparation des sols, les semis et repiquages, etc.
L’association Tetra met aussi sur pied, pour la deuxième fois, une formation longue en permaculture. Ici, c’est du costaud : une trentaine de journées de formation, dont un week-end résidentiel, avec des orateurs très pointus qui aborderont des éléments aussi bien théoriques que pratiques.
L’association souligne que cette formation longue n’est pas un cursus dédié au maraîchage. Si c’est une formation professionnelle que vous cherchez, alors précipitez-vous au Crabe , à
Jodoigne. Cette association délivre un enseignement à l’agriculture bio ainsi qu’une formation spécifique au maraîchage bio. À ce sujet, vous consulterez utilement notre reportage Labiso.
Si votre objectif n’est pas professionnel, de nombreuses formations courtes s’offrent à vous. Bruxelles environnement propose ainsi des formations gratuites (au potager, au compostage, etc.) en partenariat avec les asbl Natagora, Worms, Nature et Progrès et Tournesol-Zonnebloem.
Avec tout ça, gageons que d’ici la fin de l’année scolaire, vous saurez planter des choux à la mode de chez nous, et même en faire de la choucroute !
Arnaud Grégoire

mercredi 4 septembre 2013

Crest Compostage...

Bonjour à tous !

Des nouvelles de l'association Taupine en Bourg
La mise en place d'un composteur de quartier est prévu 
pour les immeubles du Grand Valla à Crest;

"A la demande de plusieurs locataires, et dans le souci d'améliorer la gestion des déchets ménagers, 
Drôme Aménagement Habitat en collaboration avec l'association Taupine en Bourg, 
va expérimenter la mise en place d'un composteur" (Photo C.V./ MCD : Olivier Canivet explique le compostage aux Jardins partagés de l'Aube à Die )
Si parmi vous ou dans votre entourage, 
il y avais des personnes intéressées par la mise en place d'un composteur de quartier 
prêt de chez eux.

Nous vous invitons à venir voir ou même participer à la construction de ce bac à compost 
Mercredi 18 Septembre à partir de 14h 
au Grand Valla rue des Auberts 26400 Crest.

Vous pouvez également contacter l'association 
Taupine en Bourg:

dimanche 11 août 2013

Réduire la viande dans notre alimentation...

Alimentation végétale: l'avenir est dans le champ

L'avenir sera végétal. A l'image du soja, consommé en steack et en yaourt, la France parie sur le pois ou la luzerne, des protéines extraites de cultures encore négligées dans les champs, pour nourrir humains et animaux.
"Ce que les Etats-Unis ont su faire avec le soja, on veut pouvoir le faire avec le pois, le lupin, la féverole..." résume Denis Chéreau, pilote du programme "Improve", une plateforme d'innovation qui fonctionnera comme un centre de recherches dès la rentrée en Picardie.
Venu du groupe coopératif Téréos Syral, leader des amidons, Denis Chéreau porte depuis plus d'un an ce projet qui vient de voir le jour pour la valorisation des protéines végétales, en partenariat avec quatre groupes industriels (outre Téréos, Sofiprotéol, Siclaé et In Vivo) et l'INRA (l'Institut de la recherche agronomique) et le coup de pouce du Commissariat à l'investissement.
L'Institut mutualisé pour les protéines végétales (Improve, qui signifie aussi "améliorer" en anglais), vise un gisement potentiel de 28 millions de tonnes de protéines végétales et son promoteur, l'avenir sans limite: du steack de lupin aux aliments pour chiens et chats diabétiques, des filtres anti-UV ou et aux crèmes anti-rides en cosmétique à la chimie verte: l'avenir est dans le champ. "On sait faire déjà des élastomères à partir du gluten de blé: on dirait du caoutchouc à s'y méprendre" jure-t-il".
Le premier avantage à court terme sera de développer les cultures d'oléoprotéagineux et de protéagineux pour réduire les importations d'alimentation animale, principalement du soja
OGM  en provenance d'Amérique du Sud. Malgré les efforts de la décennie écoulée, la France importe encore près de la moitié de ses besoins (contre 70% il y a une dix ans). Mais pour convaincre les agriculteurs de développer pois ou lupin plutôt que blé ou maïs, bien mieux cotés sur le marché, encore faudrait-il valoriser ces cultures pour les rendre aussi rentables, remarque Jean-François Rous.
"On n'a plus que 130.000 hectares en pois contre 420.000 en 2011: on en a perdu les trois-quarts parce qu'ils n'étaient pas tenables économiquement. Développons des applications valorisantes et les producteurs suivront", parie-t-il. Sans nécessairement augmenter les surfaces dédiées mais en les utilisant mieux. L'essentiel des gains, selon lui, passerait par de meilleures rotations des variétés et un travail de "couvert permanent" (les champs ne sont jamais nus entre deux récoltes).
C'est d'ailleurs l'objet du "Produire autrement" et du futur "Plan Protéines" attendu d'ici la fin de l'année, note-t-on au ministère de l'Agriculture.
Répéter le succès du tofu
L'autre enjeu, poursuit M. Rous, sera d'optimiser les oléagineux comme le colza et le tournesol cultivés, eux, à grande échelle: respectivement 1,6 million d'ha de colza, soit 5 millions de tonnes environ, et 700.000 ha pour le tournesol. Une fois l'huile extraite, reste le mélange fibreux qui constitue le tourteau destiné aux animaux.
Ce sont des tourteaux riches en protéines, bien digérés par les bovins, mais pas par les porcs ni les volailles, explique-t-il. "Il faudra trouver un procédé permettant de défibrer les tourteaux. Et pour l'homme, arriver à une extraction de protéines presque pures, comme dans le tofu".
A sa connaissance, un seul programme de recherche, conduit au Canada, permet déjà de produire des protéines de colza destinées aux humains sous forme de barre énergétique. "Mais c'est très embryonnaire".
Or c'est là l'autre grand défi de l'agriculture pour le siècle. L'ONU a actualisé ses prévisions démographiques et prévoit 9,7 milliards d'humains en 2025. "Comment fera-t-on sans changer d'habitudes alimentaires?" demande Denis Chéreau.
Une population qui s'enrichit consomme davantage de protéines animales comme on le voit en Chine ou en Inde et chez la plupart des émergents d'Asie qui passent au régime carné, symbole superficiel de réussite. "Les deux tiers des productions agricoles sont déjà consommées par les animaux pour produire des protéines, contre seulement 18% par les humains".
Improve devra, selon lui, commencer par recenser tous les impacts physiologiques potentiellement avantageux des protéines végétales afin de pouvoir pousser leur utilisation dans l'alimentation humaine.
"Aujourd'hui, 60 à 70% des protéines consommées par les Occidentaux sont d'origine animale, mais les nutritionnistes conseillent un rééquilibrage à 50-50", assure l'expert. Simplement, reconnaît-il, "quand on mange un steack, on s'attend à un certain goût. Ceux du soja ont su le faire, on doit pouvoir y arriver" pour d'autres végétaux.
Improve a d'ailleurs prévu de travailler avec des chefs, en plus d'une quarantaine d'ingénieurs et techniciens.
« Réseau Diois Transition Biovallée de la Drôme »
 « Les Incroyables Comestibles du Diois »
incroyablescomestiblesdiois.blogspot.com

lundi 27 mai 2013

Les Incroyables Comestibles arrivent dans le Diois...



Les "Incroyables comestibles", semeurs de solidarités arrivent dans le Diois ce Dimanche 2 Juin.
Premier Rendez Vous au Jardins de l’Aube  (vers l’Ecole Primaire de  Chabestan) à 15 heures pour la présentation et le lancement de ces actions dans la Diois…
Le principe en est simple : installer devant chez soi une jardinière en libre-service dans laquelle on plante des légumes, des fruits, des plantes aromatiques, et que les gens peuvent cueillir… gratuitement ! François, adepte de la philosophie de l'écologiste Pierre Rabhi, appelle cela « l’abondance partagée »... Après avoir obtenu le trophée de la meilleure idée contre la crise décerné par Arte, fin mars, il a été l'un des invités vedette de l'Université de la Terre qui s'est tenu le 27 avril, à l'Unesco, sous l'égide de la fondation Natures et découvertes.
Puis, le samedi 4 mai, c'est le mouvement Colibri, fondé par Pierre Rabhi qui, à travers une journée d'action citoyenne intitulée « Planter ce que nous mangeons : on le fait ! », se transforma en ambassadeur des Incroyables Comestibles. La Vie a rencontré François, chez lui, à Colroy-La-Roche, un petit village de 478 habitants où le 28 avril 2012, il a installé le premier bac de nourriture à partager en France. Le début d'une belle histoire de solidarité…
Pour aller plus loin
Sur le site français d'Incredible Edible, retrouvez la méthode en 5 points pour installer un bac à partager « Incroyables Comestibles » dans votre commune.
Et le site Diois« Les Incroyables Comestibles du Diois »
incroyablescomestiblesdiois.blogspot.com
Les Incroyables comestibles essaiment désormais à Die. Ce mouvement né en Angleterre consiste à planter des légumes partout en ville pour les partager avec tout le monde.
Un groupe de Diois a décidé à son tour de se lancer dans l'expérience des jardins partagés. Ils ont donc intégré le mouvement Incroyables comestibles qui affiche d'ores et déjà quatre autres initiatives d'un genre identique dans la Drôme: Ctrest, Mirabel et Blacon .
«La méthode est si simple que les enfants peuvent le faire, et d'ailleurs ils aiment le faire : on plante partout où c'est possible, on arrose et on partage. Chacun peut cueillir gratuitement un légume planté ou recueillir des semences pour planter à son tour… De proche en proche, d'autres personnes viennent se joindre à vous et démultiplient l'action à leur tour. On appelle ce type d'action la «pollinisation», comme les abeilles, de fleurs en fleurs…»
Distribution de semences
Une première rencontre entre les personnes intéressées a eu lieu ce Dimanche 2 juin.  « Une démarche de citoyens pour une société plus humaine et plus respectueuse de la Terre, notre mère nourricière.»
Déjà dans une centaines de Villes et villages, les Incroyables comestibles  ont informé… mais surtout distribué, gratuitement, des centaines de semences et de plants de tomates, de concombres, de fleurs comestibles, accompagnés de petits panonceaux «Nourritures à partager. Servez-vous librement, c'est gratuit» ! Panneaux à disposer devant les futures plantations. «Plus on sème, plus on récolte, plus on partage, sourit Valérie. On passe alors d'un système de la pénurie à une situation d'abondance.» Et d'annoncer fièrement : «Une crèche a trouvé l'idée sympa, tout comme une résidence de seniors. Des gens nous ont d'ores et déjà contactés pour nous proposer des bouts de jardin non exploités.» Et Jean-François d'ajouter : «Un dimanche par mois, les «jardiniers» d'Incroyables comestibles pourraient s'y retrouver… Bien sûr, tout reste à faire, à inventer. Mais, les actions collectives pour vivre autrement sont en marche.»
Né en Angleterre en 2008
Le mouvement des Incroyables comestibles est parti d'un petit village en Angleterre. Baptisé «Incredible Edible» en anglais, il a germé en 2008 dans la tête de Pam Warhurst ; cette femme d'affaire de Todmorden (dans le Yorkshire) a décidé d'utiliser les espaces urbains laissés vacants pour y planter fruits et légumes de saison, à disposition de tous. Aujourd'hui, on compte 70 bacs à légumes à partager partout dans la commune. Il y en même devant la caserne des pompiers, l'hôpital, la station ferroviaire et le commissariat de police avec des pancartes indiquant «Food To Share» : en français, «Nourriture à partager». Les cours de récréation des collèges sont transformés en jardins potagers par les élèves. Les légumes, cuisinés par le chef, sont ensuite servis à la cantine.
Albert Idelon
 « Les Incroyables Comestibles du Diois »
incroyablescomestiblesdiois.blogspot.com

vendredi 17 mai 2013

Vivre sa ville....écologiquement

Après les carottes des champs, les carottes des villes

PARIS - Le béton des villes se craquelle et carottes, laitues ou herbes aromatiques y poussent désormais... L'agriculture urbaine enthousiasme les Français toujours plus nombreux à biner dans des jardins collectifs avant de planter demain sur leurs toits ou déguster la production de «fermes verticales».
«On n'a jamais autant parlé de ce sujet, et on n'a jamais vu autant d'actions dans ce sens-là, du jardin partagé aux gens qui ont leur petit plant de tomates sur leur fenêtre», constate Pierre Sartoux, architecte parisien au sein du Laboratoire d'urbanisme agricole.
En plein essor dans les villes du sud comme du nord, notamment aux Etats-Unis et au Canada, cette agriculture essaime en France depuis quelques années et principalement dans les jardins collectifs estimés à 150.000 par le président de la Fédération nationale des jardins familiaux et collectifs, Hervé Bonnavaud.
«Ca explose depuis 4, 5 ans» notamment à la faveur de la crise, dit-il.
Des nouveaux jardins qui n'ont plus grand chose à voir avec leurs ancêtres, les jardins ouvriers du 19e qui pouvaient aller jusqu'à 800 m2 pour nourrir des familles nombreuses. «Aujourd'hui, les familles sont plus petites, les gens ont moins de temps et savent moins jardiner de sorte qu'ils demandent des jardins beaucoup plus petits», explique M. Bonnavaud.
Champignons au marc de café
Reste-t-il de la place pour répondre à cette demande croissante? «En ville, il y a de l'espace quand on sait regarder», comme ces pelouses au pied des HLM qu'il est facile de transformer en potagers de 50m2, assure-t-il.
Ce ne sont pas les idées qui manquent: sacs en toile qui, remplis de terre, transforment la moindre ruelle en potager; conteneur installé dans le 20ème arrondissement de Paris où des champignons poussent sur du marc de café; ou encore les «Incroyables comestibles», méthode venue d'Angleterre qui consiste à semer partout où c'est possible de la «nourriture à partager» pour tous.
Pour d'autres, l'avenir passe par les toits. Surtout qu'une étude réalisée à Berlin a montré que les fruits et légumes cultivés au niveau du sol en centre ville peuvent être plus pollués que ceux du supermarché.
Aucune ville française n'a encore de ferme comme l'immense Brooklyn Grange, installée sur deux toits de New York et qui produit 18.000 kg de légumes et fruits par an. En revanche, un potager expérimental est installé depuis 2011 sur le toit d'AgroPariTech dans le 5ème arrondissement de Paris.
Le potentiel de toits plats est estimé à 314 ha à Paris. «On ne sait pas s'ils sont suffisamment résistants pour poser des bacs», précise Jeanne Pourias, étudiante-chercheuse à l'Inra. «Mais quand bien même il n'y aurait que 10% d'exploitable, ça serait déjà beaucoup», estime-t-elle.
A cet égard, une étude parue en 2011 montrait qu'il serait possible, moyennant quelques changements d'habitudes alimentaires, de couvrir 38% des besoins alimentaires des Rennais en utilisant les surfaces à l'intérieur de l'agglomération, et notamment 60% des toits et 35% des parcs publics.
D'autres ont recours à des projets high tech comme les fermes verticales dont la première a ouvert fin 2012 à Singapour.
Un projet similaire est en attente d'autorisations dans un quartier populaire de Romainville, au nord-est de Paris. «L'idée est d'arriver à 3.000 m2 de surface agricole» dans des serres installées sur un toit mais aussi dans un bâtiment de 4 à 5 étages, explique Pierre Sartoux.
«Romainville deviendrait la première ferme verticale en terre» au monde, où salades, radis, fraises et poireaux pousseraient dans de la «terre vivante, avec du compost issu des logements» et non en culture hydroponique hors-sol, où un substrat neutre remplace la terre, précise-t-il.
Mais pour Jeanne Pourias, il ne faut pas oublier que l'une des grandes vertus de l'agriculture urbaine est que si «elle produit de la nourriture, elle ne produit pas que ça».
«C'est aussi un mouvement citoyen, de réappropriation de l'espace public, de recréation du lien social, dit-elle. Parfois, le végétal n'est juste qu'un prétexte».

mardi 23 avril 2013

6 ème Journée de la Terre et FestiZad à Aurel : L' art de coopérer pour préserver les terres fertiles...



Succès du Festizad et de la  Fête de la Terre à Aurel ce 20 avril 2013.
Ils étaient quelques 300-320 personnes surtout jeunes a s’être retrouvé à Aurel entre Saillans et Die pour un rassemblement festif et de travail autour de la préservation des terres agricoles. Les collectifs de soutien contre l’aéroport  de Notre Dames des Landes, Le collectif Ville-campagne drômois,  Agribiodrôme, la Confédération paysanne, La FRAPNA, Stop-OGM, Artisans Du Monde, La CEN, Ecologie au Quotidien, Association Dioise de préservation des terre agricoles, les Groupes Transition de Saillans, Biovallée et  Crest et Die (mlc), Radio Canut, plusieurs associations de la Drôme et  de l’Ardèche contre les gaz de schiste, Tête Bêche de l’Isère et Chambaran contre le Parc Center. Débat « au moment où le coût des transports augmente, où la pollution de l’air s’aggrave, et face à l'augmentation de la demande locale de produits alimentaires de qualité pour notre santé, pouvons-nous continuer à hypothéquer notre  avenir et celui de nos enfants en laissant des groupes industriels ou financiers stériliser des terres fertiles ? » pose Mathieu en
introduction.
André Duny explique : « Les dernières terres agricoles fertiles de Valence sont en danger : sur la route de Beaumont, après Briffaut, 40 hectares de terres nourricières sont toujours menacées par la construction d'une zone commerciale ». De retour de Notre Dames des Landes, un jeune expose : « Aujourd’hui Samedi 20 avril l’occupation militaire du carrefour de la Saulce prend fin, après une durée de 146 jours (pour une opération débutée il y a 185 jours). La ZAD, c’est pour les aménageurs la Zone d’Aménagement Différé ; pour nous une Zone À Défendre : un bout de campagne à quelques kilomètres de Nantes (Bretagne) qui devrait, pour les décideurs, laisser place à un aéroport international ». « Nos désirs, en venant habiter sur l’emplacement prévu de l’aéroport, sont multiples : habiter sur un territoire en lutte, ce qui permet d’être proches des personnes qui s’y opposent depuis 40 ans et de pouvoir agir en temps de travaux ; profiter d’espaces laissés à l’abandon pour apprendre à vivre ensemble, à cultiver la terre, à être plus autonomes vis à vis du système capitaliste ». « A deux pas de Lyon, dans une bulle de nature encore préservée, s’est construit la Butte de Décines ta Résistance avec yourtes, tipis, cabane et jardins... Les travaux du projet de stade OL Land avancent et aujourd’hui le vill’âge libre de Décines prend l’ampleur d’une ZAD » expose Guillaume.  Pour d’autres la construction de nouvelles lignes à grande vitesse est une idée absurde et dangereuse. Le TGV ne relie que certaines personnes et certaines « métropoles », au détriment des territoires traversés et des véritables besoins des gens, dans une fuite en avant aussi destructrice qu’insoutenable ». Cambaran sans Parc Center près plus de 2 années de combat juridique, l’association « bloque toujours ce projet monstrueux promettant de détruire de manière irréversible un biotope fragile gorgé de zones humides et d’espèces protégées ..» explique Mme Dez de la Frapna. Puis témoignaient Michel Terrail  (55 ans de
syndicalisme, Jeunes Agriculteurs,  Paysans-Travailleurs et Conf’26) et Claude Veyret (30 ans de syndicalisme Paysans-Travailleurs, FDSEA-Dissidente-Interpaysanne, FDSP et Conf’26) anciens agriculteurs sur les luttes foncières des années 1970-1990 et les expériences d’installation de jeunes paysans. De nombreux témoignages faisaient le point sur les permis bloqués d’extraction des gaz de schistes par fracturation  hydraulique, de jardinage citadin (incroyables comestibles lancé à Die le 2 juin)  et contre une Zone industrielle à Saint Julien-Saint Alban.
«Peut-on encore gaspiller des terres agricoles pour des projets inutiles comme le Lyon Turin qui va supprimer directement 800 hectares de terres agricoles ? Et près du double avec les mesures compensatoires zones humides ! Le transfert modal des marchandises de la route vers le rail est pour la sauvegarde de l'environnement d'une extrême urgence, mais le projet ferroviaire Lyon Turin ne  serait en mesure de réaliser cet objectif que dans 20 ans. Or avec les aménagements réalisés entre 2007 et 2010 sur la ligne historique existante, avec la mise au gabarit GB1 qui  permettent de mettre les camions sur les trains, la quasi totalité des 22 millions de tonnes marchandises qui traversent les Alpes du nord entre le tunnel du Mont Blanc, celui du du Fréjus et celles transportées par la ligne historique Dijon, Modane, Turin, pourraient circuler tout de suite sur la ligne historique actuelle.   Seule la volonté politique manque ! Avec  20 millions de tonnes de capacité, seules 3,5 millions de tonnes traversent  annuellement ce tunnel historique, dont on pourrait encore améliorer les capacités par la modernisation du matériel roulant. Dans la perspective de ce projet qui va coûter 30 milliards, le doublement de la ligne entre Saint André le Gaz et Chambéry est toujours en attente.... il y a pourtant une urgence de développer ces transports en commun ! Ces dix dernières années, sur la rocade de Chambéry, s'il passe journellement 1000 camions de moins, ce sont 10 000 voitures
supplémentaires qui empruntent quotidiennement cette VRU. Un film " Lyon Turin à tout prix" examine les  conditions qui ont prévalu à la naissance à la fin des années 80 du projet de ligne nouvelle entre Lyon et Turin avec un tunnel de base de 57 km. Pour informer et faire prendre conscience de l'inutilité de ce projet, il est urgent  de faire circuler cette information. Qu'en est-il en 2013, avant que la France et l'Italie ne se lancent définitivement dans la construction de ce projet qui détruira de nombreux espaces naturels et agricoles ? Ne vaudrait-il pas mieux continuer la modernisation avec du matériel roulant et réaménager les lignes ‘passager’ entre Lyon et Chambéry ? Concluait Marc.  Le cirque du Désastre et 3 concerts de musique clôturaient cette riche journée entrecoupée de repas bio végétariens avec produits locaux et d’ateliers sur les résistances non violentes en cours, films fabrique de masques, et quelques gouttes de pluie. Eolienne et toilette sèches assurées.
Idelon Albert pour MediasCitoyensDiois