mardi 23 juillet 2013

La Transition écologique..va t elle être bidonnée ?

Transition énergétique: les recommandations inquiètent les ONG

Paris - La formulation de certaines recommandations du Débat national de la transition énergétique, qui doivent être finalisées jeudi, ont inquiété certaines ONG mercredi, alors qu'un nouveau projet a été soumis aux acteurs de ce débat.
«La dernière version des quinze préconisations contient des modifications inacceptables», a réagi le porte-parole de la Fondation Nicolas Hulot , Matthieu Orphelin, en citant notamment la question de la fiscalité écologique et celle l'objectif de baisse de consommation énergétique à retenir.
Chez France Nature Environnement (FNE), la spécialiste de l'énergie Maryse Arditi constate également des «régressions» sur certains points tout en restant optimiste sur la conclusion du débat national, jeudi, au terme de neuf mois de discussions entre entreprises, syndicats, ONG, élus et experts.
La dernière séance plénière du Débat, voulu par le président François Hollande  pour esquisser l'avenir énergétique de la France, doit permettre d'entériner quinze recommandations.
Officiellement remises au gouvernement le 20 septembre lors de la Conférence environnementale annuelle, elles doivent nourrir une loi de programmation énergétique présentée à l'automne au conseil des ministres et débattue début 2014 au Parlement.
Ces recommandations se veulent suffisamment générales pour prendre en compte les intérêts divergents mais laissent ouverts certains désaccords de fond, principalement sur l'objectif de la baisse de consommation énergétique mais aussi sur le nucléaire.
La Fondation Hulot juge «inacceptable» la disparition, dans le dernier projet, d'une allusion au «rattrapage de la fiscalité du diesel sur l'essence», défendu par les ONG.
De même, elle dénonce la reformulation de l'objectif d'une baisse de la consommation énergétique de 50% d'ici 2050 pour permettre à la France de tenir ses engagements internationaux sur le climat. La nouvelle formulation serait trop favorable aux entreprises, qui défendent un objectif moins relevé, pour la FNH.
Chez FNE, Maryse Arditi pointe d'autres points de désaccord, sur la question du nucléaire mais aussi sur les objectifs affichés de développement des énergies renouvelables  («entre 30 et 40%» d'électricité d'origine renouvelable en 2030).
Elle juge toutefois important de «ne pas avoir cherché à masquer les dissensus» dans ces recommandations.
«Après, ce n'est que la toute première étape. Nous, notre inquiétude, c'est surtout de savoir ce qui va rester dans la loi de ce débat», souligne-t-elle
MCD

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